Approches de la Prière de Jésus(extraits)
| Approches de la Prière de Jésus
1-Des divers modes de prière - De la prière orale et vocale La prière orale et vocale dite avec attention est le commencement et la cause de l'oraison mentale ; et alors nous apprendrons facilement à prier aussi par l'esprit seul dans le silence de notre cellule intérieure. Celui qui prie des lèvres et de la voix, mais sans attention, fait monter sa prière en l'air mais non vers Dieu. Il ne s'entend pas lui-même, il se laisse entraîner par des distractions, ses pensées errent au loin dans des préoccupations tout étrangères à la prière. Pareille prière dite sans attention est mutilée, détruite par les distractions. L'attention doit absolument accompagner la prière. " La racine de la vie monastique, c'est la psalmodie " (Saint Isaac le Syrien). Frères, soyons attentifs pendant les prières orales et vocales que nous prononçons lors des services à l'église et dans la solitude de nos cellules. " Maudit soit celui qui accomplit l'œuvre de Dieu avec négligence " (Jér. 48, 20). Nous devons concentrer toute notre activité sur la prière incessante ; celle-ci conduit en effet le chrétien à un état qui favorise la venue du Saint-Esprit. Toutefois, il ne faut pas changer souvent la formule de la prière, car, comme le remarque Saint Grégoire le Sinaïte, les arbres souvent transplantés ne prennent pas racine. Celui qui a repoussé avec dégoût toute forme de vagabondage mental (de distractions), voit le maître dans la cellule intérieure de son cœur. Le fondement de toutes les vertus se trouve dans le jeûne, dans la veille et dans la vigilance. Silence et solitude : Lutte contre la colère : Refus du dialogue avec les pensées : Les passions agissent sur le sang : Dangers de la vanité : La maturité est nécessaire : S'examiner soi-même : L'oraison mentale : La place du repentir : Témoignage des Pères : Comment vaincre la colère ? Le Christ répondit à Païssios le Grand : " Si tu veux vaincre la colère et l'emportement, ne désire rien, ne hais et ne méprise personne ". Pour garder la paix de l'âme, il faut écarter de soi l'acédie, selon la parole du Siracide : " La tristesse en a tué beaucoup, et il n'y a pas d'utilité en elle " (Sir. 30, 25). Il faut à tout prix éviter de juger les autres. Persévère dans les commandements de l'Evangile : Que la prière et la lecture des livres saints deviennent ta principale occupation ; accorde aux autres affaires une importance secondaire ; quant aux affaires mondaines, sois indifférent envers elles et, si tu le peux, ne t'en mêle pas du tout. Si tu t'enivres, la sainte paix cessera d'œuvrer en toi. Si tu te mets en colère, son action s'interrompra pour longtemps. Si tu te permets d'être insolent, elle cessera d'agir. Si tu te permets de te délecter de pensées voluptueuses, elle t'abandonnera pour longtemps. Comment lutter : La nuit convient particulièrement bien à la pratique de la Prière de Jésus grâce au silence et à l'obscurité. Le nom divin révèle les passions : Lorsqu'en pratiquant la Prière de Jésus, nous constatons en nous une agitation inhabituelle et un bouillonnement des passions, ne nous laissons pas vaincre à cause de cela par l'acédie et par la perplexité. Au contraire, reprenons courage et préparons-nous à l'effort spirituel, à l'invocation très attentive du Nom du Seigneur Jésus, car en réalité nous avons reçu le signe évident que la Prière de Jésus a commencé de produire ses effets. Ne pas se décourager : au début, cette pratique apparaît comme extraordinairement aride, on rencontre pour commencer des ténèbres impénétrables, la dureté et l'insensibilité du cœur. Cette remarque ne doit pas nous jeter dans l'acédie et dans le découragement. Quand la prière commence à agir : Ceux qui recherchent avec imprudence les états élevés de la prière, surtout s'ils sont obstinés et guidés par un esprit de présomption et d'orgueilleuse suffisance, sont toujours marqués du sceau de l'exclusion. Le maître de la prière, c'est Dieu : la vraie prière est un don de Dieu. C'est Dieu lui-même qui fait peu à peu progresser dans la prière. La vigilance spirituelle est le silence du cœur, elle est l'attention à soi-même, libre de toute pensée.
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