un blogueur palestinien soupçonné de "blasphème" détenu pour sa protection (sécurité)

Publié le par Père Jean-Pierre


06/12/2010 17:20
RAMALLAH (Territoires palestiniens), 6 déc 2010 (AFP) - Un blogueur palestinien soupçonné de "blasphème" détenu pour sa protection (sécurité)

Un blogueur palestinien arrêté à la fin du mois d'octobre pour des commentaires jugés blasphématoires envers l'islam est maintenu en détention pour sa propre sécurité, a-t-on appris lundi auprès de la sécurité palestinienne.

"Il est impossible de le relâcher parce que nous craignons qu'il ne soit tué par sa propre famille", a déclaré à l'AFP une source de la sécurité dans la ville palestinienne de Qalqilya (Cisjordanie), où a été arrêté le blogueur de 26 ans, qui signe sous le nom de Walid al-Husseini.

"L'affirmation par l'Autorité palestinienne que M. Husseini a blessé les musulmans n'est pas une raison pour le détenir arbitrairement", a estimé dimanche dans un communiqué Joe Stork, le vice-directeur du département Moyen-Orient/Afrique du Nord à Human Rights Watch (HRW).

Le blogueur, de son vrai nom Walid Hassayen, a été arrêté pour "blasphème envers le prophète et le Coran" en raison de ses écrits sur son blog et sur le site Facebook, selon HRW.

"Si la formulation d'opinions impopulaires par une personne l'expose à des représailles violentes, les autorités ont le devoir de la protéger, pas de restreindre sa liberté d'expression", a souligné l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Un billet daté du 29 novembre publié sur le blog de Walid Hassayen présente des "excuses aux musulmans et aux monothéistes dans le monde".

"Je présente mes excuses pour l'offense que j'ai faite à toutes les religions, en particulier à l'islam", écrit l'auteur de ce billet, qui se présente comme "Walid Hassayen, connu sous le nom de Walid al-Husseini.

Regrettant ses "attaques contre Dieu, le prophète Mohammed -- la paix soit sur lui -- le Coran et les autres livres saints", il assure faire cette démarche "de son plein gré et sans coercition de quiconque".

L'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) s'était également émue en novembre du sort du blogueur.

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