Nouvelles attaques contre des chrétiens à Bagdad: deux morts, cinq blessés (Intérieur)

Publié le par Père Jean-Pierre


30/12/2010 19:34 LA CROIX
BAGDAD, 30 déc 2010 (AFP) - Nouvelles attaques contre des chrétiens à Bagdad: deux morts, cinq blessés (Intérieur)

Au moins deux chrétiens ont péri et cinq personnes ont été blessées jeudi soir dans trois attentats visant des maisons appartenant à des chrétiens dans plusieurs quartiers de Bagdad, a annoncé un responsable du ministère de l'Intérieur.

L'attaque la plus sanglante a eu lieu dans le quartier d'al-Ghadir, dans le centre de Bagdad, où une bombe artisanale a explosé vers 20H00 (17H00 GMT), tuant deux chrétiens et faisant trois blessés, dont un chrétien, a indiqué à l'AFP ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Al-Ghadir est un secteur où vivent toujours de nombreux chrétiens, même si beaucoup ont récemment fui, du fait des menaces lancées par la branche irakienne d'Al-Qaïda contre les membres de cette confession.

En soirée, un autre engin artisanal a explosé dans le jardin de la maison d'une famille chrétienne vivant dans le quartier de Yarmouk (ouest), faisant un blessé.

Un autre chrétien a également été touché par une bombe placée rue al-Sinaa, à Karrada (centre), a indiqué ce responsable.

C'est dans ce même quartier commerçant que se trouve la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du perpétuel secours, attaquée le 31 octobre en pleine messe par un commando armé. Lors de ce raid, 44 fidèles et deux prêtres avaient trouvé la mort.

L'opération avait été revendiquée par l'Etat islamique en Irak, branche locale d'Al-Qaïda, qui avait peu après qualifié les chrétiens de "cibles légitimes".

Dix jours plus tard, une série d'attentats visant les domiciles de chrétiens à Bagdad a fait six morts et 33 blessés, renforcé le profond sentiment d'insécurité et poussé davantage de membres de cette communauté à fuir vers la région autonome du Kurdistan, ou à prendre le chemin de l'exil vers l'étranger.

Sur les 800.000 à un million de chrétiens qui vivaient en Irak avant l'invasion de 2003, il n'en reste plus que la moitié.

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