Infos du 19 Février

Publié le par Père Jean-Pierre




À Genève, le Conseil œcuménique des Églises fête son 60

e
anniversaire sur fond de reconfiguration de la scène œcuménique mondiale et de difficultés internes
D
écidément, 2008 est l’année des anniver­saires œcuméniques. Après le centenaire de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, célébré en janvier, le Conseil œcuménique des Églises (COE) vient de fêter ses soixante printemps à Genève, lors de la réunion de son comité central. Un anniversaire en demi-teinte pour cette organisation mondiale rassemblant 349 Églises et com­munautés chrétiennes autour de la recherche de « l’unité visible » de tous les disciples du Christ. Car, si cette session fut l’occasion de rendre grâce pour le chemin parcouru et d’un
«anniversaire jubilatoire» , selon les termes du
patriarche
BartholomeosI
er
de Constantinople dans son homélie dimanche, elle a aussi pointé des mutations considérables de la scène œcuménique mondiale et des dif­ficultés internes du COE.
Dans son rapport, Samuel Kobia, secrétaire général du COE, a fait état de la
«reconfiguration» actuelle du christianisme mondial, soulignant la croissance «rapide et massive»

des évangéliques, pentecôtistes et charismatiques,
«ainsi que des communautés et méga-Églises ne relevant d’aucune confession particulière». Le pasteur kényan a souligné « l’américanisation du christianisme mondial » via de tels réseaux, tout en soulignant les li­mites de leur expansion. Selon lui, l’influence croissante de la spiritua­lité pentecôtiste et charismatique au sein même des Églises histori­ques du Sud freinerait les départs vers les groupes évangéliques. Par ailleurs, le prosélytisme interne à cette mouvance permet de penser qu’il existe « des limites aux impres­sionnants chiffres de croissance que nous avons constatés jusqu’à main­tenant » : les chiffres de ces Églises
« seraient exagérés »
. Il n’empêche : la croissance de la mouvance évangélique-pen­tecôtiste pose depuis plus d’une décennie au COE la question de sa représentativité. Faisant le constat que l’organisation ne rassemble plus aujourd’hui qu’un quart du christianisme mondial, l’assem­blée générale du Conseil à Porto Alegre en 2006 a demandé que les prochaines assemblées soient plus représentatives du christianisme actuel. Cette ouverture s’est tra­duite, fin 2007, par l’organisation du premier Forum chrétien mondial (FCM) rassemblant, aux côtés des membres du COE, l’Église catho­lique et des Églises pentecôtistes et évangéliques de tous horizons
(
La Croix du 8 novembre) . « Ce Fo­rum constitue un tournant dans la conception œcuménique du monde » , note Samuel Kobia, qui invite « les formes traditionnelles de l’œcumé­nisme» à le considérer «non pas comme une menace, mais plutôt comme un défi à relever» .
Sur la question de l’élargissement du COE, ses membres restent divisés entre ceux qui souhaitent maintenir deux structures distinc­tes – assemblée du COE et Forum mondial – et ceux désireux d’ouvrir l’assemblée générale à de nouveaux membres. La réunion du comité central, qui s’achève aujourd’hui, n’a pas permis de parvenir à un accord, mais la consultation va se poursuivre. Un « comité de dis­
cernement », représentant à égalité membres du COE et non-membres, pourrait être mis en place pour tra­vailler sur différents modèles. La piste privilégiée actuellement est de procéder à « un renforcement et un élargissement en même temps »
. Une gageure, au regard de la diver­sité déjà très large du COE.
Ce travail de fond risque d’être perturbé par le départ de Samuel Kobia, annoncé lundi, à la surprise générale. Le secrétaire général n’a pas souhaité briguer de second mandat, officiellement pour raisons personnelles. Il se retirera dès la fin de cette année, ouvrant plusieurs mois d’intérim avant l’élection de son successeur en septembre 2009. Saluée en 2003 comme un tournant historique, la première élection d’un Africain à la tête du COE se clôt dans les rumeurs – une enquête interne, confiée à des sages du Con­seil, vient d’être décidée –, à l’heure où la réflexion de l’organisation sur son statut et sa mission n’a jamais été aussi cruciale.

ÉLODIE MAUROT

La croissance de la mouvance évangélique­pentecôtiste pose depuis plus d’une décennie au COE la question de sa représentativité.




Lors d’un groupe de discussion entre délégués du COE venus du monde entier, à Genève, le 13 février.

PETER WILLIAMS/WCC

 

 
 
 

19 fév 2008 - GENEVE : PRÉSENCE ORTHODOXE AUX CÉLÉBRATIONS DU 60E ANNIVERSAIRE DU COE

La session du Comité central du Conseil oecuménique des Eglises (COE), qui se déroule du 13 au 20 février, à Genève (Suisse), a été l'occasion de célébrer le 60e anniversaire du COE. L'un des temps forts parmi les manifestations prévues était constitué par une cérémonie oecuménique solennelle qui s'est déroulée à la cathédrale Saint-Pierre, le 17 février, en présence notamment du le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, venu spécialement d'Istanbul (Turquie) pour suite...

18 fév 2008 - BELGRADE : L'EGLISE SERBE REJETTE L'INDÉPENDANCE DU KOSOVO

Réuni en session extraordinaire à Belgrade, le 17 février, au moment où, à Pristina, était proclamée l'indépendance du Kosovo, province à majorité albanaise, située au sud de la Serbie, et qui est placée depuis juin 1999 sous administration de l'ONU, le saint-synode de l'Eglise orthodoxe serbe a indiqué qu'il refusait de reconnaître cette indépendance et a appelé le clergé et les fidèles de l'Eglise serbe au Kosovo à ne pas quitter la région. suite...









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Hier, la Kfor, la force de l’Otan qui assure la sécurité au Kosovo depuis 1999, a dû intervenir pour ramener le calme à la frontière entre la Serbie et le Kosovo

L
e diplomate en chef de l’Union européenne, Ja­vier Solana, est arrivé hier après-midi à Pristina, devenant le premier haut responsable étranger à se rendre au Kosovo depuis la proclamation diman­che de l’indépendance. Il devait rencontrer le président kosovar Fatmir Sejdiu et le premier mi­nistre Hashim Thaçi.
Cette visite intervient alors que
la France, le Royaume-Uni, l’Alle­magne et l’Italie ont annoncé les premiers, lundi soir, leur intention de reconnaître l’indépendance du Kosovo. D’autres pays de l’UE ont fait de même, soit un total d’une vingtaine. Les États-Unis leur ont emboîté le pas. «L’Histoire montrera que c’était une mesure correcte pour apporter la paix dans les Balkans » , a affirmé hier le président George W. Bush en déplacement à Dar es- Salaam (Tanzanie).
À Belgrade, lors d’un vote à l’unanimité, le Parlement serbe avait auparavant déclaré
« nulle et non avenue » la proclamation d’indépendance du Kosovo, dé­clarant qu’elle violait l’intégrité et la souveraineté de la Serbie. Belgrade a également rappelé ses ambassadeurs dans les pays qui
ont reconnu l’indépendance. Mais la Serbie et la Russie n’ont pas réussi à faire annuler à l’ONU la proclamation d’indépendance.
Hier, le Parlement du Kosovo a adopté ses dix premières lois d’État indépendant. Ces textes portent notamment sur la créa­tion d’un ministère des affaires étrangères, les passeports et la citoyenneté, la mise en place d’une police du Kosovo, la pro­tection spéciale des zones liées à l’héritage culturel de caractère religieux, les monastères et églises orthodoxes, l’autonomie locale des municipalités et la détermination de leurs frontières.
À Pristina, Javier Solana, au nom de l’UE, a renouvelé hier ses

« appels au calme et à la respon­sabilité »
. Il était accompagné du général français Yves de Kerma­ bon et du Néerlandais Pieter Feith, qui vont prendre respectivement la tête de la mission de police et de justice de l’UE et du Bureau civil international qui doit encadrer l’indépendance. Les Européens sont sur le point d’envoyer au Ko­sovo 1 900 policiers et juristes.
Hier matin, des incidents sérieux se sont produits à la frontière en­tre la Serbie et le nord du Kosovo, peuplé en majorité de Serbes. Plus de 1 000 Serbes en colère ont atta­qué avec violence et détruit deux postes frontières, provoquant une intervention de la force de l’Otan au Kosovo, la Kfor, qui a déployé des troupes dans le secteur pour ramener le calme. Le porte-parole de la police du Kosovo, Veton Els­hani, précisait hier soir qu’il
« n’y avait pas eu de victimes » .

NATHALIE LACUBE



mardi 19 février 2008


La Republika srpska pourrait se séparer de la Bosnie-Herzégovine en cas de reconnaissance par cet Etat de l’indépendance du Kosovo, estime l’ambassadeur serbe à Moscou Stanimir Vukicevic.

"La population de la Republika srpska rejette la reconnaissance par la Bosnie-Herzégovine du Kosovo. Sa position se résume à ceci : si la Bosnie et Herzégovine reconnaît le Kosovo, la République serbe de Bosnie fera sécession", a indiqué le diplomate lors d’une conférence de presse mardi à RIA Novosti.

La Serbie est le garant des accords de Dayton et la situation en Bosnie-Herzégovine se fonde sur un compromis entre ses peuples, a rappelé l’ambassadeur.

"Si la Bosnie-Herzégovine reconnaît, contrairement à la position serbe, l’indépendance du Kosovo, ce principe sera violé", a noté le diplomate serbe.

Les accords de Dayton de 1995 stipulent que la Bosnie-Herzégovine se compose de deux parties : la Fédération croato-musulmane et la Republika srpska.

 

Le métropolite Vladimir de Kiev en visite en Pologne



Le métropolite Vladimir de Kiev en visite en Pologne
Le métropolite Vladimir de Kiev, primat de l'Eglise orthodoxe ukrainienne, s'est rendu en Pologne pour recevoir le doctorat honoris causa qui lui a été décerné par l'académie chrétienne de Varsovie. Dès son arrivée le 16 février 2008 à l'aéroport de Varsovie, le métropolite Vladimir a été reçu par le métropolite Sabbas de Pologne.

Le primat de l'Eglise orthodoxe de Pologne a donné le soir même un dîner en l'honneur du métropolite Vladimir et de sa délégation qui comprend notamment l'évêque Antoine de Borispol, recteur de l'académie de théologie de Kiev, et l'évêque Alexandre de Péréiaslav-Khmelnitsky, auxiliaire de la métropole de Kiev.

Le 17 février, les é^vêques orthodoxes de Pologne et la délégation de l'Eglise ukrainienne ont célébré ensemble la divine liturgie à la cathédrale de Varsovie. Au cours des agapes fraternelles à l'issue de la célébration, le métropolite Sabbas a souhaité à l'Eglise orthodoxe ukrainienne de dépasser toutes les divisions et de parvenir à la paix ecclésiale.
 

Mardi 19 Février 2008

mar. 19 févr. 2008

La séance solennelle de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

La séance solennelle de L'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris a au lieu le 10 février sous la présidence de Mgr Gabriel, archevêque des paroisses russe en Europe occidentale (Patriarcat œcuménique de Constantinople). Plus de deux cents personnes, parmi lesquelles le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, le père Jean-Marie Blanchard, directeur de l'Institut supérieur d'études œcuméniques (ISEO) ainsi que le pasteur Jacques-Noël Pérez, recteur de l'Institut de théologie protestant de Paris, assistaient à la séance.

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Homélie du patriarche Bartholomée pour le 60e anniversaire du Conseil œcuménique des Eglises

1f5890933e Dimanche 17 février, dans la cathédrale Saint-Pierre à Genève, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée a prononcé une homélie à l’occasion du 60e anniversaire du Conseil œcuménique des Eglises. Les métropolites Emmanuel, président de l’Assemblée de des évêques orthodoxes de France, et Jérémie de Suisse étaient présents. 

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Le métropolite de Pergame Jean (Zizioulas) docteur honoris causa de l'Institut Saint-Serge

Le métropolite de Pergame Jean Zizioulas a reçu le dimanche 10 février 2007, lors de la séance solennelle annuelle de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris) le diplôme de docteur honoris causa pour l'ensemble de son œuvre théologique. L'éloge était prononcé par M. Michel Stavrou, professeur de théologie dogmatique à l'Institut Saint-Serge.

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L’Eglise russe inquiète pour les orthodoxes au Kosovo

L’agence Ria-novosti rapporte les inquiétudes de l’Eglise russe pour les orthodoxes au Kosovo. « Nous sommes solidaires de nos frères orthodoxes résidant au Kosovo et constatons avec inquiétude que leur situation devient de plus en plus dangereuse et que le sort des grands monuments sacrés faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité est de plus en plus imprévisible », a notamment déclaré à l’agence le père Nicolas Balachov du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

Visite du métropolite Laur à la cathédrale Saint-Nicolas de Nice

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Samedi 16 février, le métropolite Laur, premier hiérarque de l’Eglise russe hors-frontières, depuis le 17 mai dernier dans la juridiction du Patriarcat de Moscou, a été reçu dans la cathédrale Saint-Nicolas de Nice (Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale) par le recteur, le père Jean Gueit, les membres du clergé », du chœur et des fidèles. Il a notamment vénéré les icônes et visité le musée. Des photographies de cette visite se trouvent sur cette page. Un compte rendu est également en ligne sur le site de l’Archevêché. 

Photographie : précédé du père Jean Gueit, le métropolite Laur arrive dans la cathédrale (source)

Risque de scission de la Bosnie-Herzégovine en cas de reconnaissance du Kosovo

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Publié dans infos diverses

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