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Publié le par Père Jean-Pierre

ven. 25 mai 2007
L’office d’action de grâce à Paris pour le rétablissement de la communion avec l’Eglise russe hors frontières
509962946_37b0a07114 Un office d’action de grâce, pour la restauration de la communion canonique avec l’Eglise russe hors frontières, a eu lieu le jeudi de l’Ascension, 17 mai, en soirée, dans la cathédrale Saint-Sava du diocèse de France et d’Europe occidentale de l’Eglise serbe. Un compte rendu se trouve sur cette page. Une vidéo d’une vingtaine de secondes peut être vue ici. Un album de photographies de l’office et de la table ronde est également en ligne. Mgr Luka avait adressé le message suivant aux participants :
"Je vous salue, dans la joie de la fête de l’Ascension, me réjouissant du rétablissement de la communion entre le Patriarcat de Moscou et l’Eglise russe hors frontières. Comme vous le savez, après la révolution soviétique qui fut une période de tentations et de martyres du peuple et de l’Eglise russe, l’Eglise et l’Etat serbe ont accueilli des milliers de réfugiés parmi lesquels il y avait des évêques, prêtres et moines.
L’Eglise orthodoxe serbe menée par l’amour et l’Esprit d’économie ecclésiastique a permis l’institution d’un synode de l’Eglise russe hors frontières à Sremski Karlovci, avec en tête le métropolite Antoine (Krapovitski) de bienheureuse mémoire.
Le métropolite Euloge dans ses Mémoires témoigne de cet amour du clergé serbe et du roi Alexandre pour le peuple russe exilé en Serbie. De même, il se rappelle la volonté de l’Eglise serbe de les intégrer pleinement dans la vie de l’Eglise et écrit ainsi dans ses Mémoires: « La hiérarchie serbe, ayant des sentiments fraternels envers nous, souhaitant que la voix d’un évêque de l’Eglise russe puisse aussi se faire entendre l’envoyât au « Congrès mondial des Eglises ».
Malgré de grandes difficultés que rencontra l’Eglise serbe durant le 20e siècle, y compris les pressions exercées par le pouvoir communiste athée, la communion eucharistique à la fois avec le Patriarcat de Moscou persécuté et martyrisé, et avec l’Eglise hors frontières fut sauvegardée et jamais rompue.
C’est ainsi que l’Eglise serbe fut la seule qui garda, par la providence divine, les liens profonds ininterrompus avec la plénitude ecclésiale panrusse ; comme le disait métropolite du Monténégro Amphiloque.
Bien évidemment, c’est, en premier lieu, le sang des nouveaux martyrs russes dont la mémoire fut soigneusement tenue par l’Eglise russe hors-frontières et dont la canonisation fut solennellement proclamée par le Patriarcat de Moscou lors de la célébration du millénaire du christianisme en Russie.
Cette union est d’une importance extraordinaire pour l’avenir et la mission authentique de l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique et de ce fait pour l’avenir du monde entier.
L’Eglise serbe a également connu la tragédie du schisme-raskol, et par cette expérience douloureuse sait que le Seigneur Jésus Christ « qui est notre paix, qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, ayant anéanti la haine par sa chair. » (Eph 2, 14,15) appelle nous tous à veiller sur ce don précieux qui est la communion eucharistique des Eglises.
Je souhaite que le miracle d’aujourd’hui qui est la réunification de deux ailes de l’Eglise russe nous soit l’exemple dans notre tache principale qui est l’édification du Corps du Christ."
Rédigé le ven. 25 mai 2007 à 01:27 dans Comptes rendus | Lien permanent
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