Ordo du dimanche 4 juillet 2010( Ecrit par Herve le Jeudi 1 juillet 2010

Publié le par Père Jean-Pierre


Dimanche 4 juillet 2010, 6ème après Pentecôte,
ton 5, évangile de la Résurrection 6.

Mémoire de saint André de Crète 

 

Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

 

Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

 

Tropaire(s) de l’église ou du monastère

Kondakion de la Résurrection, t. 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, + Tu as brisé les portes, ô Souverain, / pour ressusciter les morts, ô Créateur !// Tu brisas l’aiguillon de la mort,+ Adam fut délivré de la malédiction,/ et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !//  Gloire…

Kondakion (a) de l’église ou du monastère Et maintenant…

 

Kondakion de la Mère de Dieu en ton 6 :

 Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent !»//

 

 

Prokiménon du dimanche, t. 5 : C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

 

Epître dominical: Romains 12, 6-14 (n. trad.).

Frères, selon la grâce qui nous a été donnée, nous avons des charismes divers. Si c’est la prophétie, (qu’on l’exerce) en analogie avec la foi ; si c’est un ministère, en esprit de service ; si c’est l’enseignement, en esprit d’enseignement ; si c’est l’exhortation, en esprit d’exhortation. Que l’on distribue avec simplicité ; que l’on préside avez zèle ; que l’on fasse miséricorde avec joie. Que l’amour soit sans hypocrisie ; détestez le mal, attachez-vous au bien. Que l’amour fraternel vous lie d’affection entre vous, chacun honorant l’autre de la première place. Ne vous relâchez pas dans votre zèle ; mais, dans la ferveur de l’Esprit, livrez-vous au Seigneur. Dans l’espérance, soyez dans la joie ; dans l’épreuve, soyez patients ; à la prière, soyez assidus. Partagez avec les saints qui sont dans le besoin ; empressez-vous d’être hospitaliers. Bénissez ceux qui vous persécutent : bénissez : ne maudissez pas.

Alléluia dominical, t. 5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! – Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

 

Evangile dominical : Matthieu 9, 1-8 (n. trad.).

En ce temps-là, Jésus s’embarqua pour traverser le lac et revenir dans sa propre cité. Or voici qu’on lui apportait un paralytique étendu sur un grabat. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : « Aie confiance, mon enfant, tes péchés te sont remis ! » Quelques scribes se dirent en eux-mêmes : « Celui-ci blasphème ! » Mais Jésus, connaissant les pensées de leur coeur, déclara : « Pourquoi méditez-vous le mal dans vos cœurs ? Quel est donc le plus facile ? De dire : Tes péchés te sont remis, ou bien de dire : Lève-toi et marche ? Eh bien, pour que vous sachiez que le Fils de l’Homme a sur terre la liberté de remettre les péchés, Lève-toi, dit-Il au paralytique ! Prends ton grabat et rentre chez toi! » Et le paralytique se leva et s’en alla chez lui. A cette vue, les foules furent saisies de crainte et rendirent gloire à Dieu d’avoir donné aux humains une telle liberté. 

 

În vremea aceasta, întrând în corabie, Iisus a trecut si a venit în cetatea Sa. Si iatà, I-au adus un slàbànog zàcând pe pat. Si Iisus, vàzând credinta lor, a zis slàbànogului : « Îndràzneste, fiule ! Iertate sunt pàcatele tale ! » Dar unii din càrturari ziceau în sine : « Acesta huleste». Si Iisus, stiind gândurile lor, le-a zis : « Pentru ce cugetati rele în inimile voastre ? Càci ce este mai lesne a zice : Iertate sunt pàcatele tale, sau a zice : Scoalà-te si umblà ? Dar ca sà stiti cà putere are Fiul Omului pe pàmânt a ierta pàcatele », a zis slàbànogului : « Scoalà-te, ia-ti patul si mergi la casa ta ! » Iar multimile, vàzând acestea, s-au înspàimântat si au slàvit pe Dumnezeu, Cel care dà oamenilor asemenea putere.

 

Koinonikon dominical : « Louez le Seigneur… ». 

Catéchèse/homélie : mémoire de notre saint Père André de Jérusalem, archevêque de Crète (Synaxaire).

« Notre saint Père André naquit à Damas, vers 660. Le « plus harmonieux des mélodes » fut cependant privé de la parole pendant ses sept premières années. Guéri par la sainte Communion, il montra un charisme exceptionnel, dans l’éloquence et l’étude la sainte Ecriture. Ses parents le consacrèrent au service de la basilique de la Résurrection à Jérusalem ([1]) ; le locum tenens du trône patriarcal, Théodore, fit d’André son fils spirituel, et lui donna, très jeune, la responsabilité de l’administration patriarcale. En cette qualité, peu après le sixième Concile oecuménique (v.685), André fut envoyé à Constantinople pour présenter au Patriarche la confession de foi de son Eglise, manifestant son adhésion à la condamnation de l’hérésie monothélite ([2]).

Il mena quelque temps dans la capitale une vie retirée, puis fut ordonné diacre de la Grande Eglise. On lui confia la responsabilité de l’orphelinat Saint-Paul et de l’hospice des pauvres du quartier d’Eugenios. Pendant presque vingt ans, il dirigea ces établissements de bienfaisance. En 711, il fut consacré archevêque de Crète. Il oeuvra au renouveau spirituel du clergé et prononça un grand nombre d’homélies pour les fêtes du Seigneur, de la Mère de Dieu ou des saints, précieux héritages de la littérature patristique. Il composa également  des hymnes qui sont restées dans nos livres liturgiques. Il est en particulier l’auteur du Grand Canon ([3]), pour lequel il a reçu le titre de « Mystagogue du repentir » : il y évoque toutes les figures de l’Ancien et du Nouveau Testament qui peuvent servir de modèles dans la voie de la conversion. Saint André restaura églises et monastères, et fonda une église, dédiée à Notre-Dame des Blachernes, en souvenir de l’illustre église de Constantinople. Il organisa également un hospice pour les malades, les vieillards et les indigents qu’il visitait et soignait personnellement.

Lors d’une des attaques des Arabes contre la Crète, le saint hiérarque, réfugié avec son peuple dans la forteresse, repoussa les assaillants par son intercession. Il délivra l’île de la sécheresse, et repoussa une épidémie par le jeûne et la prière. Revenu à Constantinople, il y défendit la vénération des saintes icônes. Averti par Dieu de sa fin prochaine, il annonça à ses proches que son évêché ne le reverrait pas vivant. Peu après, il s’embarqua pour la Crète, et, en escale à Mytilène, il trouva le repos, le 4 juillet 740.


[1] Selon certains, il serait devenu moine à Saint-Sabas, en Palestine, où il aurait reçu sa formation spirituelle et religieuse.

 

[2] L’Eglise de Jérusalem, occupée par les Arabes, n’avait envoyé qu’un représentant au Concile. L’erreur du « monothélisme » confesse dans le Christ la seule volonté divine : elle nie ainsi la plénitude de son humanité et la possibilité pour l’être humain de coopérer au Salut par sa volonté et sa liberté créées.

[3] Chanté par parties aux grandes complies de la première semaine du Carême, et entièrement le jeudi de la 5ème semaine.

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