31 Decembre,infos

Publié le par Père Jean-Pierre

ANKARA, 31 déc 2007 (AFP) - Turquie: la police déjoue un attentat contre un prêtre chrétien turc (presse)

La police turque a arrêté samedi un suspect turc qui voulait s'en prendre à un prêtre protestant turc d'une église d'Antalya, dans le sud de la Turquie, rapporte lundi la presse turque.

Le suspect, présenté par ses seules initiales, M.T, est âgé d'une vingtaine d'années et voulait commettre un attentat à main armée contre le père Ramazan Arkan, prêtre de l'église protestante de cette ville du littoral méditerranéen, selon le journal Milliyet.

Contacté au téléphone par l'AFP, un employé de cette église, Erkan Utku, n'a pas souhaité commenter les informations mais a indiqué avoir reçu "plusieurs" menaces dans le courant de 2007.

"Il se peut que cette personne soit venue à l'église pour nous parler mais beaucoup de gens viennent ici, je m'en souviens pas", a-t-il dit.

Selon les journaux, le suspect qui se serait rendu à deux reprises à l'église avant d'être appréhendé par les forces de l'ordre, a indiqué aux policiers avoir décidé de tuer le prêtre Arkan car "les missionnaires (chrétiens) influencent négativement les jeunes" turcs.

Il devrait comparaître lundi devant une cour pour y être inculpé.

Cet incident est la dernière d'une série d'agressions et de tentatives d'attaques visant des chrétiens, qui ont alimenté la crainte d'une augmentation de l'hostilité à l'encontre des non-musulmans en Turquie au moment où ce pays est pressé par l'Union européenne de promouvoir la tolérance ethnique et religieuse.

Le 16 décembre, un prêtre catholique, le père Adriano Francini de l'église Saint Antoine à Izmir, sur la côte de la mer Egée, a été poignardé et légèrement blessé par un Turc.

Le 18 avril, trois protestants ont été égorgés à Malatya (est).

Le 5 février 2006, un prêtre catholique a été assassiné par balles dans la ville de Trabzon (nord-est).

Cinq jours après ce meurtre, un prêtre catholique en poste à Izmir a affirmé avoir été agressé par un groupe de jeunes et un prêtre catholique français, le père Pierre Brunissen, a été blessé cinq mois plus tard au couteau dans la ville de Samsun (nord) par un homme décrit comme un malade mental.


EXPLICATION

En Inde, les heurts entre hindous et chrétiens ont fait plusieurs morts

Les célébrations de Noël ont ra­vivé des tensions déjà existantes entre communautés chrétiennes et hindoues.

Que s’est-il passé la nuit de Noël ?

Pour les 100 000 chrétiens du dis­trict tribal de Kandhamal, dans l’État d’Orissa (est du pays), les célébrations de Noël ont culminé dans la violence. Il a suffi d’une étincelle, en apparence anodine, pour rallumer le feu des haines communautaires. À l’origine : une dispute entre chrétiens et hindous, le 24 décembre, à propos de l’érec­tion d’une arche de bienvenue des­tinée à marquer la fête religieuse dans le village de Brahmanigaon. Le lendemain, trois églises étaient réduites à des décombres calcinés, 12 autres vandalisées, et les actes « punitifs » d’extrémistes hindous
contre les institutions chrétien­nes se multipliaient. Les heurts se sont propagés au district, faisant un mort et 25 blessés, et poussant les autorités à imposer le couvre-feu.
Dans quel contexte ces événements se sont-ils déroulés ?

Ces violences ont coïncidé avec les protestations du Vi­shwa Hindu Parishad (VHP), une branche hindoue radicale, à propos d’une attaque perpétrée la nuit de Noël contre leur activiste Swami Laxmananad Saraswati. Les chrétiens de Brahmanigaon, menés par l’influent politicien Radha Kant Nayak, auraient arrêté son véhicule et l’auraient frappé.
« Les missionnaires veulent convertir la population tribale, et je suis perçu comme un obstacle à leur projet », accuse cet hindou. Les chrétiens, eux, dénoncent le
« règne de la terreur »
imposé par le VHP et ses sympathisants, les empêchant de célébrer Noël.
Les jours suivants, la situation s’est enlisée, dégénérant de part et d’autre, au point d’inquiéter New Delhi qui a envoyé des renforts paramilitaires pour rétablir le calme. Mais, après l’incendie d’un commissariat de police par une foule d’hindous, les forces de l’ordre ont ouvert le feu, tuant trois hommes.
À ces morts s’ajoutent un bilan de 19 églises détruites, des dizaines de maisons saccagées, et la peur qui plane désormais sur les villa­ges. Des marches de prière pour la paix devaient réunir des responsa­bles politiques et religieux, ainsi que des militants des droits de l’homme, en plusieurs localités de l’Orissa.

Pourquoi ces tensions persistantes ?

Dans certaines régions tribales de l’Inde, la tension entre le clan des chrétiens et celui des brigades de l’Hindutva est une réalité, exacer­bée par le radicalisme hindou. En Orissa, chacun garde en mémoire le meurtre du missionnaire Graham Staines et de ses deux fils, brûlés vifs en 1999 par un fanatique. Les groupes pro-hindous accusent les chrétiens, qui représentent 2,3 % de la population, de procéder à des
« conversions forcées » auprès des communautés pauvres. Les tensions ont poussé plusieurs États à promul­guer des lois anti-conversion. Mais pour les exclus, qu’ils soient dalits ou tribaux, la conversion est souvent le seul moyen d’échapper à rigidité du système des castes et à la misère dont ils sont les victimes.
VANESSA DOUGNAC
(à New Delhi)
 
 

lun. 31 déc. 2007

L'œuvre ascétique de saint Ephrem le Syrien - 1

Icne_ephrem_le_syrien Nous nous proposons de publier chaque semaine un extrait de l’œuvre ascétique de saint Ephrem le Syrien. Cette publication n’a aucune visée universitaire. Elle est donc dépouillée de tout apparat critique et ne comprendra pas ordinairement de commentaire. Le texte nous semble immédiatement compréhensible et propre à servir l’édification du lecteur qui aura pour seule tâche d’adapter à sa situation présente cet enseignement donné par saint Ephrem à des moines. Et encore, cette adaptation ne sera nécessaire qu’à propos des aspects pratiques et non des exigences spirituelles qui sont identiques pour les moines et pour les laïcs. Un mot de l’auteur : Ephrem le Syrien est le grand auteur classique de l’Eglise syrienne. Né à Nisibe en 306, il devint diacre avant 338 et le resta toute sa vie. Lorsque les Perses prirent la ville de Nisibe en 363, il s’exila avec les chrétiens et partit avec eux s’installer à Edesse sous la protection romaine. C’est là qu’il fut à la fois exégète, polémiste, prédicateur et poète. Il ne parlait pas le grec, mais ses œuvres furent assez vite traduites surtout en grec et, souvent, “adaptées.” Il mourut vers 373. Le premier texte que nous proposons, le montre au terme de son exode, arrivant dans la ville d’Edesse.

Lire la suite "L'œuvre ascétique de saint Ephrem le Syrien - 1" »

dim. 30 déc. 2007

Recension : "Père Païssios, moine du Mont-Athos, Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont-Athos (1809-1886)"

Passios_hadjigeorgis Père Païssios, moine du Mont-Athos, Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont-Athos (1809-1886). Traduit du grec par Sœur Svetlana Marchal avec la collaboration des sœurs du monastère Saint Jean le Théologien, Éditions du Monastère Saint Jean le Théologien, Souroti de Thessalonique, Grèce, 9e édition, 2007, 103 p.
Ce petit livre, écrit par le Père Païssios, l’un des plus grands et plus célèbres spirituels orthodoxes du XXe siècle, retrace la vie et brosse le portrait d’un grand ascète athonite du XIXe siècle, le Père Georges, dont le nom est précédé de Hadji, mot turc qui désignait les personnes ayant effectué un pèlerinage aux Lieux Saints.
Le Père Païssios n’a connu ni le Père Georges ni ses disciples, et c’est auprès de ses petits-enfants spirituels de la Sainte Montagne qu’il a pu, dans les années cinquante du siècle dernier, recueillir les informations qui lui ont permis de composer cette hagiographie.
Le Père Georges manifesta dès son enfance un goût prononcé pour l’ascèse. Devenu moine au Mont-Athos alors qu’il était encore adolescent, son rayonnement ne tarda pas à attirer auprès de lui de nombreux disciples qui constituèrent plusieurs communautés sur la Sainte Montagne et en dehors. La Père Georges donna comme règle à ces communautés la prière continuelle et le jeûne perpétuel intégral, c’est-à-dire outre l’abstention de tout produit d’origine animale, l’abstention de toute graisse végétale même les jours où sa consommation est autorisée. Cette dernière pratique, attira au Père Georges et à ses disciples, de la part d’autres moines et de certaines autorités ecclésiastiques, le reproche d’outrepasser les canons.

Lire la suite "Recension : "Père Païssios, moine du Mont-Athos, Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont

Publicité

Publié dans infos diverses

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article