Infos du 08 Février

Publié le par Père Jean-Pierre

Sondage : 90% des Albanais réclameraient l’annexion de territoires voisins

vendredi 8 février 2008

Un sondage téléphonique mené par TV Station Vision, une chaîne de télévision albanaise, indique qu’une très grande majorité des Albanais se déclare favorable à l’annexion de territoires voisins où sont présentes d’importantes communautés albanaises, comme au Monténégro, en Macédoine, en Serbie et en Grèce, dans le but de constituer un grand Etat albanais, plus communément appelé "Grande Albanie".

Plus de 90% des téléspectateurs ont voté pour l’annexion territoriale de ce qu’ils croient être des terres albanaises, pour former un seul Etat qu’ils désignent comme "un Etat naturel albanais."

L’ancien Ministre des affaires étrangères, Paskal Milo, et les analystes Koco Danaj et Sokol Dervisaj, ont également appuyé cette position.

La grande majorité des dirigeants albanais à travers les Balkans sont en train de conditionner leur politique ethnique sur le fait que l’acquisition des territoires voisins serait une politique juste. Au Kosovo, les séparatistes albanais réclament de la province serbe qu’elle devienne un second Etat albanais au sein de l’Europe.

Les séparatistes albanais du Kosovo ont mis en garde contre toute opposition de la communauté internationale qui ne laisserait pas aboutir leur exigence : ils auraient alors recours à la violence pour parvenir à leurs fins.

Le Ministre des affaires étrangères Lulzim Basha a déclaré après une réunion avec les responsables du Kosovo que l’Albanie reconnaitrait l’indépendance du Kosovo car elle permettrait de promouvoir la paix.

D’après Serbianna, version française élaborée par le Collectif Citoyen pour la Paix au Kosovo-Métochie

© www.collectif-kosovo.com

Indépendance proclamée le 17 février ??!

vendredi 8 février 2008

Quand les autorités du Kosovo proclameront-elles l’indépendance du sud de la Serbie ? C’est la question à Pristina où une hypothèse revient le plus souvent : juste avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne le lundi 18 février.

Les autorités "attendent le feu vert des Occidentaux et considèrent le week-end précédant du sommet de l’UE comme la date la plus probable", selon une source proche du gouvernement kosovar, ce qui permettrait à la plupart des ministres de se dire prêts à reconnaître l’indépendance dans la foulée.

Lors de cette réunion les diplomates en chef européens pourraient donner le signal effectif au départ d’une mission de l’UE chargée, sans l’aval de l’ONU, d’"encadrer" les premiers pas vers l’indépendance de la province du sud de la Serbie à majorité albanaise.

"Tout est prêt, le seul problème est de se coordonner avec l’UE. Le 17 ou le 18 c’est la version officielle", selon l’analyste Shkelzen Maliqi. Une diplomate américaine a estimé que l’indépendance serait proclamée un dimanche, jour où le Conseil de sécurité de l’ONU ne se réunit pas. La Russie, membre permanent doté du droit de veto, y a toujours soutenu la Serbie opposée à une indépendance du Kosovo.

"Il est possible" que cela se passe le dimanche 17 février, estime Alex Anderson de l’International Crisis Group (ICG) groupe de réflexion proche des milieux atlantistes. Cela "permettrait aux ministres de l’UE d’adopter le lendemain matin le plan opérationnel (pour l’envoi de la mission) et de s’entendre sur une réponse commune permettant aux pays membres qui y sont favorables de dire qu’ils vont reconnaître l’indépendance avant que New York ne se réveille", explique-t-il.

"Le Conseil de sécurité se retrouverait devant un fait accompli (...) et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon pourrait mieux résister à la pression de la Russie", poursuit-t-il. Un diplomate européen laisse entendre qu’en tout état de cause cela devrait arriver avant le 1er mars, date à laquelle "Moscou doit prendre la présidence du Conseil de sécurité".

Une autre option, moins évoquée, est celle d’un processus en deux temps : l’annonce rapide de la date de la proclamation de l’indépendance qui ne deviendrait effective qu’après une période de transition.

"On parle d’une annonce dès ce week-end qui fixerait la date mais gèlerait l’indépendance pendant quelques mois, le temps que la mission de l’UE s’établisse et que celle de l’ONU parte", dit notamment M. Maliqi en référence à la Mission de l’ONU au Kosovo (MINUK), qui administre le territoire depuis 1999.

Quel que soit le processus de proclamation, il y aura une période de transition de 120 jours comme prévu dans le plan de du médiateur de l’ONU Martti Ahtisaari, qui préconisait une indépendance sous "supervision internationale", selon le diplomate européen.

Ce plan, rejeté par Belgrade et Moscou, a été approuvé l’année dernière par le Parlement du Kosovo et soutenu par les Etats-Unis et plusieurs grands pays de l’UE, "parrains" de l’indépendance qui souhaitent voir les autorités kosovares le respecter au maximum, selon ces analystes.

"L’adoption des dispositions du plan Ahtisaari est une condition des pays prêts à une reconnaissance. Le Bureau civil international de la mission de l’UE surveillera que le plan est bien appliqué", parallèlement aux policiers et juristes qui s’occuperont de l’état de droit, poursuit le diplomate.

A ce stade, les deux composantes de la mission de l’UE sont techniquement "prêtes" fonctionner.

La Constitution, qui selon le plan Ahtisaari prévoit une "société multiethnique", est pratiquement achevée. Mais ce n’est pas le cas du texte de la déclaration ni de toutes lois proposées par l’ex-président finlandais, qui préconisait notamment une large autonomie pour les Serbes du Kosovo.

"Certaines lois sont loin d’être achevées, celle sur les droits des communautés", selon M. Anderson.

AFP


Le souci de contourner l’obstruction de la Russie détermine fortement la date de la proclamation de l’indépendance du Kosovo

L
a déclaration d’indépendance du Kosovo se rapproche. À Pristina, Bruxelles ou Paris, de nombreux diplomates esti­ment qu’elle devrait intervenir le week-end prochain, sans doute le dimanche 17février. Cette date paraît probable car ce sera la veille d’une réunion des mi­nistres des affaires étrangères de l’Union européenne, et le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit très rarement le dimanche… C’est en effet en fonction de rapports de forces internationaux que le ca­lendrier semble se dessiner, avec une minutie qui prend même en compte les fuseaux horaires
entre l’Europe et les États-Unis. L’une des préoccupations des capitales soutenant l’indépen­dance du Kosovo, parmi lesquel­les Washington, Berlin, Londres et Paris, est d’éviter une manœuvre de blocage de la Russie au Conseil de sécurité. Les Européens, notam­ment, veulent pouvoir reconnaître l’indépendance et donner leur accord politique à l’envoi d’une mission civile chargée d’encadrer les premiers pas d’un Kosovo in­dépendant, avant que New York ne se réveille !
L’Union a finalisé lundi les prépa­ratifs techniques : 1 800 policiers, juges, douaniers ainsi que des conseillers politiques prendront le relais, quatre mois après la décla­ration d’indépendance, de la mis­sion des Nations unies au Kosovo (Minuk). Dirigés par un général français, Yves de Kermabon, an­cien commandant des troupes de l’Otan au Kosovo, ils
« assisteront » les fonctionnaires locaux dans leur mission, avec la possibilité de se substituer à eux en cas de « crimes sensibles »
ou de défaillance des autorités. En parallèle, un Bureau civil international encadrera l’ad­ministration kosovare.
C’est ce dispositif auquel les Européens veulent pouvoir donner leur feu vert avant que Moscou ne tente des manœuvres de retarde­ment à l’ONU. Juridiquement, en effet, l’indépendance du Kosovo ne sera pas soumise à un vote au Conseil de sécurité, à cause du veto de la Russie qui soutient la Serbie, farouchement opposée à la séces­
sion de cette ancienne province. Les Européens veulent donc pla­cer le Conseil de sécurité devant le fait accompli, et permettre au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, de résister aux pressions russes et de laisser se dérouler le processus.
Au sein de l’Union européenne aussi, la séquence de la déclara­tion d’indépendance sera délicate à gérer. Selon un diplomate fran­çais, au moins 20 pays de l’Union reconnaîtront
« immédiatement »

l’indépendance de ce nouvel État. Mais plusieurs autres, notamment Chypre, la Grèce, l’Espagne et la Roumanie,
« garderont le silence »,

estimant que ce précédent juridi­quement discutable pourrait être fâcheux dans leur propre pays. En revanche, l’envoi de la mission civile au Kosovo devrait être ap­prouvé le 18 février à l’unanimité des 27 États membres de l’Union.

JEAN-CHRISTOPHE PLOQUIN

Au sein de l’Union européenne, la séquence de la déclaration d’indépendance sera délicate à gérer.

 
 


C’est l’évêque de Thèbes, un homme modéré, que le saint­synode de l’Église grecque a élu hier pour succéder à Mgr Christodoulos

«
Axios »
: il est digne ! C’est par ce mot trois fois répété et par une lumière trois fois allumée dans la cathédrale d’Athè­nes que les fidèles orthodoxes ont salué, hier, l’élection du nouvel archevêque primat de l’Église or­thodoxe de Grèce. C’est l’évêque Hieronimos de Thèbes, 69 ans, qui a été élu à la majorité des voix et au second tour seulement, par le saint-synode, l’instance collégiale de gouvernement de cette Église, composé de 77 évêques.
Ce choix semble marquer une rupture avec son prédécesseur, l’archevêque Christodoulos, mort le 28 janvier des suites d’un cancer du foie, un homme qui avait pour­tant su drainer un public jeune et qui avait acquis une grande popu­larité. Contrairement à lui, le nouvel archevêque est en effet connu pour entretenir de très bonnes relations avec le patriarche œcuménique Bar­tholomeos I

er
de Constantinople, qui exerce une primauté spirituelle au sein de l’orthodoxie mondiale, et avec le patriarche Alexis II de Mos­cou. Ce qui devrait sortir l’Église grecque d’un certain isolement. Une autre rupture, encore plus nette, touche l’option pastorale de cette Église face à une société en pleine ébullition culturelle et tentée par la sécularisation. L’évê­que Hieronimos – qui était déjà en lice face à Christodoulos en 1998 – s’était en effet opposé aux grands rassemblements organisés par l’Église en 2000 pour le main­tien de la mention obligatoire de la religion sur les cartes d’identité, l’un des grands combats de son prédécesseur, finalement perdu face aux exigences européennes. Selon plusieurs médias grecs, l’évêque de Thèbes s’est même déclaré ouvert à l’examen d’une éventuelle sépa­ration entre l’Église et l’État, sujet encore largement tabou dans le pays. Et il a indiqué qu’il n’entendait pas gouverner par « des actes extré­mistes » , soutenant que l’Église doit trouver «une autre langue de com­munication ».

Une page semble donc se tourner pour cette orthodoxie grecque. Celui qui incarnait l’héritage de Christo­doulos, le métropolite Efstathios de Sparte, 68 ans, défenseur d’une Église forte et influente, n’a finalement pas été élu. Le nouvel archevêque Hiero­nimos, né Ioannis Liapis à Inofita, en Béotie (centre), a étudié l’archéologie et la théologie à Athènes puis à Graz (Autriche) et Ratisbonne (Allema­gne). Auteur de plusieurs ouvrages théologiques et historiques, il avait été nommé secrétaire général du saint-synode en 1978, puis métro­polite de Thèbes en 1981.

JEAN-MARIE GUÉNOIS

(avec Thomas Iacobi)




Avec l’arrivée de Hieronimos de Thèbes (au centre ), une page semble se tourner pour l’orthodoxie grecque.

ARIS MESSINIS/AFP

 

 
 
la Une

ven. 08 févr. 2008

Intronisation du nouvel archevêque d'Athènes

Mgr Jérôme, le nouveau primat de l'Eglise orthodoxe de Grèce, sera intronisé le samedi 16 février à Athènes. Le lendemain, le dimanche 17 février, le nouvel archevêque d'Athènes et de toute la Grèce concélébrera la sainte liturgie avec les membres permanents du Saint Synode.
Source : Romfea.gr

Radio (RFI) : Mgr Christodoulos, les contradictions de son pontificat, les défis du nouvel archevêque

Dimanche 10 février à 8h40 (rediffusion à 21h10) dans le cadre de l'émission "Religions du monde" sur Radio France internationale (pour savoir comment capter RFI), Geneviève Delrue interrogera Carol Saba, responsable de la communication de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, sur les funérailles de l'archevêque d'Athènes, les traits saillants de sa personnalité et de son pontificat, ainsi que sur les défis qui attendent le nouvel archevêque.

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Publié dans infos diverses

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