Infos du 06 Mars

Publié le par Père Jean-Pierre

Sur la question des sectes et de la laïcité

Le quotidien Le Figaro publie aujourd’hui dans la rubrique «débats» un texte de Jean-François Colosimo intitulé «L'Etat ne saurait s'instituer expert en affaires métaphysiques» sur la question des sectes et de la laïcité.

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Le métropolite Laur dément les rumeurs concernant une diminution importante du nombre des fidèles de l’ERHF

Lors de son passage à Moscou, à l’occasion d’une interview, le métropolite Laur, premier hiérarque de l’Eglise russe hors frontières, a démenti les rumeurs qui évoquent une diminution importante du nombre des fidèles à la suite de la signature de l’acte de communion canonique le 17 mai dernier.

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Anne-Marie Pelletier nous enseigne que le livre du prophète, lu avec patience, garde toute son actualité

LE LIVRE D’ISAÏE OU L’HISTOIRE AU PRISME DE LA PROPHÉTIE d’Anne-Marie Pelletier

Cerf, coll. « Lire la Bible », 202 p., 19 €

P
ar son ampleur, par la diver­sité de ses discours alternant notations biographiques, menaces et consolations, par ses contextes historiques variés, le livre d’Isaïe comporte de nom­breux points d’interrogation. Claudel, qui avait la critique biblique en horreur, accusait les exégètes
« d’avoir découpé Isaïe en deux et sainte Madeleine en trois » . Dans un contexte apaisé, l’étude d’Anne-Marie Pelletier constitue une mise au point salutaire, tant sur les questions critiques que pour la présentation des textes du prophète.
On comprend mieux, alors, la puissance de ce personnage charismatique dont le message, enraciné dans l’histoire, fut re­cueilli, actualisé et prolongé par des disciples proches et lointains. On pourrait parler d’une longue « tradition isaïenne », dont l’écri­ture s’étale sur plusieurs siècles et dont l’interprétation se prolonge
jusqu’à aujourd’hui. C’est bien l’histoire qui est au cœur de son message, une histoire où se mêlent ombres et lumière : que reste-t-il de l’élection et de l’alliance quand « les hommes de sang paraissent faire la Loi »
? Que pèse le mince filet d’eau de Siloé face aux eaux puissantes de l’Euphrate (Is. 8, 7) ?
Enraciné dans son temps, Isaïe reste d’une actualité brûlante pour toutes les époques. Il porte dans son langage et dans son in­trigue
« un excès qui l’ouvre sur le futur et lui donne une dimension prophétique » . Ceci se vérifie en particulier dans les chapitres sur le serviteur souffrant. Relisant ce

« sommet du livre d’Isaïe »
, à l’obs­curité irradiante, les premiers chrétiens y trouveront une logique de l’histoire, incompatible avec la logique humaine: pour eux, le Christ accomplit ce que le serviteur anonyme préfigure. Là se donne à voir le grand clivage séparant juifs et chrétiens sur l’identité et le parcours du Messie. Anne-Marie Pelletier nous enseigne que le livre, lu avec patience, garde son actua­lité. Il donne accès au Dieu qui se cache et se dévoile, pour ceux qui ont le cœur bien disposé, dans les énigmes de l’histoire d’hier et d’aujourd’hui.
ALAIN MARCHADOUR




AKG-IMAGES

La prière d’Isaïe,

enluminure byzantine (détail) du début du X
e siècle.
06/03/2008 12:30
ATHENES, 6 mars 2008 (AFP) - Le Mont Athos furieux qu'une députée grecque ait osé franchir sa frontière

La direction du Mont Athos, sanctuaire de l'orthodoxie interdit aux femmes, a officiellement protesté auprès du président du parlement grec après qu'une députée ait osé franchir sa frontière, a-t-on appris jeudi auprès du parti de l'élue, le Syriza.

Dans ce courrier, la direction du Mont Athos déplore le fait que cette députée ait avec d'autres femmes "violé d'une façon provocatrice ++l'abaton++", une règle datant de 1045 interdisant l'accès des lieux à toute femme ou "animal femelle", encore théoriquement passible de deux à douze mois de prison.

Députée du petit parti de gauche Syriza, Evangelia Amanatidou-Pashalidou, 42 ans, avait participé le 8 janvier à une manifestation d'environ 500 habitants de plusieurs villages de la région du Mont Athos pour protester contre "l'empiètement" des monastères sur des terrains publics.

Les manifestants, dont six femmes, avaient alors pénétré "à titre symbolique" de plusieurs mètres sur le territoire de cette "république monastique" au statut autonome, avant qu'un cordon policier l'empêche d'avancer.

Plusieurs mouvements féministes, en Grèce et à l'étranger, ont tenté dans le passé d'obtenir la levée de l'interdiction aux femmes d'accéder au site. En 2002 et 2003, le Parlement européen avait notamment demandé à la Grèce de revenir sur cette règle lever au nom du principe de l'égalité des sexes, en vain.

DROIT DE SUITE
Le Kosovo indépendant divise encore les nations

Près d’un mois après l’in­dépendance du Kosovo, seuls quinze États européens et huit autres États dans le monde, dont les États-Unis, l’ont reconnu

La proclamation de l’in­dépendance du Kosovo, le 17 février dernier, a rencontré un accueil mitigé en Europe : seuls la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et l’Ita­lie, parmi les pays de l’Union européenne, l’ont reconnu immédiatement.
Onze autres pays de l’UE, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande, la Polo­gne, le Danemark, la Lettonie, l’Estonie, la Slovénie, la Suède et l’Autriche ont fait de même dans les jours suivants.
Au total aujourd’hui, 15 des 27 États de l’UE ont finalement reconnu le Kosovo. Huit autres pays dans le monde – dont les États-Unis, l’Albanie et la Tur­quie – leur ont emboîté le pas, ce qui porte à 23 le nombre d’États ayant officiellement reconnu Pristina à ce jour.
Dans le camp opposé à l’indépendance, on compte 10 États, parmi lesquels la Serbie et la Russie, mais aussi l’Espagne, elle-même aux prises avec les velléités d’indépendance de la Cata­logne, ainsi que Chypre et la Roumanie.
Parmi les indécis, sept penchent plutôt du côté de la Serbie : ce sont ceux qui ont exprimé des réserves au moment de la proclamation de l’indépendance, tels que la Grèce, le Portugal, la Républi­que tchèque, la Slovaquie et le Monténégro.
Six autres pays ne se sont pas encore prononcés, mais se sont dits prêts à accueillir favorablement le jeune État. Deux voisins du Kosovo, la Croatie et la Bulgarie (qui était au départ hostile à l’indépendance), sont dans ce cas, ainsi que trois États membres de l’UE : la Finlande, la Hongrie et la Lituanie.

NINA HUBINET

 
 

L’OTAN veut évincer la Russie du Kosovo-Métochie


mercredi 5 mars 2008


Les soldats de la paix russes ne seront pas conviés à participer à l’opération au Kosovo, a fait savoir Robert Simmons, représentant spécial de l’OTAN.

"Nous n’avons aucunement l’intention d’élargir ou de réduire les forces de la KFOR. C’est pourquoi je considère qu’il n’est pas possible d’y inclure le contingent russe", a-t-il déclaré mercredi lors d’une conférence de presse, ajoutant que les forces de la KFOR resteraient au Kosovo tant qu’une décision spéciale exigeant leur retrait n’aurait pas été adoptée.

"Tant que la résolution 1244 sera en vigueur, les forces de la KFOR seront maintenues au Kosovo", a-t-il certifié.

L’indépendance du Kosovo proclamée par le parlement de la province le 17 février a été reconnue par les États-Unis et plusieurs pays membres de l’Union Européenne (UE). La Russie considère la proclamation unilatérale de l’indépendance comme une violation des normes du droit international.

Le 22 février, différents médias se référant au représentant permanent de la Russie auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine, ont laissé entendre qu’il n’écartait pas l’usage de la force afin de rétablir le droit international au Kosovo. Selon M. Simmons, M. Rogozine a été mal interprété.

"L’usage de la force n’aura bien entendu jamais lieu", a-t-il déclaré dans une interview à la chaîne russe Vesti.

La présence russe dans la région s’est achevée il y a presque cinq ans. En juin 1999, après la fin de l’opération militaire contre Belgrade décrétée par l’OTAN, les soldats de la paix russes avaient été les premiers à se déployer dans le pays, devançant de quelques heures les troupes de l’OTAN. 200 parachutistes russes avaient occupé l’aérodrome de Slatina, près de Pristina. Le contingent avait été retiré en 2003.

Le 16 février, l’UE a donné son feu vert à l’envoi de l’Eulex Kosovo. La mission comprendra au total quelque 2.000 personnes dont 1.500 policiers. Elle sera placée sous le commandement du général français Yves de Kermabon et supervisée par l’émissaire de l’UE au Kosovo Peter Feith.

© RIA Novosti





L’Ossétie du Sud appelle la communauté internationale à reconnaître son indépendance


mercredi 5 mars 2008


La république autoproclamée d’Ossétie du Sud a appelé mardi la communauté internationale à reconnaître son indépendance à l’égard de la Géorgie en invoquant le précédent de la province serbe du Kosovo dont l’indépendance unilatérale a été reconnue par plusieurs États, a annoncé mercredi l’agence géorgienne News Georgia.

"L’existence indépendante de la république d’Ossétie du Sud pendant 17 ans confirme sa viabilité et il ne reste qu’à légitimer sa souveraineté conformément à la Charge de l’ONU", est-il indiqué dans un appel que le parlement sud-ossète a adressé au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), au président et à la Douma (chambre basse du parlement) russes, aux chefs d’État et de parlement de la Communauté des États Indépendants (CEI) et de l’Union Européenne (UE).

Les parlementaires ont relevé les arguments historiques et juridiques de l’indépendance sud-ossète et les raisons qui obligent la république à aspirer à l’indépendance.

La république autoproclamée "a tous les attributs d’un État souverain dont l’organisation et les activités répondent aux critères d’un État démocratique de droit reposant sur les principes de la démocratie représentative et du partage de pouvoir", l’Ossétie du Sud a "des institutions démocratiques, une société civile, des médias indépendants et un système juridique efficace", est-il indiqué dans le document.

"Le précédent du Kosovo" confirme que le principe de l’intégrité territoriale n’est pas le seul à prendre en considération dans le règlement des conflits régionaux. Le droit des peuples à l’autodétermination peut être le seul moyen pacifique de régler les conflits si ces peuples sont capables d’organiser leur vie et d’assurer leur développement conformément aux normes démocratiques universellement reconnues. Qui plus est, dans le cas de l’Ossétie du Sud, le principe de l’intégrité territoriale ne porte pas atteinte au droit du peuple à l’autodétermination parce que, de facto et de jure, la Géorgie n’exerce pas de souveraineté sur l’Ossétie du Sud", lit-on dans un appel du parlement sud-ossète.

© RIA Novosti


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Publié dans infos diverses

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