St Apôtre Jacques, Fils d'Alphée St Andronique et Ste Athanasie son épouse Stes Polplia (ou Publia) St Pierre le Militaire St Patriarche Abraham et st Lot son neveu St Denis, 1er Evêque de Paris,

Publié le par Père Jean-Pierre

Le 9 octobre, mémoire du Saint APÔTRE JACQUES, fils d'Alphée

Saint Jacques, le fils d'Alphée, était le frère de l'Evangéliste Matthieu, le publicain. Il faisait partie du choeur des Apôtres et proclama lui aussi la Bonne Nouvelle aux païens. Son zèle pour Dieu était si ardent que, sans crainte des représailles, il jetait à terre les autels des idoles. Avec la grâce du Saint-Esprit, il chassait les esprits malins, guérissait les malades et fit un grand nombre d'autres miracles, si bien que les païens prirent l'habitude de lui donner le surnom de «germe divin». Il parcourut le monde entier pour faire partager à tous son amour du Christ. Finalement, il fut arrêté par des Juifs qui lui donnèrent l'occassion de suivre jusque dans la mort l'exemple du Seigneur en le suspendant à une croix, d'où il rendit aussitôt son âme à Dieu.

Le 9 octobre, mémoire du Juste ABRAHAM le Patriarche, et de LOT son neveu

Abraham naquit vers le 12e siècle avant Jésus-Christ à Ur dans le pays des Chaldéens. Il était issu de la tribu de Sem et était marié avec Sara, qui était restée sans enfant. Dieu élut Abraham pour faire de lui le père de son peuple. Il lui dit: «Quitte ton pays, ta famille, la maison de ton père pour le pays que Je te montrerai, Je veux faire de toi une grande nation, te bénir et rendre grand ton nom. Tu seras une bénédiction: Je bénirai qui te bénira, et qui te méprise, Je le maudirai, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi» (Gen. 12:1-3). Abraham eut foi dans la parole du Seigneur et sans regarder en arrière, il prit sa femme Sara, son neveu Lot, ses biens et ses serviteurs et partit droit devant lui pour le pays de Canaan. En échange de sa foi, Dieu promit à Abraham d'établir une alliance perpétuelle entre Lui et sa postérité, alliance que devait symboliser la circoncision de tout mâle né de la descendance d'Abraham. En premier signe de sa faveur, le Seigneur accorda un fils à Sara la stérile, bien qu'elle et son époux eussent été très avancés en âge. Isaac devint ainsi le signe de la faveur de Dieu et le symbole du Messie futur, du Christ, qui devait venir pour achever et amener à leur perfection les promesses données par Dieu au Saint Patriarche. Abraham mourut dans une heureuse vieillesse à l'âge de cent soixante-quinze ans. Il fut enterré dans la terre de Canaan, dans le champ qu'il avait acheté pour servir de sépulture à Sara.

Lorsque Lot entra avec Abraham au pays de Canaan, il prit en possession les terres riches et fertiles de la plaine du Jourdain et s'installa à Sodome. Or les habitants de Sodome étaient alors plongés dans le vice et les perversions. Ils irritèrent la colère du Seigneur, qui décida de détruire la ville. Il envoya toutefois deux Anges pour prévenir Lot et lui ordonner de s'enfuir, lui et les siens. Ils lui dirent: «Sauve-toi, sur ta vie. Ne regarde pas en, arrière et ne t'arrête nulle part dans la plaine; sauve toi vers la montagne, de peur que tu ne périsses» (Gen. 19:17). Au moment où Lot s'enfuyait, Dieu fit pleuvoir sur Sodome et Gomorrhe du soufre et du feu, et fit périr les pécheurs dans les tourments qu'il leur prépare pour l'éternité dans l'enfer. Mais la femme de Lot désobéit au commandement du Seigneur et se retourna pour regarder en arrière. Elle fut aussitôt transformée en une statue de sel, afin d'apprendre aux générations à venir à suivre l'appel de Dieu sans un regard pour le monde et les habitudes d'où Il nous a tiré1.

1. Lot et Abraham sont également célébrés avec les autres Ancêtres du Christ, le dimanche avant la Nativité.

Le 9 octobre, mémoire de Saint DENIS, premier Evêque de Paris, et de ses compagnons RUSTIQUE et ELEUTHÈRE1

Selon la tradition rapportée par Saint Grégoire de Tours, Saint Denis était un des sept Evêques envoyés par le pape de Rome en Gaule sous le règne de Dèce (vers 250), afin d'y poursuivre l'évangélisation qui n'avait été jusque là que partielle. Saint Gatien fut envoyé comme Evêque de Tours (cf. 18 décembre), Saint Trophime, à Arles (29 décembre); Saint Paul, à Narbonne (22 mars); Saint Saturnin, à Toulouse (29 novembre); Saint Austremoine, à Arvernes (1er novembre); Saint Martial, à Limoges (30 juin); et Saint Denis, dans la petite ville de Lutèce (Paris). Cette ville était la plus éloignée et était située dans une région où régnait les plus grossiers cultes païens. Partout sur son chemin, Saint Denis, assisté de ses compgnons Rustique et Eleuthère, manifestait la vérité de la foi chrétienne par d'éclatants miracles, convertissait les païens et les persuadait de renverser leurs idoles et leur temples. Parvenu à Lutèce, il s'installa un peu en dehors de la ville, dans une demeure cédée par un noble converti, afin que les Chrétiens puissent s'y réunir en secret (Montmorency).

Mais lors du passage en Gaule de l'empereur romain, les lois ordonnant la persécution des disciples du Christ furent mises violemment en vigueur, et les fidèles furent partout pourchassés, maltraités et mis à mort dans d'horribles tortures. Denis, malgré son grand âge et sans crainte du danger, allait visiter les condamnés pour les encourager à maintenir fermement la confession de la foi. Dénoncé, il fut capturé avec ses deux disciples Rustique et Eleuthère, et fut soumis à de violentes tortures. Attaché à une croix, il prêcha à la foule le grand mystère de la Passion du Christ et du Salut du monde. De retour dans son cachot, le Saint Evêque célébra une dernière fois les Saints Mystères devant ses compagnons de supplice, au milieu d'une divine lumière. Denis eut enfin la tête tranchée avec un grand nombre d'autres Martyrs sur la colline appelée aujourd'hui Montmartre. Comme on l'a rapporté plus haut (3 octobre), après son exécution, il resta debout, prit sa tête entre ses mains et parcourut ainsi plusieurs kilomètres, jusqu'au lieu qui devint plus tard la basilique (puis la ville) de Saint-Denis. C'est dans la crypte de cette église que les rois de France se firent enterrer jusqu'à la Révolution.

1. Nous laissons ouverte la question de savoir si le premier Evêque de Paris est le Denys commémoré en ce jour par la tradition occidentale ou Saint Denys l'Aréopagite, qui serait venu de Grèce au premier siècle (voir plus haut, le 3 octobre). Historiquement, il semble plus juste de distinguer les deux personnages.

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