Nouvelles de St Serge
Publié le par Père Jean-Pierre
vendredi. 14 déc. 2007
L’archiprêtre Nicolas Cernokrak a été élu ce soir doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris par le conseil des professeurs. Père Nicolas est notamment professeur de Nouveau Testament et de théologie ascétique, ainsi que responsable de la Formation théologique par correspondance, à l’Institut Saint-Serge et recteur de la paroisse Saint-Séraphin-de-Sarov et la protection de la Mère de Dieu à Paris. Pour une présentation plus détaillée, voir ce document.
Photographie : le père Nicolas à l’Institut Saint-Serge (source)
Rédigé le ven. 14 déc. 2007 à 21:22 dans Actualités-France | Lien permanent
L’Institut Saint-Serge élit son doyen
Rapport du Doyen Archimandrite Job pour son mandat du 17 décembre 2005 au 14 décembre 2007 :
Le 16 décembre 2005, avant même d’être élu, je présentais les grands axes de ma vision de la réforme de l’Institut qui se résumait en trois points (voir PV du 16 décembre 2005) :
« 1. Repenser les structures administratives de l’Institut de façon à se fournir les meilleurs moyens pour résoudre le problème financier en recueillant des fonds et le tarissement des étudiants candidats à un cursus à notre Institut.
« 2. Revoir le programme de l’enseignement, en partie obsolète ou formellement inadapté (réforme LMD pour la normalisation internationale).
« 3. Mettre en place un réseau de collaboration internationale avec les différentes facultés de théologie, et intensifier la communication à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Institut ».
Depuis mon élection, nous avons eu, avec la bénédiction de Monseigneur le Recteur, 21 réunions du conseil des professeurs en 2 ans, dont les dates et les heures ont été fixées par le conseil lui-même sur le principe de consensus. Je tiens à signaler qu’il y avait en moyenne 8 personnes présentes sur un total de 18 membres. Je dois dire que je me suis toujours opposé à réunir de petits conseils parallèles, réunissant un petit groupe de professeurs privilégiés, estimant que j’étais le doyen de l’ensemble du corps enseignant et que le Conseil des professeurs était le lieu désigné pour mener nos concertations.
Le 10 février 2006, j’ai présenté un programme intitulé « Construire ensemble l’avenir de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge » qui résumait les discussions qui avaient eu lieu lors des conseils tenus depuis le 12 janvier 2006, et dont les réformes envisagées concernaient :
1. La réforme de l’enseignement universitaire avec l’adoption du LMD ;
2. La réforme de la Formation Théologique par Correspondance ;
3. La création d’une Formation Théologique et Pastorale ;
4. La création de programme de formation générale ;
5. Le réaménagement de la bibliothèque ;
6. L’aménagement de la vie liturgique ;
7. Le réaménagement du bâtiment administratif ;
8. La création de locaux d’habitation pour les étudiants ;
9. La création d’un personnel pour les Presses Saint-Serge ;
10. Le réaménagement de la librairie ;
11. La création de bourses d’étudiants ;
12. Le réaménagement du site internet de l’Institut ;
13. La révision des statuts.
Par rapport à ce projet qui laissait se dessiner de véritables « travaux d’Hercule », je pense que le corps enseignant peut se réjouir qu’après deux ans de travaux, nous avons réussi à accomplir, avec la bénédiction de Monseigneur le Recteur, les étapes suivantes :
1. La mise en place d’un nouveau cursus d’enseignement universitaire sur la base du LMD : ce programme, fruit de longues concertations facultaires, fut finalement adopté au Conseil des professeurs du 31 mai 2006. Par ailleurs, après plusieurs concertations et finalement la décision du Conseil des professeurs du 9 mars 2007, l’école doctorale « Religion, Culture et Société » est conjointement créée avec l’Institut Catholique de Paris et la Faculté Protestante de Théologie de Paris, visant à la reconnaissance par l’état de tous nos diplômes universitaires.
2. La mise en place d’une nouvelle Formation Théologique et Pastorale : ce programme dont la préparation du projet avait été confié au Père Nicolas Ozoline fut finalement adopté au Conseil des professeurs du 31 mai 2006.
3. La réforme de la Formation Théologique par Correspondance : suite à la décision du Conseil des professeurs du 31 mai 2006 qu’elle soit en conformité avec le programme de licence de théologie, un nouveau programme a été préparé par le directeur de la FTC, le père Nicolas Cernokrak et moi-même lors de l’été 2006, et fut adopté par le Conseil des professeurs du 2 octobre 2006. Par ailleurs, le programme de la Formation Théologique par Correspondance en langue russe a été revu et remanié par mon assistant, M. Konstantin Vetochnikov, et moi-même. Il a été remis au directeur de la FTC, le père Nicolas Cernokrak, qui doit le présenter d’abord aux professeurs concernés avant de la soumettre au Conseil des professeurs pour approbation.
4. Dans le cadre de la formation générale, il a été organisé par l’Institut, sur deux ans, six colloques qui ont été approuvés par le Conseil des professeurs, et plus d’une dizaine de conférences, en plus des nombreuses sessions et séries de conférences de la Formation Théologique et Pastorale. Je tiens à remercier plus particulièrement le Professeur André Lossky qui se charge du secrétariat et de l’organisation des Semaines d’études liturgiques. Je veux remercier également le père Nicolas Cernokrak et le professeur Stefan Munteanu pour leur participation dans la préparation du colloque biblique prévu en février 2008.
5. Depuis le 23 septembre 2006, nous avons un nouveau site internet, élaboré par notre webmaster et ancien étudiant Alexandre Lacaille. Ce site, régulièrement mis à jour, a en moyenne 160 visites par jour. Il a atteint le nombre de 6 000 visites pour le seul mois de juin 2007. Je tiens à remercier, en plus de M. A. Lacaille, le père Ambroise et M. Nicolas Kazarian pour leur aide dans la mise à jour du site.
6. Pour ce qui est de la vie liturgique, des dispositions ont été prises par le père inspecteur et moi-même pour que la célébration de tous les offices à l’église en semaine, matin et soir, soit assurée par des prêtres enseignants ou étudiants de l’Institut, et que les étudiants y participent. Les étudiants internes doivent y participer obligatoirement. Ceci est maintenant rentré dans l’ordre, ce qui n’était pas le cas, il y a deux ans.
7. Répondant à mon engagement, le jour de mon élection, de mettre en place un réseau de collaboration internationale avec les différentes facultés de théologie, j’ai renouvelé et établi de nombreux contacts internationaux : avec les facultés roumaines de Cluj, Alba Iulia et Iasi, l’Université Saint-Tikhon et l’Académie de Théologie de Moscou, l’Académie de Théologie de Kiev, l’Académie de Théologie de Varsovie et l’Institut de théologie orthodoxe de Bielostok, l’Institut de théologie orthodoxe de Balamand, l’Institut de théologie orthodoxe de Cambridge, le Séminaire Saint-Vladimir à New York, le Séminaire Sainte-Croix de Boston, la faculté de théologie de Belgrade, l’Institut Pontifical Oriental de Rome. Ces contacts ont nécessité de nombreux déplacements à l’étranger pour participer à des colloques et à des réunions qui très souvent ont comme point de départ un contact personnel. Je crois que l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux étudiants en octobre 2007 (13 nouveaux en licence 1 par rapport à une moyenne habituelle de 4 ou 5 étudiants) s’explique en grande partie par ces contacts internationaux et par le renouvellement de notre site internet. Je tiens à remercier plus particulièrement le père Nicolas Ozoline pour les contacts permanents qu’il entretient avec l’Université Saint-Tikhon à Moscou ainsi qu’avec les facultés roumaines de Cluj et d’Alba-Iulia, ainsi que le professeur Stefan Munteanu que j’ai délégué comme représentant de l’Institut à la consultation des facultés de théologie européennes à Tartu et à la consultation des universités partenaires de l’Université de Cluj.
8. Le dernier point qui a particulièrement attiré mon attention durant ces deux années sont les finances et la révision de nos statuts et structures administratives. Dans une déclaration mise en ligne sur internet le 1er décembre 2007, avec la bénédiction de Monseigneur le Recteur, j’affirmais que « Nos conditions, nos ressources, nos moyens, n’ont pas changé, et c’est un mal. [...]notre structure actuelle nous pénalise et nous paralyse, qu’elle rend difficile, voire impossible d’emprunter, d’investir, et même de recueillir des dons et des subventions ». Sur ce point, j’avais chargé, avec la bénédiction de Monseigneur le Recteur, Mlle Nathalie Schmemann de réunir un groupe de travail composé de M. Serge Galievsky et de M. M. Feuillebois de l’AMEITO et de M. Ivan Cheret, alors trésorier de l’Archevêché de la rue Daru. Ce groupe de travail s’est réuni régulièrement en 2006 et a abouti à la proposition de créer une « Fondation Institut Saint-Serge ». Si l’objectif que nous nous étions fixé était que la Fondation voie le jour en janvier 2008 pour que son Conseil d’administration puisse mettre en route les réformes administratives et financières nécessaires, je dois dire que ce projet a été entre autres retardé par le fait que l’Assemblée générale de l’Association ITO, composée essentiellement des professeurs de l’Institut, n’a pu délibérer, le 25 juin 2007 car elle fut convoquée dans formation ordinaire, ni même le 4 octobre 2007 faute de quorum. Elle n’a pu délibérer que le 26 octobre 2007, malgré l’absence du quorum, simplement du fait que les statuts actuels n’exigent pas de quorum pour la reconduite d’une assemblée générale extraordinaire. L’autre frein est l’attente de la convocation d’une assemblée générale extraordinaire du diocèse et d’une assemblée générale extraordinaire de la SARL SISP, l’actuelle propriétaire des lieux, mais cela dépasse mes compétences et ma responsabilité.
9. Finalement, en ce qui concerne le projet de rénovation, M. I. Chéret, Mlle N. Schmemann et moi-même avons consulté un cabinet d’architectes qui a entrepris une étude qui prévoit un projet global de rénovation d’envergure incluant l’aménagement d’une salle de lecture de bibliothèque, salle de conférence, la restauration de l’ancienne usine de cierges, du bâtiment administratif et de l’église, le tout s’élevant à 2 000 000 euros. Un dossier de demande de subvention à été déposé à la Mairie de Paris qui a reçu l’appui favorable du Maire, M. B. Delanoë. Cependant, ce projet de rénovation dépend directement de la mise en place de la Fondation Saint-Serge qui seule pourra accueillir la subvention et récolter les fonds nécessaires pour de tels travaux.
Beaucoup de choses restent à faire :
1. L’urgence, à mon sens, est la mise en place de la Fondation et de son Conseil d’administration qui veillera au bon fonctionnement de l’Institut et à l’exécution des travaux de restauration et de la création de locaux additionnels d’habitation pour les étudiants.
2. La mise en place de la Fondation implique également la création d’un Conseil scientifique (prévu par les statuts de la Fondation) qui veillera à coordonner la recherche théologique, l’organisation des colloques et le programme éditorial des Presses Saint-Serge.
3. La Fondation devra également mettre en place une campagne de levée de fonds nécessaires pour les travaux de même que pour la création de bourses d’étudiants.
4. Aussi, il faudra développer les contacts que j’ai établis ces deux dernières années avec des bienfaiteurs en France, en Russie, en Ukraine et en Grèce. Enfin, il faudra, avec l’aide du conseil scientifique de la fondation et le conseil des professeurs réfléchir à l’organisation de conférences grand public, particulièrement autour des axes de réflexion « christianisme et culture » et « dialogue interreligieux » qui préoccupent particulièrement l’Etat français et qui sont à la fois des domaines où notre Institut peut apporter sa contribution et recevoir en retour des subventions.
Archimandrite Job Getcha
Paris, le 14 décembre 2007
