Infos du 07 Février

Publié le par Père Jean-Pierre


La réunion annuelle de l’instance de dialogue entre l’Église catholique et l’État doit se tenir ce matin. Plusieurs sujets sont à l’ordre du jour, dont la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités catholiques et le statut des laïcs investis dans la pastorale

C
e matin à 10 heures, les plus hauts représentants de l’Église catholique sont invités à l’hôtel Matignon. Objectif : aborder les différents pro­blèmes juridiques et administratifs qui se posent à eux. C’est en 2001 que cette instance de dialogue a été voulue, sous l’impulsion de Lionel Jospin, alors premier ministre, et de Jacques Chirac
(lire encadré) . Devraient être présents Mgr Fortu­nato Baldelli, nonce apostolique, le cardinal André Vingt-Trois, archevê­que de Paris et président de la Con­férence des évêques de France, ses deux vice-présidents Mgr Laurent Ulrich (Lille) et MgrHippolyte Simon (Clermont), ainsi que le P.Antoine Hérouard, secrétaire général de la CEF, et Mgr Bertrand de La Soujeole, expert. Côté État, outre le premier ministre François Fillon, seront présents différents ministres concernés: Michèle Alliot-Marie (intérieur), Valérie Pé­cresse (enseignement supérieur et recherche), Xavier Bertrand (travail) et Christine Albanel (culture) ; Ber­nard Kouchner devrait envoyer un représentant du ministère des affai­res étrangères. L’ordre du jour a été fixé à l’avance, la réunion ne devant pas durer plus d’une heure.
Statut du « volontaire religieux »

Le problème est celui des « perma­nents en pastorale », ces laïcs qui exercent de manière permanente des fonctions spécifiquement ec­
clésiales (aumôneries, catéchèse…) et pour lesquels certains évêques souhaitent un cadre juridique plus souple que celui offert par le droit du travail. Aujourd’hui, la plupart concluent en effet un contrat de travail à durée indéterminée (CDI), tout en signant aussi une « lettre de mission », souvent pour trois ans, ou précisant que le retrait de ce mandat entraîne la résiliation du contrat. Ces dernières années, les prud’hommes ont été saisis de plusieurs affaires.
Des pistes sont envisagées, parmi lesquelles une simple affiliation à la caisse d’assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes (Cavimac), ou – comme l’a pro­posé l’an dernier Paul-Henri An­tonmattei, doyen de la faculté de droit de Montpellier – la création d’un statut particulier calqué sur le « contrat de volontariat associatif » créé par une loi de 2006. Dans une étude alors remise au ministre du travail Gérard Larcher, ce juriste concluait au
« caractère inadapté du choix du contrat de travail lorsque des laïcs exercent une mission pas­torale »
, en raison d’une jurispru­dence de 1912 considérant qu’une activité religieuse fondée sur un engagement spirituel ne peut être analysée comme un contrat de travail.
Bien sûr, à la différence de ce­lui créé pour les associations, le « contrat de volontaire religieux » se ferait sans aide financière pu­blique, loi de 1905 oblige. Inconvé­nient : cette solution nécessiterait le vote d’une loi. Par ailleurs, des questions se posent : les laïcs en­gagés dans l’Église sont-ils bien dans une logique d’engagement volontaire? Quels seraient les risques de contentieux liés à la fin de mission et le périmètre de ces activités pastorales ?

Validation des diplômes des universités catholiques

Dans son discours du 20 dé­cembre au palais du Latran, à Rome, Nicolas Sarkozy déplorait qu’
« aujourd’hui encore, la Répu­blique (…) répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique, alors que la convention de Bologne le prévoit, et n’accorde aucune valeur aux diplô­mes de théologie ». De fait, la loi de 1880 ayant institué le monopole du titre d’université, des grades et des diplômes, les établissements privés – et notamment les cinq universités catholiques françaises d’Angers, Lille, Lyon, Paris et Toulouse – re­ courent à des conventions avec des universités d’État ou à des « jurys rectoraux », des techniques com­plexes et aléatoires. Compte tenu des réticences, la piste d’une recon­naissance par l’État de l’ensemble des diplômes ne devrait pas être retenue. Par contre, explique-t-on au ministère de l’enseignement su­périeur, pour les diplômes canoni­ques (théologie, philosophie, droit canonique…), « il ne devrait pas y avoir trop de problèmes : la solution serait celle d’une reconnaissance via la validation de ces diplômes par le Saint-Siège. Pour les autres, des améliorations sont possibles par le biais des jurys rectoraux. »

Visas accordés aux religieux

Un point pourrait être fait ce ma­tin avec le ministère des affaires étrangères sur les visas accordés à des religieux venant en France. Le problème se pose notamment pour ceux venant d’Afrique, qui se heur­tent à des procédures tatillonnes. La question de l’accueil par la France de chrétiens d’Irak – perspective évoquée par Bernard Kouchner et Michèle Alliot-Marie – pourrait aussi être abordée.

Patrimoine religieux

Une circulaire, signée conjointe­ment par les ministres de l’intérieur et de la culture, doit être présentée ce matin, clarifiant les conditions dans lesquelles peuvent être organisées des manifestations culturelles dans les 87 cathédrales qui sont propriétés de l’État. Par ailleurs, le ministère de l’intérieur envisage la poursuite du programme de rénovation du patri­moine religieux rural: l’an dernier, 3,5 millions d’euros ont déjà contri­bué à la rénovation de 155 églises et chapelles. De son côté, Christine Al­banel pourrait préciser les modalités du colloque organisé fin juin à sa de­mande par le Comité du patrimoine cultuel, présidé par Bruno Foucart. D’autres sujets encore pourraient être abordés, comme la révision, annoncée pour 2009, des lois de bioéthique, la question des « rythmes de vie » (école le mercredi, travail le dimanche), et enfin la proposition, faite par le chef de l’État lors des vœux aux représentants des cultes mi-janvier, de faire entrer des re­présentants des grandes religions au Conseil économique et social.

ANNE-BÉNÉDICTE HOFFNER




Accueil en aumônerie de collège. Certains évêques souhaitent pour les « permanents en pastorale » un cadre juridique plus souple que celui offert actuellement par le droit du travail.

ALAIN PINOGES/CIRIC

Jeudis de La Procure : « Le don sacré de la vie » par le père Jean Breck

Johnbreck Dans le cadre des « Jeudis de La Procure », Les Éditions du Cerf, la librairie La Procure, et Orthodoxie.com vous invitent à rencontrer le père Jean Breck, le 14 février prochain, à l’occasion de la sortie de son livre Le don sacré de la vie  (Éditions du Cerf). Le père Jean Breck, professeur d’éxégèse patristique des Ecritures et de bioéthique à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, parlera de la position de l’orthodoxie sur les questions de bioéthique. Pour télécharger l’affiche, cliquez ICI !
Le jeudi 14 février 2008, de 18 heures à 19 heures à la Librairie La Procure
3, rue de Mézières, 75006 Paris, Métro Saint-Sulpice – ligne 4.

jeu. 07 févr. 2008
Sur la visite du président du Kosovo au Vatican

Après la visite de Fatmir Sejdiu, le président du Kosovo, au Pape Benoit XVI, le 2 février 2008 à Rome, le service de presse du Vatican a publié un communiqué le 4 février rappelant que le Saint Siège n'a pas changé sa position relative à la proclamation de l'indépendance de la province serbe.

Le Vatican "suivra avec attention le développement de la situation sur le terrain".
Le communiqué précise que la position du Saint Siège est pour un règlement pacifique du statut de Kosovo et Métochie en respectant les deux parties concernées.
Le Vatican souligne que le Pape de Rome a rappelé à son interlocuteur que « (…) Le Kosovo est une terre où le christianisme était présent depuis le premier siècle de l'ère du Christ. La minorité chrétienne dans cette région à dominante musulmane, et en particulier la population serbe – orthodoxe, a été persécutée et a subi des violences dans les conflits des années 90 du XX siècle. » 

Sources : Catholic world news, VIS

Aujourd’hui, élection du nouveau primat de l’Eglise de Grèce

Aujourd’hui le Saint-Synode de l’Eglise de Grèce doit élire le nouveau primat. Quatre hiérarques se sont déclarés candidats : les métropolites Jérôme de Thèbes, Efstathios de Sparte, Anthime de Thessalonique et Ignace de Dimitriada. Des précisions (en anglais) sur le mode d’élection sont données ici et de manière plus brève, en français, et des éléments complémentaires sur cette autre page.


 

Jeudi 07 Février 2008
 
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Première en Russie d'un film sur Florensky et Boulgakov 07/02/2008

La chaîne de télévision russe Rossia a présenté le 6 février un film intitulé "Chronique d'un miracle: Boulgakov et Florensky". Le film reprend le portrait des deux philosophes écrit par Mikhail Nesterov en 1917, peu de temps avant que les deux hommes ne soient définitivement séparés. Dans le film on aperçoit notamment le père Nicolas Ozoline, professeur à l'Institut Saint-Serge à Paris.
 

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Les métropolites grecs élisent l'archevêque d'Athènes

Les métropolites grecs élisent l'archevêque d'Athènes
Aujourd'hui, le 7 février, le Synode de l'Eglise orthodoxe de Grèce procédera à l'élection de son nouveau primat et archevêque d'Athènes. Les élections se dérouleront dans la cathédrale métropolitaine de la capitale grecque (voir photo). 75 métropolites participeront au scrutin, trois seront absents pour raisons de santé.

Le nouveau primat remplacera l'archevêque Christodoulos, décédé le 28 janvier dernier. Si, au premier tour, aucun des candidats n'obtient la majorité absolue des voix, un deuxième tour aura lieu où une simple majorité de voix désignera le nouvel archevêque.

Selon la loi de 1974, les élections de l'archevêque d'Athènes doivent se faire en une journée, sans pause entre les deux tours. Le ministre de l'éducation et des cultes participera au scrutin à titre d'observateur, dans la mesure où l'Eglise, en Grèce, n'est pas séparée de l'Etat.
 

Jeudi 07 Février 2008 

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Le parlement russe est prêt à permettre la reconnaissance des diplômes religieux par l'Etat



Le parlement russe est prêt à permettre la reconnaissance des diplômes religieux par l'Etat
Le 6 février 2008, la chambre basse du parlement russe, la Douma, a adopté des amendements aux lois "Sur la liberté de conscience et les organisations religieuses" et "Sur l'éducation" qui accordent aux facultés religieuses la possibilité d'obtenir une reconnaissance de leurs diplômes par l'Etat. Pour cela, les établissement religieux devront ajuster l'enseignement dispensé aux standarts du ministère de l'éducation.

Si ces amendements sont définitivement adoptés par les autres instances législatives, les séminaires, les académies de théologies et les universités religieuses pourront accorder des diplômes d'Etat, sans pour autant acquérir le statut d'établissement publique.
 

Jeudi 07 Février 2008
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Publié dans infos diverses

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