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Selon des tracts distribués dans le district de Chitradurga, les chrétiens « doivent abandonner immédiatement le territoire indien ou revenir à la religion mère de l’hindouisme ». S’ils ne le font pas, ils devront « être tués par tous les bons Indiens, qui démontreront ainsi leur virilité et leur amour de la patrie ».
Selon l’agence AsiaNews, ce tract a été distribué le 20 août, à des milliers d’exemplaires. Il liste les « crimes » des chrétiens : « ils traitent tout le monde de la même manière, avec amour et compassion, aident les pauvres pour les convertir, éduquent les orphelins et les convertissent ; proposent des soins gratuits pour les plus démunis, permettent les mariages libres et ignorent le système des castes ».
Le texte est signé des groupes extrémistes hindous qui se déchaînent depuis quelque temps contre l’activité sociale des chrétiens du Karnataka, fait observer l’agence.
« La circulation de ces tracts est endémique. C’est seulement le dernier acte d’une campagne anti-chrétienne déjà engagée dans l’Etat depuis quelque temps. Il y a des mois que, en toute liberté, les nationalistes attaquent les rencontres de prière, battent sauvagement les pasteurs chrétiens et brûlent nos livres sacrés. Certes, ce dernier acte fait encore plus peur parce qu’il invite à nous tuer ». commente Sajan K. George, président du conseil des chrétiens indiens.
C’est justement pour cela, disait-il, que « tous nos frères indiens, les media, et le gouvernement doivent intervenir : notre communauté a peur, et les extrémistes sont capables de tout. Cette odieuse bataille doit s’arrêter le plus vite possible, déchaînée par la politique sous le faux prétexte de la religion ».
Bien qu’environ 10% de la population égyptienne soit chrétienne, les coptes n’ont pas les mêmes droits que les musulmans.
En Egypte, une fatwa (sentence religieuse) lancée par le recteur de la faculté d’études islamiques de la prestigieuse université Al Azhar du Caire, condamne à mort un jeune de 25 ans, Mohamed Hegazy, et sa femme, qui ont embrassé le christianisme.
Militant politique, Mohamed Hegazy avait abandonné l’islam à l’âge de 16 ans, et il a maintenant demandé que le changement de religion soit enregistré sur sa carte d’identité. Constamment menacé, le jeune couple est condamné à vivre dans la clandestinité.
Camille Eid, journaliste et co-auteur d’un livre sur la situation des mussulmans qui ont demandé le baptême, s’est confié au micro de Radio Vatican :
« Chaque année, il y a des nouvelles de ce genre, que je récupère dans la presse arabe ou islamique en général. Par exemple, la presse algérienne a insisté ces derniers mois sur la conversion au christianisme de milliers d’algériens, surtout dans la zone habitée par les Berbères de Kabylie. Il y a des cas semblables en Turquie, en Tunisie, dans les pays du Moyen Orient, et le cas de Hegazy n’est donc pas isolé ».
Il précisait que l’université Al Azhar est « à la foi publique et religieuse, parce que le département des études religieuses a une autorité effective et ce n’est pas une fatwa lancée par n’importe quel groupe musulman : ses décrets religieux sont très écoutés ».
Pour ce qui concerne la situation des chrétiens en Egypte, l’auteur souligne qu’ils sont « libres de pratiquer leur culte, d’aller à l’église, de célébrer les mariages, les funérailles », mais « ils rencontrent des difficultés dans la construction, l’édification de nouveaux lieux de culte, la restauration de leurs églises ». « D’autre part, ajoute-t-il, les Coptes subissent une discrimination dans l’attribution de charges institutionnelles ».
Il précisait, à propos des chrétiens Coptes : « J’ai personnellement eu l’occasion il y a quelque temps de demander à l’un des chefs de l’Eglise copte pourquoi ils n’accueillent pas les demandes de baptême des musulmans désireux d’embrasser la foi chrétienne et il me disait qu’ils craignent que ce soit un piège des services secrets pour les mettre à l’épreuve et voir s’ils accueillent ou non ces demandes ».
S.B. Antonios Naguib, patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques, résidant au Caire,célébrera la divine liturgie avec la communauté copte en présence de Mgr Claude Bressolette, vicaire général de l’Ordinariat des catholiques des Eglises Orientales en France, et de Mgr Philippe Brizard, directeur général de l’Oeuvre d’Orient.
le dimanche 2 septembre à 11 heures
Chapelle Notre Dame d’Egypte, 15 rue Philippe de Girard - 75010 Paris
On compte environ 3000 Coptes catholiques en France, principalement à Paris et Marseille. Ils sont environ 225 000 en Egypte et 25 à 30 000 en diaapora.