Ordo,Dimanche 25 Avril 2010 : Dimanche du Paralytique ; ton 3

Publié le par Père Jean-Pierre

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

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Dimanche 25 Avril 2010 : Dimanche du Paralytique ; ton 3

 

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

 

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grande miséricorde.// 

 

Tropar Invierii, glasul 3

Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă. Gloire…

 

Kondakion du Paralytique en ton 3 : A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions,+ veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis,/ en ta divine providence, accorder la guérison,// afin que, délivré, je puisse te chanter:/ « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »// Et maintenant…

 

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la Résurrection !//

 

Prokimenon, t. 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

 

Epître : Actes des apôtres 9, 32-42

Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvres de bien, se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

 

Alléluia, t. 3: En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

 

 

Evangile : Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prends et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu es devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

 

În vremea aceea, dupà acestea era o sàrbàtoare a Iudeilor si Iisus S-a suit la Ierusalim. Iar în Ierusalim, lângà Poarta Oilor, era o scàldàtoare, care se numea pe evreieste Vitezda, având cinci pridvoare. În acestea zàceau multime de bolnavi : orbi, schiopi, uscati, asteptând miscarea apei. Càci un înger al Domnului se cobora la vreme în scàldàtoare si tulbura apa si cine întra întâi, dupà tulburarea apei, se fàcea sànàtos, de orice boalà era tinut. Si era acolo un om, care era bolnav de treizeci si opt de ani. Iisus, vàzându-l pe acesta zàcând si stiind cà este as încà de multà vreme, i-a zis : Voiesti sà te faci sànàtos ? Bolnavul I-a ràspuns : Doamne, nu am om, cas à mà arunce în scàldàtoare, când se tulburà apa ; cà, pânà când vin eu, altul se coboarà înaintea mea. Iisus i-a zis : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ! Si îndatà omul s-a fàcut sànàtos, si si-a luat patul si umbla. Dar în ziua aceea era sâmbàtà. Deci ziceau iudeii càtre cel vindecat : Este zi de sâmbàtà si nu-ti este îngàduit sà-ti iei patul. El le-a ràspuns : Cel ce m-a fàcut sànàtos Acela mi-a zis : Ia-ti patul si umblà ! Ei l-au întrebat : Cine este omul care ti-a zis : Ia-ti patul tàu si umblà ? Iar cel vindecat nu stia cine este, càci Iisus se dàduse la o parte din multimea care era în acel loc. Dupà aceasta Iisus l-a aflat în templu si i-a zis : Iatà cà te-ai fàcut sànàtos. De acum sà nu mai pàcàtuiesti, cas à nu-ti fie ceva mai ràu. Atunci omul a plecat si a spus iudeilor cà Iisus este Cel ce l-a fàcut sànàtos.

 

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

 

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

 

Idées de catéchèse et d’homélie : la puissance de la Résurrection à l’œuvre dans l’Eglise et dans le monde.

« La signification immédiate de cet évangile est la puissance souveraine de Jésus sur la maladie. Secondairement l’évangile fait allusion au lien entre le mal physique et le péché : il n’est pas dit clairement que cet homme a été infirme parce qu’il a péché, mais Jésus déclare qu’il a péché et que, s’il pèche encore, une conséquence encore plus terrible se produira. Comme nous devrions être reconnaissants de ce que Dieu, dans sa miséricorde, ne laisse pas toujours nos péchés répétés avoir des répercussions douloureuses sur notre corps ! (...) L’épître et l’évangile de ce jour se rejoignent dans leur insistance sur la guérison des malades. Dans les chants de vêpres hier samedi soir, l’Eglise rappelait les trois cas de la femme cananéenne, du serviteur du centurion de Capharnaüm et du paralytique de Bethesda : « Tu as eu pitié... Tu ne t’es pas récusé... C’est pourquoi nous t’implorons, ô Dieu tout puissant et nous crions : Gloire à toi ! » Nous entrerons dans l’esprit de l’Eglise en priant particulièrement notre Seigneur, en ce dimanche, de secourir les malades et les infirmes » (Un moine de l’Eglise d’Orient, L’An de grâce du Seigneur, Le Cerf, Paris, 1988, p. 219-220).

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