Infos du 06 Mars
Le quotidien Le Figaro publie aujourd’hui dans la rubrique «débats» un texte de Jean-François Colosimo intitulé «L'Etat ne saurait s'instituer expert en affaires métaphysiques» sur la question des sectes et de la laïcité.
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Lors de son passage à Moscou, à l’occasion d’une interview, le métropolite Laur, premier hiérarque de l’Eglise russe hors frontières, a démenti les rumeurs qui évoquent une diminution importante du nombre des fidèles à la suite de la signature de l’acte de communion canonique le 17 mai dernier.
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![]() AKG-IMAGES La prière d’Isaïe, enluminure byzantine (détail) du début du X e siècle. | |||
| 06/03/2008 12:30 |
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| ATHENES, 6 mars 2008 (AFP) - Le Mont Athos furieux qu'une députée grecque ait osé franchir sa frontière La direction du Mont Athos, sanctuaire de l'orthodoxie interdit aux femmes, a officiellement protesté auprès du président du parlement grec après qu'une députée ait osé franchir sa frontière, a-t-on appris jeudi auprès du parti de l'élue, le Syriza. Dans ce courrier, la direction du Mont Athos déplore le fait que cette députée ait avec d'autres femmes "violé d'une façon provocatrice ++l'abaton++", une règle datant de 1045 interdisant l'accès des lieux à toute femme ou "animal femelle", encore théoriquement passible de deux à douze mois de prison. Députée du petit parti de gauche Syriza, Evangelia Amanatidou-Pashalidou, 42 ans, avait participé le 8 janvier à une manifestation d'environ 500 habitants de plusieurs villages de la région du Mont Athos pour protester contre "l'empiètement" des monastères sur des terrains publics. Les manifestants, dont six femmes, avaient alors pénétré "à titre symbolique" de plusieurs mètres sur le territoire de cette "république monastique" au statut autonome, avant qu'un cordon policier l'empêche d'avancer. Plusieurs mouvements féministes, en Grèce et à l'étranger, ont tenté dans le passé d'obtenir la levée de l'interdiction aux femmes d'accéder au site. En 2002 et 2003, le Parlement européen avait notamment demandé à la Grèce de revenir sur cette règle lever au nom du principe de l'égalité des sexes, en vain. |
| DROIT DE SUITE | |
L’OTAN veut évincer la Russie du Kosovo-Métochie
mercredi 5 mars 2008
Les soldats de la paix russes ne seront pas conviés à participer à l’opération au Kosovo, a fait savoir Robert Simmons, représentant spécial de l’OTAN.
"Nous n’avons aucunement l’intention d’élargir ou de réduire les forces de la KFOR. C’est pourquoi je considère qu’il n’est pas possible d’y inclure le contingent russe", a-t-il déclaré mercredi lors d’une conférence de presse, ajoutant que les forces de la KFOR resteraient au Kosovo tant qu’une décision spéciale exigeant leur retrait n’aurait pas été adoptée.
"Tant que la résolution 1244 sera en vigueur, les forces de la KFOR seront maintenues au Kosovo", a-t-il certifié.
L’indépendance du Kosovo proclamée par le parlement de la province le 17 février a été reconnue par les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE). La Russie considère la proclamation unilatérale de l’indépendance comme une violation des normes du droit international.
Le 22 février, différents médias se référant au représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine, ont laissé entendre qu’il n’écartait pas l’usage de la force afin de rétablir le droit international au Kosovo. Selon M. Simmons, M. Rogozine a été mal interprété.
"L’usage de la force n’aura bien entendu jamais lieu", a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne russe Vesti.
La présence russe dans la région s’est achevée il y a presque cinq ans. En juin 1999, après la fin de l’opération militaire contre Belgrade décrétée par l’OTAN, les soldats de la paix russes avaient été les premiers à se déployer dans le pays, devançant de quelques heures les troupes de l’OTAN. 200 parachutistes russes avaient occupé l’aérodrome de Slatina, près de Pristina. Le contingent avait été retiré en 2003.
Le 16 février, l’UE a donné son feu vert à l’envoi de l’Eulex Kosovo. La mission comprendra au total quelque 2.000 personnes dont 1.500 policiers. Elle sera placée sous le commandement du général français Yves de Kermabon et supervisée par l’émissaire de l’UE au Kosovo Peter Feith.
© RIA Novosti
L’Ossétie du Sud appelle la communauté internationale à reconnaître son indépendance
mercredi 5 mars 2008
La république autoproclamée d’Ossétie du Sud a appelé mardi la communauté internationale à reconnaître son indépendance à l’égard de la Géorgie en invoquant le précédent de la province serbe du Kosovo dont l’indépendance unilatérale a été reconnue par plusieurs États, a annoncé mercredi l’agence géorgienne News Georgia.
"L’existence indépendante de la république d’Ossétie du Sud pendant 17 ans confirme sa viabilité et il ne reste qu’à légitimer sa souveraineté conformément à la Charge de l’ONU", est-il indiqué dans un appel que le parlement sud-ossète a adressé au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), au président et à la Douma (chambre basse du parlement) russes, aux chefs d’État et de parlement de la Communauté des États Indépendants (CEI) et de l’Union Européenne (UE).
Les parlementaires ont relevé les arguments historiques et juridiques de l’indépendance sud-ossète et les raisons qui obligent la république à aspirer à l’indépendance.
La république autoproclamée "a tous les attributs d’un État souverain dont l’organisation et les activités répondent aux critères d’un État démocratique de droit reposant sur les principes de la démocratie représentative et du partage de pouvoir", l’Ossétie du Sud a "des institutions démocratiques, une société civile, des médias indépendants et un système juridique efficace", est-il indiqué dans le document.
"Le précédent du Kosovo" confirme que le principe de l’intégrité territoriale n’est pas le seul à prendre en considération dans le règlement des conflits régionaux. Le droit des peuples à l’autodétermination peut être le seul moyen pacifique de régler les conflits si ces peuples sont capables d’organiser leur vie et d’assurer leur développement conformément aux normes démocratiques universellement reconnues. Qui plus est, dans le cas de l’Ossétie du Sud, le principe de l’intégrité territoriale ne porte pas atteinte au droit du peuple à l’autodétermination parce que, de facto et de jure, la Géorgie n’exerce pas de souveraineté sur l’Ossétie du Sud", lit-on dans un appel du parlement sud-ossète.
© RIA Novosti
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