Infos du 23 Janvier

Publié le par Père Jean-Pierre

 
Troisième volet de la saga cinématographique sur le métropolite Antoine (Bloom)

Bloom Le troisième volet de la saga cinématographique intitulée "Apôtre de l'amour" vient de paraître, annonce le site du diocèse de Saint-Pétersbourg. Elle est consacrée au métropolite Antoine (Bloom) de Souroge, fondateur du diocèse de l'Eglise orthodoxe russe sur les îles britanniques.

Le film signé par Valentina Matveeva, comprend des cadres rares d'entretiens du métropolite Antoine avec ses amis en Russie et des témoignages sur lui de différentes personnes qui l'avaient bien connu.

Le film est en vente dans des librairies religieuses de Saint-Pétersbourg.

Les orthodoxes de Volgograd prient pour les cosaques victimes de la terreur bolchévique

Volga Le 24 janvier est, pour le diocèse de Volgograd (Russie), jour de la commémoration des milliers de cosaques, victimes de la terreur bolchévique. Des offices de défunts seront chantés dans la plupart des églises de ce grand diocèse sur la Volga et dans les villes le long du fleuve le Don, une des patries historiques des cosaques russes.

Cette année sera le 89e anniversaire du début des répressions bolchéviques contre les cosaques. Le 24 janvier 1919, le bureau central du parti bolchévique adopta la directive "Sur la suppression des cosaques" qui inaugura une longue période de terreur. Plus de 1,5 million de cosaques seront exterminés pendant cette période. De nombreux villages de cosaques sur les rives du Don seront entièrement détruits.

mer. 23 janv. 2008

Moscou : les lauréats du prix de la Fondation internationale pour l'unité des peuples orthodoxes

Les lauréats pour l’année 2007 du prix de la Fondation internationale pour l'unité des peuples orthodoxes sont notamment l'archevêque Christodoulos d'Athènes et de toute la Grèce, primat de l'Eglise orthodoxe grecque, le président moldave Vladimir Voronin, la princesse Katarina de Yougoslavie, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le séminaire orthodoxe de Nairobi au Kenya.

Source : Ria-novosti


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e SEMAINE DE L’UNITÉ DES CHRÉTIENS (3/5)
Haut lieu du dialogue chrétien, Oxford s’interroge

Après un demi­siècle de progrès, le dialogue œcuménique a reculé ces dernières années en Grande-Bretagne

OXFORD (Grande-Bretagne)

De notre correspondant

A
vec ses cinq siècles d’his­toire et ses bâtiments gothiques, la faculté de Christ Church à Oxford –qui abrite aussi la cathédrale anglicane de la ville – en impose par une certaine solennité. Dans la cantine des professeurs, les ensei­gnants échangent des salutations feutrées. Mais si le ton est calme, le propos n’hésite pas à être percutant.

« Les catholiques ne semblent pas être pressés de mener le dialogue œcumé­nique,
tranche le P. John Patton, l’un des responsables de la cathédrale.
Un responsable catholique – que je ne peux pas nommer – nous a récemment prévenus qu’il allait peut-être falloir que nous choisissions entre notre rapprochement avec les méthodistes et celui avec les catholiques. »

Tous les acteurs religieux d’Oxford le confirment: l’échange œcuméni­que entre chrétiens a tendance à reculer depuis quelques années. Mary Rose Brunner est la repré­sentante catholique de la branche d’Oxford de Churches Together in England, la structure anglaise de dialogue entre les chrétiens, qui regroupe 26 Églises différentes. Elle est forcée de reconnaître que

« les catholiques freinent le dialogue. L’aumônier catholique de l’université ne considère pas cela comme quelque chose d’important. »

De plus, l’attitude récente de Benoît XVI agace. Alors que son prédécesseur s’était rendu dans la cathédrale de Cantorbéry en 1982, le Vatican a récemment réaffirmé ses réticences à considérer comme Églises les communautés issues de la Réforme. De plus, la Conférence des évêques d’Angleterre vient de rappeler que les catholiques ne pouvaient pas communier lors d’une messe d’une autre confession chrétienne.
Oxford possède une histoire char­gée en ce qui concerne les relations entre anglicans et catholiques. C’est ici que, en 1845, le futur cardinal John Henry Newman s’est converti au catholicisme. Aujourd’hui encore, la ville universitaire est religieuse­ment bouillonnante, avec pas moins de 80 confessions chrétiennes diffé­rentes.
Après VaticanII, le dialogue œcuménique avait fortement pro­gressé. Bede Gerrard, responsable
de Churches Together in England à Oxford, se rappelle le fossé qui existait entre catholiques et angli­cans il y a un demi-siècle. « En 1959, lors des funérailles de mon père, qui était anglican, un prêtre catholique est venu. Mais il a tout fait pour ne pas être reconnu et il m’a dit : surtout, vous ne m’avez pas vu. »
Désormais, les célébrations qui re­groupent catholiques et anglicans sont courantes. Sur le terrain, les activités communes se multiplient. Chaque soir, de 17 heures à 19 heu­res, le centre Gate House distribue sandwichs et thé aux sans-abri. À sa création en 1988, une Église différente s’occupait chaque soir d’apporter les victuailles. Si le cen­tre s’est désormais professionnalisé, son côté œcuménique est resté.
« Les volontaires commencent toujours par une prière commune, même s’ils sont de confessions différentes »,
témoigne Victoria Mort, l’une des fondatrices.
Mais, dans l’ensemble, le dialogue œcuménique se limite à ce genre d’actions caritatives.
« L’œcumé­nisme a tendance à être traité comme quelque chose qui est acceptable pour aider les sans-abri, mais pas pour dis­cuter théologie », regrette Bede Ger­rard, anglican devenu orthodoxe. En revanche, les espoirs d’unité chré­tienne qui étaient apparus dans les années 1970 semblent avoir disparu.
« L’idée que nous serions rapidement un corps uni ne s’est pas concrétisée »,
constate le prêtre ortho­doxe Stephen Platt.
La situation s’est encore compliquée ces dernières années avec les divisions à l’intérieur de l’Église anglicane, tiraillée autour de la nomination des évêques femmes et homosexuels.
«Il y a aujourd’hui plus de diffé­rences entre les anglicans conservateurs et libéraux qu’entre les différentes confessions chrétiennes»,
constate le prêtre angli­can Hugh Lee.
Après un demi-siècle de discussions œcu­méniques, et un siècle de prière pour l’unité des chrétiens, le bilan semble donc très som­bre.
« Comment peut-on ainsi diviser le corps du Christ ? », s’interroge Bede Gerrard, outré. Mais avec le recul, il concède que l’impression de chaos actuel n’est pas forcément négative. « Il nous a fallu cinquante ans pour nous mettre dans cette pagaille, conclut Bede Gerrard. Mais c’est une pagaille
meilleure qu’autrefois. »

ÉRIC ALBERT

DEMAIN :
À Moscou, les relations entre orthodoxes et catholiques s’améliorent.
La situation s’est compliquée ces dernières années avec les divisions à l’intérieur de l’Église anglicane, tiraillée autour de la nomination des évêques femmes et homosexuels.

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Publié dans infos diverses

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