Synaxaire du 28 Mars

Publié le par Père Jean-Pierre

Marie l'Egyptienne.

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.

aaaA l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Elle en eut le cœur meurtri et décida de changer de vie, afin de trouver grâce auprès de Dieu par la pénitence. Alors, retournant vers l'église, elle y put entrer sans difficulté. S'étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle quitta Jérusalem, traversa le Jourdain et pénétra au cœur du désert. Pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière. Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite du nom de Zosime et, lui ayant raconté sa vie depuis le début, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier ; ce qu'il fit l'année suivante, le Jeudi Saint. Revenu l'année d'après, Zosime la trouva morte, étendue sur la terre ; près d'elle une inscription disait : « Abba Zosime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j'ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » Sa mort advint en 378 [vers 430 selon d'autres].

aaaLa mémoire de la Sainte Anachorète, qui est célébrée le 1er avril, a trouvé place également en ce dimanche, à l'approche de la fin du Carême, pour inciter à la pénitence les négligents et les pécheurs, grâce à l'exemple de la Sainte fêtée.

Cette vie de Saints est tirée du :
Le 28 mars, nous célébrons la mémoire de notre vénérable
Père HILARION le NOUVEAU, higoumène du monastère du PELECETE

Prenant sur lui le joug du Christ dès son enfance, Saint Hilarion se purifia de toutes les passions par l'ascèse et la prière continuelle. Il était si compatissant envers les pauvres, qu'il lui arrivait souvent de leur donner son seul vêtement et de continuer, nu, sa route. Humble, affable et d'humeur toujours enjouée, il fut placé à la tête du monastère du Pélécète,* au mont Olympe de Bithynie, au temps de la persécution iconoclaste. Son expérience de la contemplation de l'image du Christ déposée en lui, lui permit de confesser avec audace le bien-fondé de la vénération des Saintes Icônes et de supporter maintes persécutions de la part des tyrans (vers 754). En récompense de tous ces combats pour la vertu et la vérité, Dieu lui accorda la gloire éternelle et fit jaillir de son tombeau quantité de miracles.

* Il est distinct de l'autre Saint Hilarion, Higoumène du Monastère des Dalmates à Constantinople, également confesseur des Saintes Icônes (cf. 6 juin).

"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993

 

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