Un mot du Père Doyen sur le projet de Fondation Institut Saint-Serge

Publié le par Père Jean-Pierre

 Un mot du Père Doyen sur le projet de Fondation Institut Saint-Serge

(JPG) Chers amis,

Le monde, autour de nous, a changé. L’Institut, lui, n’a pas changé. Faut-il absolument s’en réjouir ? Notre liturgie, notre théologie, notre enseignement n’ont pas changé, et c’est un bien. Nos conditions, nos ressources, nos moyens, n’ont pas changé, et c’est un mal. Car, l’Institut, né de la révolution de 1917, est entré, comme nous tous, dans un monde nouveau depuis 1989. Un monde qui est toujours plus un village planétaire. Un monde qui se décline en globalisation, transparence, communication. Un monde qui nous met au défi de montrer combien la tradition peut être créatrice. Or comment cela pourrait-il nous faire peur ? Trouver pour chaque époque la manière la plus vivante de témoigner, c’est précisément tout l’esprit de nos pères, tout l’héritage des fondateurs de Saint- Serge.

Seulement voilà, aujourd’hui il y a urgence.

Laissez-moi vous faire quelques confidences pour que vous compreniez exactement notre situation. Les bâtiments, l’immobilier ? Saviez-vous que les réparations demandées par la Mairie de Paris et la Préfecture de police ainsi que les aménagements nécessaires à notre développement se comptent en millions d’euros ? Le juridique, le financier ? Saviez- vous que notre structure actuelle nous pénalise et nous paralyse, qu’elle rend difficile, voire impossible d’emprunter, d’investir, et même de recueillir des dons et des subventions ? Laissez-moi vous citer un chiffre, un seul, pour finir de vous convaincre : la propriété « Saint-Serge », déclarée jusqu’ici pour une valeur de 72 000 francs, est en fait estimée à 3 850 000 euros ; tout projet d’envergure déclencherait immédiatement une réévaluation dont le fisc prélèverait 50%, soit 1 920 000 euros !

Aujourd’hui, la réforme ne peut plus attendre.

Mais comment l’accomplir ?

Comment faire pour être aux normes, pour évoluer, et pour rester indépendants ? J’ai consulté. J’ai demandé leur avis à des personnes autorisées au sein de l’Église et hors de l’Église, à des gens d’expérience, à des experts, à des architectes, à des avocats. Je me suis renseigné auprès des autorités civiles, de la mairie, des ministères, du Conseil d’État.

Tous ont dit : « Créez une fondation ! »

Seule une fondation peut nous aider, en effet, à répondre à tous les problèmes que nous rencontrons. Et nous permettre de rester nous-mêmes.

Une fondation, ce n’est jamais qu’un instrument. Clair. Neutre. Souple. Efficace. Respectueux de notre identité et de notre liberté.

Créer une fondation ce n’est pas changer les fondamentaux de Saint-Serge, c’est les assurer pour le présent et dans le futur.

D’éminentes personnalités nous ont déjà fait confiance en rejoignant le Conseil d’Administration. Vous connaissez forcément l’un ou l’autre d’entre eux. Ce sont : Mme Hélène Carrère d’Encausse (secrétaire perpétuel de l’Académie française), Mme Gilberte Beaux, M. l’Académicien Nicolas Grimal (professeur au Collège de France), M. Georges Koutya (ancien président de la Banque du Liban), M. Michel Candessus (ancien président de la Banque de France et ancien directeur du FMI) et M. le Pasteur Jean-Arnold de Clermont (président de la Conférence des Églises européennes). Je les en remercie. Leur encouragement nous est plus que précieux. Leur sagesse nous conforte. Leur amitié nous réconforte.

Viendront se joindre à eux : M. Michel Feuillebois (membre du Conseil d’Administration de l’AMEITO), un représentant du corps professoral de l’Institut Saint-Serge et un représentant du personnel administratif de l’Institut Saint-Serge. Notre archevêque, le Ministre de l’Intérieur et le Ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche ou leur représentant seront membres de droit de ce Conseil d’Administration ainsi composé de douze personnes, dont au moins huit orthodoxes, un catholique et un protestant.

Mais aujourd’hui, chers amis, je veux pouvoir aussi compter sur vous, sur votre confiance. Puisque vous désirez également, je n’en doute pas, « montrer du zèle », selon le mot de l’Apôtre, « pour le plein épanouissement de l’espérance » (Hébreux 6, 11). L’avenir de Saint-Serge nous concerne tous. Et c’est ensemble que nous le construirons. Vous voulez que nous en discutions ? Je le comprends. Ecrivez-moi à l’Institut ou à l’adresse mail suivante : fondation@saint-serge.net. Je tâcherai de répondre à toutes vos questions.

Bien à vous en Christ, seul Maître et Seigneur,

Le Doyen

Archimandrite Job (Getcha)

 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article