Père Antoine Alevizopoulos: La Confession

Publié le par Père Jean-Pierre

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http://www.orthodoxologie.blogspot.com/UNDI 13 DÉCEMBRE 2010

Père Antoine Alevizopoulos: La Confession



La sainte confession était un acte familier dans l'Ancien Testament (Lévitique 5:5-6; Nombres 5:5-7;. Proverbes 28:13). C'est pourquoi les gens venaient vers Jean le Précurseur pour confesser leurs péchés, tandis qu'il confirmait leur repentance par le baptême (Matthieu 3:5-6, Marc 1:4-5).

Cette activité a également été poursuivie dans l'Église chrétienne - "beaucoup de ceux qui croyaient venaient confesser leurs péchés et révéler leurs actions" (Actes 19:18), donc être pardonnés par les apôtres, selon la promesse du Seigneur que cette autorité serait accordée aux apôtres (Matthieu 16:19; 18:18). Cela fut accompli après la résurrection du Christ. Bien entendu, le pardon n'était pas fondé sur la puissance des apôtres, mais "sur le sang" du Seigneur (Jean 20:21-23; 1 Jean 1:7).

Le confesseur est utilisé comme un instrument, comme un serviteur du Christ et le gardien des mystères (sacrements) de Dieu (1 Corinthiens 4:1; Tite 1:7;. 1 Jean 1:9 - 2:2).

Dans l'Église primitive, la confession était faite publiquement au cours de la sainte assemblée des fidèles, où le clergé et l'évêque étaient également présents, et ils accordaient la rémission des péchés. "Tous ceux qui se repentent, le Seigneur leur pardonne s'ils se repentent dans l'unité de Dieu et en présence d'un évêque" (Ignace Philad. 8, 1), dit Saint Ignace d'une manière caractéristique, tandis que la "Didachè" conseille "si tu confesses tes péchés dans l'Eglise et que tu n'approches pas la prière avec une conscience mauvaise, voilà  le chemin de la vie"(Didaché 4:14).

Saint Cyprien souligne que le pécheur est reçu en retour dans la communauté ecclésiale, à savoir dans le mystère de la Divine Eucharistie, "par l'imposition des mains de l'évêque et du clergé" après s'être confessé (Cyprien Épître 16:2). La sainte communion n'est pas autorisée à quiconque "si l'évêque et le clergé n'imposent pas leur main sur lui à l'avance" (Epist 18:2). La "rémission, dit-il, qui a été accordée "par le clergé" est "agréable au Seigneur" (De Lapsis 29).

Origène considère cela comme une conséquence naturelle, "à l'image de Celui qui a donné le sacerdoce de l'Eglise, que les fonctionnaires et le clergé de l'Eglise assument les péchés du peuple, en imitant le Maître par l'octroi de la remise des péchés du peuple (Origène, Du Lévitique, discours 50, 3).

Saint Basile le Grand fait référence à la confession dans l'Eglise apostolique (Actes 19:18) et conclut ainsi: "il est nécessaire que nous confessions nos péchés à ceux à qui sont confiés les soins des Mystères de Dieu" (1 Corinthiens 4.: 1) puisque même les premiers chrétiens "se confessaient aux apôtres, qui  baptisaient également tout le monde (Gr. Basil, Règlement 288).

Saint Jean Chrysostome dit à propos des prêtres: "Alors qu'ils étaient encore vivants et cheminaient sur la terre, ils ont assumé la gestion des affaires célestes avec l'autorité que Dieu ne donne pas même aux anges, ni même aux archanges. Il n'a pas en fait dit aux anges ce que vous lierez sur la terre sera lié dans les cieux..." Cependant, le lien des prêtres touche l'âme elle-même et s'étend vers le ciel, et quoi que fassent les prêtres ici-bas sur la terre est confirmé par Dieu dans les Cieux. Le Maître approuve la décision de Ses serviteurs. Peut-être ne leur a-t-Il pas complètement donné l'autorité céleste? Il leur a dit, quelques péchés que vous leur retiendrez, ils leur seront également retenus dans les Cieux" (saint Jean Chrysostome, Du Sacerdoce, discours 3,5).

L'Église orthodoxe continue donc cette tradition chrétienne primitive de la confession devant un confesseur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

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