Staretz Alexis Metchev: Conseils spirituels

Publié le par Père Jean-Pierre

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Staretz Alexis Metchev: Conseils spirituels

Saint staretz Alexis
(1859-1923)

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Peu importe le péché que vous avez commis, repentez-vous, et Dieu sera heureux de vous accepter à bras ouverts. Soyez comme un enfant dans tout ce que vous faites: à la fois en matière de foi et les questions de la vie.

Veillez sur vous-même. Si vous voulez vivre une vie spirituelle - veillez sur vous-même. Chaque soir, rappelez-vous tout le bien et tout le mal que vous avez fait, rendez grâce à Dieu pour le bien et repentez-vous pour le mal.

Lorsque vous êtes loué - et que vous réalisez les lacunes que vous avez - alors ces louanges doivent vous couper le cœur comme un couteau et susciter une volonté de vous améliorer.

Méfiez-vous des pensées impures.

Si vous vous sentez tentés de pécher, inclinez-vous devant la Mère de Dieu à deux reprises avec la prière: "Très Sainte Mère de Dieu, par les prières de mes parents,sauve-moi pécheur!" Les esprits de vos parents se joindront au vôtre dans la prière.

Vous devez être attentif lors de la lecture de l'Evangile.

Comme la prière du Seigneur est l'Évangile raccourci, vous devriez vous préparer comme il convient avant de la dire.

Si vous jeûnez corporellement, jeûnez aussi spirituellement. Ne soyez jamais être effrontés, en particulier envers les aînés. Une tel jeûne dépassera le jeûne corporel.

Travaillez à l'éducation de vos frères et sœurs plus jeunes. Soyez un exemple pour eux et n'oubliez pas que si vous avez des défauts, ils peuvent facilement les imiter. Et vous aurez à en rendre compte au Seigneur.

Faire du bien est de notre devoir (contre la vanité).

Aucun acte impossible ne doit être entrepris, mais si vous avez décidé de faire quelque chose, vous devez, par tous les moyens, l'accomplir jusques à la fin. Sinon, vous allez l'abandonner une fois, deux fois, trois fois, et vous vous demanderez pourquoi vous avez même commencé, si cela n'a mené à rien. (La constance dans le bien est nécessaire à la croissance spirituelle).

Ne traitez jamais l'Evangile comme un livre de divination. Si une question importante se pose pour vous, demander l'avis d'une personne sage.

Vous devriez être dans la disposition de la prière avant de lire l'Évangile.

Soyez plus stricts, plus stricts dans votre voie de jeûne spirituel, c'est-à-dire apprenez à vous contrôler, à vous soumettre, à être doux.

Si vous voyez quelque chose de mal autour de vous,regardez-vous tout de suite, peut-être que vous êtes le coupable. Si vous êtes opprimés par de mauvaises pensées, surtout à l'église, réalisez devant qui vous vous tenez debout, ou ouvrez votre âme et dites: "Aide-moi, Mère de Dieu!"

Si vous êtes perturbés par quelques pensées importunes (venant du manque de foi, etc) alors que vous vénérez une sainte icône, priez jusqu'à ce qu'elles soient parties.

Vous devriez penser à vous-même comme à la plus mauvaise de toutes les personnes. Si vous voulez perdre votre sang-froid, pour vous venger, ou pour faire autre chose, vous allez vous y résigner plus tôt. Nous devons nous sauver nous-mêmes avec les autres. Vous devriez garder un œil sur vous et être indulgents pour les autres, les étudier afin de les traiter comme leur position, leur caractère, et leur humeur le demandent. Par exemple, un homme nerveux parce qu'il est inculte peut demander qu'une personne soit calme, et d'une autre qu'elle soit délicate, et d'une autre, autre chose - mais tout ceci n'est que folie, et nous devons donc nous garder strictement d'agir inconsidérémment.

Si une pensée vient par manque de foi, surtout avant de recevoir la communion, dire instantanément : "Je crois, Seigneur, viens en aide à mon peu de foi!"

En ce qui concerne la confession écrite, il ne suffit pas de faire la liste de tous vos péchés et d'arrêter, sans qu'il n'en résulte rien. Il est nécessaire que vos péchés deviennent pour vous répugnants, que tout cela soit brûlé à l'intérieur, à partir de votre cœur, quand vous commencez à vous rappeler de vos péchés - alors seulement le péché devient repoussant et ne sera pas recommencé, sinon vous allez aussitôt retomber dans tout cela. Et si vous oubliez vos péchés? Ce qui fait mal ne peut pas être oublié. Si une chose est pénible, je ne puis oublier qu'elle est là.

Il faut toujours dire la vérité. Si vous êtes obligés de mentir, vous devriez en parler à celui qui l'exige de vous et faire de votre mieux pour le sauver de cette erreur, en disant par exemple: "Je n'ai jamais dit un mensonge et ne le ferai jamais, et si vous en avez tant besoin, je ne le ferai que si vous en prenez la responsabilité ", et ainsi de suite.

Vous ne devriez pas condamner les autres. Si, chez quelqu'un, on vous a servi de la nourriture non carémiqueun jour de jeûne vous ne devez pas la mépriser et la refuser. A la maison, vous pouvez rattraper cela avec un jeûne du corps ou mieux, un jeûne spirituel plus strict: c'est-à-dire éviter de vous irriter, évitez de blâmer, etc...

Vous devez toujours suivre une seule règle: si vous avez quelque chose à faire - tout d'abord vous rappeler, ce queJésus-Christ ferait, que ce soit votre direction dans tout ce que vous faites. Ainsi, peu à peu tout ce qui est mauvais et pécheur vous quittera.

Je ne donne jamais de bénédiction pour dire quoi que ce soit qui puisse causer des rumeurs concernant d'autres personnes. D'autre part, c'est notre devoir de dire des choses édifiantes et utiles.

Si vous vivez plus selon l'esprit et les idées, et que votre cœur n'a pas été développé, vous devriez y travailler:imaginez-vous à la place des autres.

Si le salut était une chose si facile, nous serions tous déjà devenus saints.

Nous devrions traiter les gens autour de nous avec toute l'attention possible, sans négligence, alors, ayant vu notre attitude, le Seigneur nous accordera Son attention à nous aussi.

Dans l'église, il faut se tenir loin de ceux qui aiment bavarder.

Le Dieu ressuscité requiert notre résurrection.

Jamais, n'osez jamais être fiers. Il n'y a rien qui permette être fiers. Vous voyez la part à laquelle vous avez contribuée, et vous ne voyez pas les nonante-neuf autres parts.


Adaptation française Claude Lopez-Ginisty
d'après
The Good Shepherd,
Moscou, 2000
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