Infos du 19 Février

Publié le par Père Jean-Pierre

Présentation d’une nouvelle traduction de textes liturgiques en langue russe à Moscou

Filaret « Dans l'Église, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue »
Le 10 février dans la grande salle de la bibliothèque-fonds «L’Etranger russe» a eu lieu la présentation des deux premiers volumes (t.1 Vêpres et matines, t.2 Liturgie de saint Jean Chrysostome) d’un recueil en 6 volumes de nouvelles traductions liturgiques en langue russe. L’édition est bilingue, en russe et en slavon.
La traduction du texte des offices orthodoxe du grec et du slavon vers le russe liturgique a été accomplie au cours de 7 ans par un groupe de philologues sous la direction du  père George Kotchetkov, doyen de l’Institut Saint Filarète. L’objectif principal de l’édition et de répondre au besoin pressant du peuple ecclésial de prière dans la langue maternelle.

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L’Eglise russe inquiète pour les orthodoxes au Kosovo

L’agence Ria-novosti rapporte les inquiétudes de l’Eglise russe pour les orthodoxes au Kosovo. « Nous sommes solidaires de nos frères orthodoxes résidant au Kosovo et constatons avec inquiétude que leur situation devient de plus en plus dangereuse et que le sort des grands monuments sacrés faisant partie du patrimoine culturel de l'humanité est de plus en plus imprévisible », a notamment déclaré à l’agence le père Nicolas Balachov du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou.

Visite du métropolite Laur à la cathédrale Saint-Nicolas de Nice

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Samedi 16 février, le métropolite Laur, premier hiérarque de l’Eglise russe hors-frontières, depuis le 17 mai dernier dans la juridiction du Patriarcat de Moscou, a été reçu dans la cathédrale Saint-Nicolas de Nice (Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale) par le recteur, le père Jean Gueit, les membres du clergé », du chœur et des fidèles. Il a notamment vénéré les icônes et visité le musée. Des photographies de cette visite se trouvent sur cette page. Un compte rendu est également en ligne sur le site de l’Archevêché. 

Photographie : précédé du père Jean Gueit, le métropolite Laur arrive dans la cathédrale (source)

 

La communauté internationale divisée sur la question de la reconnaissance du Kosovo



De la Russie aux États-Unis, des Nations unies à l’Union européenne, l’indépendance autoproclamée de la province serbe albanophone divise les États

Sébastien MAILLARD, à Bruxelles


Les Serbes de Mitrovica ont protesté hier contre l’indépendance proclamée par le Kosovo, mais sur place, les Kosovars des deux communautés espèrent pouvoir continuer à vivre en paix

L
«e Kosovo, c’est l’âme de la Serbie, personne ne peut nous le prendre ! »
Quel­ques milliers de Serbes se sont rassemblés hier au milieu de la journée sur la place Sumadija à Mitrovica-nord pour entendre le discours musclé de Marko Jaksic, président de l’Union des munici­palités serbes du Kosovo.
Aux cris de
« Serbie ! Serbie ! » , les manifestants se sont ensuite diri­gés quelques mètres plus loin vers le pont qui symbolise, depuis 1999, la division de la ville entre la partie serbe, au nord de la rivière Ibar, et la partie albanaise, au sud. Devant un double cordon de policiers ser­
bes du corps de police du Kosovo (KPS), de « gardiens du pont » aux crânes rasés et de policiers serbes en civil, une avant-garde de jeunes « militants » a crié des slogans ven­geurs avant que la manifestation se disperse dans le calme. En retrait, quelques militaires de la force de l’Otan et des policiers de l’ONU se contentaient d’observer discrète­ment la scène.
«Nous utiliserons tous les moyens légaux pour rétablir le droit international» , a répété Marko Jaksic, le leader serbe le plus influent de la région, un proche du premier ministre serbe Vojislav Kostunica. La manifestation, organisée par le Conseil national serbe, une organisation de défense des intérêts des Serbes du Kosovo, se voulait une réponse à la décla­ration d’indépendance adoptée la veille à Pristina par le Parle­ment kosovar. «Nous sommes rassemblés pour sauver notre peuple et montrer au monde que nous sommes toujours présents sur cette terre , a lancé un prêtre avant de bénir la foule réunie devant l’estrade décorée du drapeau blanc, bleu et rouge de la Serbie. Les Serbes n’accepteront jamais le séparatisme albanais. »

La veille, l’évêque orthodoxe du
Kosovo, Artemije, avait reproché leur passivité aux forces armées serbes et conseillé au gouverne­ment d’envoyer des volontaires pour établir une « présence mili­taire »
au Kosovo.
En liaison avec Belgrade, les

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dirigeants du Conseil national serbe ont annoncé leur inten­tion de convoquer des élections en mai, en même temps que les élections locales serbes, pour permettre aux Serbes du Kosovo d’élire leurs représentants au « Parlement serbe du Kosovo » . À l’unisson de Vojislav Kostunica, Marko Jaksic considère comme nulle et non avenue l’indépen­dance unilatérale du Kosovo.
Jusque-là, toutefois, il n’est pas allé jusqu’à proclamer la
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« Nous sommes rassemblés pour sauver notre peuple et montrer au monde que nous sommes toujours présents sur cette terre. »


>>>> Pascal Boniface,

directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris)
Les pièges du Kosovo

L
e Kosovo vient de proclamer son indépendance. Celle-ci semblait inéluctable depuis longtemps. Elle n’en est pas moins problématique sur le plan des principes et porteuse d’inquié­tudes sur le plan stratégique.
Cette province à majorité mu­sulmane était toujours officiel­lement sous souveraineté serbe, bien qu’étant de fait un protectorat international depuis que l’Otan y a mené une guerre en 1999. À l’époque, la Russie, extrêmement affaiblie, n’avait pas pu empêcher le déclenchement des hostilités contre son allié serbe, pays chré­tien orthodoxe comme elle. Les pays de l’Otan avaient choisi la voie militaire sans feu vert du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils disaient agir dans l’urgence pour mettre fin au nettoyage ethnique rampant auquel se livraient les Serbes contre les Kosovars musulmans. Ce fut la première guerre que l’Otan mena dans son histoire, l’année de son 50

e
anniversaire et dix ans après la disparition de la menace soviétique qui avait justifié sa création.
Cette guerre très inégale fut ra­pidement gagnée, Belgrade ayant capitulé après soixante-douze jours de combat. Lorsque l’Otan était entrée en guerre, il avait bien été précisé qu’il n’était pas question que le Kosovo accède à l’indépendance, que l’intervention militaire de l’Otan n’avait que des buts humanitaires. Le 10 juin 1999, le Conseil de sécurité entérinait la fin de la guerre par le vote de la résolution 1244. Le Kosovo était administré par l’ONU, les troupes de l’Otan devenaient responsables de la sécurité de la province. Mais des exactions, cette fois-ci des Kosovars contre les Serbes, ont contraint 200 000 de ces derniers à fuir le Kosovo. Le divorce est trop profond entre les deux communau­tés pour espérer que le rêve d’un Kosovo multiethnique – but officiel de l’intervention de l’Otan – voie le jour. On restait donc sur un statu quo : ni indépendance, ni retour sous l’autorité de Belgrade qui ne satisfaisait personne.
L’ancien premier ministre finlan­dais Martti Ahtisaari, mandaté par la communauté internationale, a proposé début 2007 que le Kosovo devienne indépendant sous la su­pervision de l’Union européenne. C’est le vœu le plus cher des Koso­vars (90 % de la population). Les Américains voulaient leur donner satisfaction, espérant ainsi avoir un petit État européen qui serait en­tièrement à leur dévotion. Ils mon­treraient ainsi, de surcroît, qu’ils peuvent être les protecteurs des musulmans ! Français et Allemands étaient moins enthousiastes, mais ils n’avaient pas envie de prolonger éternellement leur présence mili­taire au Kosovo dans un climat de plus en plus hostile, Grecs et Espagnols y étaient opposés. Les Kosovars, qui avaient initialement
bien accueilli les troupes de l’Al­liance atlantique parce qu’elles les protégeaient des Serbes, risquaient de plus en plus de se retourner con­tre elles en cas de refus de l’octroi de l’indépendance. Belgrade refu­sait le principe de l’indépendance, n’acceptant que de donner une plus grande autonomie.
C’était l’impasse. Soit on accep­tait que les négociations se pour­
suivent indéfiniment et les Serbes n’auraient jamais accepté l’indé­pendance, soit on choisissait de trancher en accédant aux deman­des kosovares. C’est ce qui a été fait par intérêt pour Washington, résignation pour Paris et Berlin. Mais le résultat revient à pénaliser de façon unilatérale la Serbie, qui pourrait à juste titre s’estimer avoir été trahie par les Occidentaux. Lors de la guerre, l’Otan avait en effet affirmé solennellement qu’elle ne contestait pas sa souveraineté sur le Kosovo.
Il y a bien une contradiction dans l’attitude des Occidentaux. Ils ac­ceptent l’indépendance du Kosovo, officiellement au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Mais ils ne veulent pas accorder aux Serbes bosniaques le même
droit à l’indépendance au nom du maintien de la souveraineté de la Bosnie ni aux Serbes du Kosovo au nom de son intégrité territoriale.
Certains Européens et les pays arabes feront également un parallèle avec le Proche-Orient. Alors qu’ils ne contes­taient pas que le Kosovo appartienne à la Serbie, les Occidentaux ont été jusqu’à se lancer dans une guerre pour protéger la population kosovare. Alors que personne ne reconnaît de souverai­neté israélienne sur les Territoires palestiniens, l’occupation militaire se poursuit sans que les Occi­dentaux ne bougent d’une quelconque manière.
La Serbie n’a guère les moyens de réagir. Ce n’est pas le cas de la Rus­sie. Certes, elle n’a pas pu empêcher la proclama­tion de l’indépendance. Mais elle pourra – avec la Chine – s’opposer à son admission à l’ONU, en utilisant son droit de veto. C’est un nouveau motif de confrontation avec Washing­ton. Elle cherchera à obtenir des compensations ou cherchera à se venger.
Elle pourra également mettre en avant que ce qui a joué au Kosovo peut servir pour l’Abkhazie – où les Russes appuient les séparatistes qui veulent quitter la Géorgie – ou en Transnistrie – où ils souhaitent une sécession de fait de la Molda­vie. L’indépendance du Kosovo ne va-t-elle pas par ailleurs relancer les tendances sécessionnistes particulièrement nombreuses dans les Balkans ? Les Albanais de Macédoine ne vont-ils pas pousser leurs revendications ?
Enfin, on peut s’interroger sur la viabilité du Kosovo et sur l’impor­tance sur son territoire de mafias déjà très puissantes.

Le résultat revient à pénaliser de façon unilatérale la Serbie qui pourrait à juste titre s’estimer avoir été trahie par les Occidentaux.


Indépendance du Kosovo : Athènes s'abrite derrière la "position commune" de l'UE

[infogrece] • Publié le 18 février 2008 à 21:25:42 CET
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La salle du Conseil, lundi, avant la réunion.

C'est bottant en touche et renvoyant sur le communiqué des 27 de l'Union européenne que le ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a évité de prendre position sur l'indépendance de la province serbe du Kosovo proclamée par la communauté albanaise dimanche. A l'issue des travaux du conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE qui s'est réuni lundi à Bruxelles, Mme Bakoyannis, a notamment mis l'accent sur le fait que "l'objectif est de garantir la stabilité et la sécurité dans la région", ajoutant que "la Grèce prendra ses décisions sur cette question dans une phase ultérieure".

Or, justement, le Conseil des Affaires générales et Relations extérieures de l'UE, tout en accueillant favorablement la résolution de l'Assemblée du Kosovo, par laquelle elle proclame l'indépendance de la province, n'est pas parvenu à une position commune et a renvoyé chaque Etat membre devant ses responsabilités.

"Le Conseil prend note que la résolution engage le Kosovo aux principes de la démocratie et l'égalité de tous ses citoyens, la protection des Serbes et des autres minorités, le Protection du patrimoine culturel et religieux et de la supervision internationale", lit-on dans le communiqué officiel lequel conclue que "les États membres décident, conformément à la pratique nationale et au Droit international, sur leurs relations avec le Kosovo".

Mme Bakoyannis a insisté, elle, sur le fait que "la Grèce a toujours été persuadée et continue de l'être que les meilleures solutions aux différends et problèmes sont le fruit de règlements mutuellement acceptés grâce au dialogue et aux négociations et non par des actions et faits accomplis unilatéraux". Selon Mme Bakoyannis, "cette position, qui est basée sur le respect du principe du règlement pacifique des différends, a déterminé notre politique dans la question concernant le statut du Kosovo".

Pour le chef de la diplomatie grecque, "les décisions prises dimanche mettent en place une nouvelle réalité dans la région particulièrement sensible des Balkans occidentaux, et ce qui importe avant tout est la stabilité et la sécurité de la région". Elle a encore mis l'accent sur "l'importance majeure de la sécurité et du respect des droits des Serbes et autres minorités ethniques qui vivent au Kosovo", précisant que l'UE appelle toutes les parties concernées à ne pas prendre part à des actions qui pourraient engendrer des tensions dangereuses.

Par ailleurs, elle a qualifié d'"indispensable" la présence active de l'UE et sa coopération avec la force alliée de la KFOR, soulignant que "celles-ci sont la garantie de la stabilité et de la sécurité". S'agissant d'une participation de la Grèce à une mission européenne au Kosovo, Mme Bakoyannis a déclaré que la Grèce en tant que pays-membre le plus ancien de l'UE et de l'OTAN dans le SE de l'Europe se doit de contribuer à cet effort collectif. "Notre participation à la présence européenne au Kosovo confirme et renforce notre rôle en tant que force régionale de responsabilité et de stabilité", a-t-elle indiqué.

Concernant la reconnaissance du statut du Kosovo, Mme Bakoyannis a précisé que "la Grèce prendra ses décisions dans une phase ultérieure, après avoir examiné tous les développements, les dimensions et les conséquences concernant la sécurité régionale et les intérêts du pays".

Enfin, Mme Bakoyannis a indiqué que "la Grèce continuera à coopérer étroitement avec ses partenaires européens et nos pays voisins, en tenant compte du rôle particulier de la Serbie pour le maintien de l'équilibre et la stabilité régionale".

Outre le fait que l'auto-proclamation albanaise au Kosovo pourrait créer un précédent favorable à la reconnaissance internationale de l'Etat autoproclamé de la République Turque de Chypre du Nord, la situation régionale se complique un peu plus pour Athènes avec l'approche de l'échéance de l'adhésion de l'Ancienne république yougoslave de Macédoine, pour laquelle la Grèce menace d'y opposer son droit de veto si le différend sur le nom n'est réglé au préalable.

Le médiateur de l'ONUpour le nom de la FYROM, Matthew Nimetz, est attendu à Athènes mardi 19 février a annoncé le porte-parole du gouvernement, Theodore Roussopoulos.

i-GR/ANA-MPA


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