Infos du 03 Mars
Le patriarche oecuménique orthodoxe de Constantinople Bartholomée Ier sera reçu en audience par Benoît XVI mercredi matin, a annoncé le Vatican lundi.
Le dignitaire orthodoxe est attendu mardi soir à Rome pour le 90ème anniversaire de l'Institut oriental pontifical, un centre d'études géré par les jésuites dont il a été l'élève entre 1963 et 1968.
Le chef de l'Eglise catholique et le patriarche oecuménique se sont vus à plusieurs reprises depuis le début du pontificat de Benoît XVI en avril 2005.
Leurs dernières retrouvailles ont eu lieu à Naples (sud de l'Italie) le 21 octobre 2007 à l'occasion d'une rencontre interreligieuse organisée par la communauté catholique italienne Sant'Egidio.
Le 30 novembre 2006 à Istanbul, à l'occasion du voyage du pape en Turquie, Bartholomée Ier et Benoît XVI ont signé une déclaration commune appelant les catholiques et les orthodoxes d'Europe à "unir leurs efforts pour préserver les racines, les traditions et les valeurs chrétiennes".
Mgr Basile d’Amphipolis a visité l’Institut
Le 28 février dernier, le père doyen Nicolas Cernokrak a accueilli à l’Institut Mgr Basile d’Amphipolis, évêque vicaire du Vicariat de Grande Bretagne de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale. A cette occasion, le père doyen a pu faire part à Mgr Basile de différents projets académiques et pastoraux de l’Institut Saint-Serge. Mgr Basile a été accompagné de l’archiprêtre Alexandre Fostiropolis.
Ukraine: Un prêtre orthodoxe est sauvagement assassiné 02/03/2008
Patriarche Alexis: Le christianisme peut renforcer les liens entre l'Union européenne et la Russie
Recevant au monastère Saint-Daniel le 27 février 2008 Wilfried Martens, président du Parti populaire européen, le patriarche Alexis de Moscou a déclaré que les pays de l'Europe orientale ne doivent pas rester des observateurs passifs des processus qui se déroulent au sein de l'Union européenne, mais "à partir de leurs propres traditions culturelles et historiques, ils peuvent apporter leur contribution au renforcement des valeurs chrétiennes en Europe".
"Je suis convaincu, dit le patriarche, que l'héritage chrétien et sa présence dans la vie de la société peuvent devenir un fondement solide pour les relations entre la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie et l'Union européenne".
Le patriarche Alexis s'est réjoui de voir que le Parti populaire européen qui réunit aujourd'hui des partis démocratiques chrétiens des pays de l'Union européenne, cherche "à bâtir son activité sur les valeurs du christianisme".
Le patriarche Alexis a publié un article dans la revue 'European View'
Le patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie a publié un article dans le numéro de décembre 2007 de la revue European View, consacré aux rapports entre la religion et la politique. Le même numéro contient également un article du patriarche Bartholomée de Constantinople. La revue European View est publiée par le Centre d'études européennes sous la direction du président du Parti populaire européen.
L'article du patriarche Alexis s'intitule "L'Eglise, la société et la politique: regard de Moscou". Dans cette réflexion, le primat de l'Eglise russe se penche très longuement sur le défi de la sécularisation, sur la place de l'Eglise dans la sphère publique, sur son engagement dans la politique. Le patriarche Alexis y exprime son attachement au fait que "l'Eglise demeure en dehors de la politique ce qui signifie qu'elle ne doit pas prétendre à un pouvoir temporel ni participer à une lutte entre partis. Cependant, cela ne signifie pas que nous nous distancions de la vie de la société et des problèmes qui inquiètent nos contemporains. Le Seigneur nous a envoyés dans le monde pour que nous soyions la lumière du monde, en montrant ce que sont la foi active, la ferme espérance et l'amour sincère".
"L'Eglise, écrit le patriarche Alexis, est ouverte aux hommes de toutes convictions politiques à l'exception de celles qui justifient le mal. Nous ne divisons pas nos paroissiens ou nos partenaires sociaux selon des critères politiques. Contrairement aux membres du clergé, les fidèles laïcs peuvent appartenir à un parti ou exercer une activité politique si, bien entendu, un tel engagement ne les empêche pas d'être chrétiens et ne va pas à l'encontre de leur conscience chrétienne."
Table ronde à Moscou sur les valeurs traditionnelles en Russie et en Europe
Le 27 février 2008, une table ronde intitulée "La place des valeurs traditionnelles et de la dignité de l'homme dans la vie politique de la Russie et de l'Union européenne" s'est tenue à Moscou, au département des relations extérieures de l'Eglise orthodoxe russe. Elle a réuni, sous la présidence du métropolite Cyrille de Smolensk, des responsables religieux, des hommes politiques et des universitaires. Y ont pris part notamment Mgr Hilarion, représentant de l'Eglise orthodoxe russe près les institutions européennes à Bruxelles, Wilfried Martens, président du Parti populaire européen, K. Kosatchev, président du comité des relations internationales du parlement russe.
En introduction, le métropolite Cyrille a exposé l'histoire des réflexions au sein de l'Eglise orthodoxe russe sur les questions des droits et de la dignité de l'homme, de la liberté et des valeurs éthiques. C'est à partir de 1999 que l'Eglise russe a commencé une étude suivie de ces problèmes. "L'homme est revêtu d'une dignité dont il ne peut être privé, a déclaré Mgr Cyrille, parce qu'il est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu. La justice chrétienne qui consiste dans l'amour du prochain, dans le sacrifice personnel, dans le travail honnête, dans l'humilité, la miséricorde et les autres vertus, renferme la notion de la vraie dignité de l'homme. Créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, l'homme vit dignement lorsqu'il est orienté vers les principes éthiques".
A son tour, Wilfried Martens a affirmé que l'homme est revêtu aussi bien des droits que des devoirs: "Notre vision de l'homme rejette l'individualisme égoïste et, en même temps, refuse le collectivisme qui efface toutes frontières". Pour W. Martens, les fondements de l'Union européenne doivent comporter aussi bien les valeurs chrétiennes et l'héritage chrétien de l'Europe que les idéaux démocratiques de liberté, d'égalité et de justice.
Louvain : une conférence sur les «Eglises orientales non-chalcédoniennes»
Le dimanche 24 février dernier, dans la paroisse du saint apôtre Matthieu (Patriarcat de Moscou) à Louvain, en Belgique, après la liturgie, une conférence était organisée sur les «Eglises orientales non-chalcédoniennes» (Arméniens, Coptes, Ethiopiens, Erythréens, Syriaques et Malankara en Inde). Elle fut faite par Christine Chaillot, auteur de plusieurs ouvrages, fondatrice et secrétaire de l’association «Dialogue entre orthodoxes et orthodoxes orientaux» (english).
Sur cette page : la nouvelle composition du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique de Constantinople pour la période du 1 mars au 31 août 2008. Parmi les nouveaux membres Mgr Panteleimon de Belgique. Pour l’ensemble des hiérarques, voir ici.
Lors d’une rencontre à Moscou, le 27 février, avec le président du Parti populaire européen, Wilfried Martens, le patriarche russe Alexis II a déclaré que « L'héritage chrétien et son rôle dans la vie de la société pourraient constituer une base solide pour les relations que la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie entretiennent avec l'Union Européenne.» Depuis plusieurs années, le Parti populaire européen a entamé un dialogue avec les Eglises orthodoxes (voir par exemple cette note ou ce message de Wilfried Martens –à télécharger-).
Source : Ria-novosti, Eglise russe
En ligne : cet article, publié le 1er mars, du quotidien Libération, intitulé «Besoin de foi», qui rapporte un entretien avec le père Siméon du monastère Sretensky.
Un colloque international sur les frontières
Alexeiev : La Russie fera tout pour annuler l’indépendance du Kosovo
dimanche 2 mars 2008
L’ambassadeur de Russie à Belgrade, Alexandre Alexeiev, a déclaré que son pays, en tant que président en exercice du Conseil de sécurité de l’ONU en mars, ferait tout son possible pour que "la décision complètement erronée de proclamer unilatéralement l’indépendance du Kosovo et de reconnaître cet Etat fantoche soit annulée".
"Nous devons profiter de toutes les possibilités pour empêcher la violence juridique qui est à l’oeuvre au Kosovo. Pour cela, une grande responsabilité revient au Conseil de sécurité de l’ONU", a déclaré Alexeiev après avoir voté à l’élection présidentielle à l’ambassade de Russie à Belgrade.
Radio Srbija
Le Premier ministre kosovar écarte toute la partition du territoire
dimanche 2 mars 2008
Le Premier ministre kosovar Hashim Thaçi a insisté samedi sur l’unité du Kosovo, en écartant toute partition de son territoire face aux signes de séparation de la partie nord par les Serbes kosovars.
"Pour le Kosovo, il n’y a pas un nord ou un sud", a déclaré M. Thaçi lors d’une visite dans un village de l’ethnie albanaise dans le nord du Kosovo, région à majorité serbe.
"Les frontières du Kosovo sont bien protégéés dans cette région ", a ajouté M.Thaci lors de son discours devant les villageois de Gushavc, dans le nor de Mitrovica, qui assuent leur sécurité.
Le Parlement dominé par l’ethnie albabaise a proclamé unilatéralement le 17 février l’indépendance du Kosovo, auparavant une province de la Serbie. Vingt-deux pays ont déjà reconnu le Kosovo. Parmi eux, les Etats-Unis et 13 des 27 membres de l’Union européenne.
La Serbie et la Russie s’opposent fermement à l’indépendance du Kosovo.
La semaine dernière, des Serbes kosovars ont violemment manifesté contre l’indépendance du Kosovo dans le nord de ce territoire.
Les Serbes kosovars ont lancé plusieurs signes d’une possible sécession de la partie nord du Kosovo, adossée à la Serbie, où vivent 40.000 des 120.000 Serbes restés sur place.
Xinhua


