infos du 10 Decembre

Publié le par Père Jean-Pierre

  !!!
Vraiment !!!trop bon !


Le métropolite russe Kirill de Smolensk a été reçu vendredi par Benoît XVI, signe de l’amélioration évidente des relations catholiques-orthodoxes

ROME

De notre envoyée spéciale permanente

C
omment faire revenir le patriarcat de Moscou à la table des discussions ? Car si le dialogue entre orthodoxes et catholiques a fait un pas en octobre, l’absence des orthodoxes risque de le rendre inopérant. À Ravenne, en octobre, catholiques et orthodoxes se sont mis d’accord sur la nécessité, pour l’une et l’autre des deux Églises, de reconnaître au niveau universel la nécessité d’un « primat », qui reviendrait à l’évêque de Rome mais selon les modalités où elle était exercée au premier millénaire, avant le schisme. Avancée considérable,
tant la division entre catholiques et orthodoxes s’est cristallisée, dès le début, sur le problème de la primauté reconnue ou non à Rome. Et même s’il reste à en dé­finir la nature, et le type d’autorité sans juridiction qui peut revenir à l’évêque de Rome.( ah oui ? )Mais cette prochaine étape ne serait d’aucune utilité si le patriar­cat de Moscou – numériquement le plus important au sein de l’or­thodoxie mondiale – ne participait pas à ce dialogue. Or la réunion de Ravenne a été marquée par leur départ spectaculaire, dû à des dis­sensions internes entre orthodoxes, notamment à la rivalité entre Mos­cou et le patriarcat œcuménique de Constantinople.
Depuis, Rome s’efforce donc de recoller les morceaux......... Le 30 no­vembre, pour la Saint-André, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, s’est rendu comme chaque année au siège du patriar­cat œcuménique à Istamboul, por­teur d’un message du pape.
« J’ai insisté dans nos conversations pour

que soient résolues les divergences, et Bartholomeos I

er
m’a répondu qu’il était d’accord, qu’une division entre orthodoxes ne servait à rien », !
confiait jeudi le cardinal dans un grand entretien à
L’Osservatore Romano.

Même message transmis du côté de Moscou. Le métropolite Kirill, souvent présenté comme seconde autorité de l’orthodoxie
russe, était à Rome ce week-end, rencontrant vendredi Benoît XVI pour la seconde fois. « Le problème,

explique-t-on au Conseil pontifical pour l’unité,
c’est que deux concep­tions différentes de l’unité orthodoxe s’affrontent : Moscou refuse la pri­mauté de Constantinople et plaide pour une communion d’Églises autonomes. » Dans le même temps cependant, les Russes sont tout à fait conscients de l’importance de continuer le dialogue avec
les catholiques sur le sujet de la primauté.
La rencontre entre Kirill et Benoît XVI montre en tout cas combien le climat s’est amélioré entre Moscou et Rome.
« Le ton de Moscou a changé, constate-t-on au Vatican. Il est beaucoup moins agressifà notre encontre.» «La rencontre avec le pape est, pour nous, sans aucun doute, une étape très positive pour le développement de nos rapports », a affirmé de son côté le métropolite Kirill, dans un entretien publié vendredi par

L
Osservatore Romano. Certes, cela n’empêche pas l’Église russe de répéter encore et toujours ses griefs d’un prosélytisme dont se rendraient coupables, à ses yeux(sic), les catholiques de Russie. Mais c’est un argument essentiellement à usage interne, pour l’aile la plus réfractaire à ce rapprochement. Et, même si pour l’instant aucune date n’est avancée, une rencontre entre le patriarche Alexis II de Moscou et Benoît XVI est désormais clai­rement envisagée.
ISABELLE DE GAULMYN

Une rencontre entre Benoît XVI et Alexis II de Moscou est envisagée.

 
 

lun. 10 déc. 2007

Bloc-notes de Jean-François Colosimo

Jfc Ingrid Betancourt, l’anamnèse, et la France. Vices et vertus de l’Amérique. Au fond du chaudron libanais. L’Europe a rendez- vous au Kosovo. Remarque sur une liberté de l’Eglise de Russie. Une encyclique papale qui n’ignore pas les coups de patte.

Lire la lettre d’Ingrid Betancourt que Le Monde a eu raison de donner en intégralité. La lire en compassion et en gratitude. Lire ses mots de prisonnière, venus du fin fond de l’Amazonie, sur ses enfants, sur ses espoirs, sur sa désespérance. Et relire ses mots sur la France. Des mots opportuns, certes, pour ouvrir à la sommation, en forme de supplique, du président Sarkozy. Des mots vrais surtout. Une parole qui vaut rappel. Comme de ces éclairs qui, heureusement, surprennent en les zébrant les grandes nuits de l’oubli. Comme une anamnèse salutaire. La France, qu’évoque et qu’appelle cette missive jetée par delà les océans, qu’elle convoque, n’existe peut- être plus chez nous. Mais elle existe là- bas. Et le monde nous redit qu’il n’est pas prêt à faire sans elle, qu’il refuse notre abdication.

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