Les coptes de France mais d’autres pays européens et en Australie ont été menacés.

Publié le par Père Jean-Pierre


Les coptes de France mais d’autres pays européens et en Australie ont été menacés.

Voir aussi mort d’une chrétienne irakienne

 

Figaro

Menaces sur les coptes orthodoxes de France 

Mots clés : Coptes Terrorisme Al Qaida Églises Menaces

 
France
 

 

Par Jean-Marc Leclerc

 

 

 

03/01/2011 | Mise à jour : 21:09 Réactions

 
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Elles ont été proférées via Internet contre des églises. La section antiterroriste de la Criminelle enquête. 

 

Après l'attentat qui fit vingt et un morts à Alexandrie

 
, en Égypte, le soir de la Saint-Sylvestre, les menaces des islamistes radicaux contre les coptes s'étendent à la France. «La date du 7 janvier, jour où les coptes fêtent Noël, mérite une vigilance toute particulière», confie même un haut fonctionnaire de la Place Beauvau. «La menace est à prendre très au sérieux», déclare, de son côté, le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, qui a organisé lundi, à la demande du ministre de l'Intérieur, une réunion d'urgence avec ses grands subordonnés pour organiser le renforcement de la sécurité des lieux de culte fréquentés par cette communauté en Ile-de-France. Parallèlement, la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris a été chargée d'une enquête pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», à la suite de la plainte d'un curé de l'église copte orthodoxe de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). Le père Girguis Lucas, de la paroisse Sainte-Marie-Saint-Marc, dit avoir été averti par l'un de ses fidèles sur «des menaces lancées sur Internet par des moujahidines islamiques qui annonçaient d'autres attentats en Europe et plus particulièrement en France». Des écrits qui citaient, selon lui, «son église» .

 

 

Une note d'alerte de la DRPP 

 

Le Figaro est en mesure d'affirmer qu'une note d'alerte a été produite par la Direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP, ex-RG). Ce service, qui assure une veille permanente des sites islamistes les plus virulents, s'est inquiété de voir circuler la liste des paroisses coptes de France dans les messages diffusés par certains fanatiques. «Cinq à six sites Internet suspects ont été détectés en Ile-de-France», confie un agent. La paroisse de Châtenay-Malabry y serait donc mentionnée, tout comme celle de Colombes, toujours dans les Hauts-de-Seine.

Le préfet de ce département, Patrick Strzoda, a aussitôt réclamé la pose de barrières de sécurité autour des lieux concernés ainsi que des patrouilles supplémentaires. Mesures que le ministère de l'Intérieur veut étendre aux autres églises coptes d'Ile-de-France, à Villejuif (Val-de-Marne) ou Deuil-la-Barre (Val-d'Oise), mais aussi dans les villes de province où la communauté copte dispose de lieux de culte, comme Marseille, Saint-Fargeau, La Seyne-sur-Mer, Saint-Affrique, Beaulieu, Dijon, Montpeyroux ou Nîmes.

La France n'est pas la seule visée. Un message diffusé en décembre par le site Choukmoun al-Islam, l'une des chambres d'échos d'al-Qaida, liste une cinquantaine d'églises coptes comme des cibles potentielles, dont plusieurs en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Cet appel au djihad est titré : «Lève-toi et abandonne le sommeil. C'est un avis important qui concerne des attaques à l'explosif contre des églises pendant les célébrations de Noël.» Son auteur exhorte «tout musulman qui se soucie de la réputation de ses sœurs à faire exploser» ces lieux de culte au moment où «ils seront remplis».

 

 

Par Jean-Marc Leclerc

 

 

 

 

 

 

Figaro

Égypte : «Trop de tensions intercommunautaires» 

Mots clés : Coptes

 
Communautarisme
 
Chrétiens
 
Egypte
 
,Hossam Bahgat
 

 

Par Tangi Sala

 

03/01/2011 | Mise à jour : 23:32 Réactions

 
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INTERVIEW - Hossam Bahgat est musulman et directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits de l'homme, une ONG qui défend les droits des minorités. Après la fusillade meurtrière contre une église il y a un an à Nag Hammadi, dans le sud de l'Égypte, il avait mis en garde contre un massacre de plus grande ampleur si l'État ne prenait pas enfin le problème au sérieux. Il espère aujourd'hui une prise de conscience de la société égyptienne et propose des pistes de sortie de crise. 

 

LE FIGARO. - Les coptes ont vivement réagi à l'attentat d'Alexandrie en mettant en cause le gouvernement davantage que les terroristes eux-mêmes. Comprenez-vous leur colère?

Hossam BAHGAT. - Cette colère dirigée contre l'État

 
 traduit un sentiment d'injustice, totalement fondé et ressenti depuis trop longtemps. S'ils réagissent aujourd'hui, c'est pour demander que leurs droits et leur dignité soient respectés et parce qu'ils ne veulent plus se sentir aussi vulnérables face à ce genre d'attaque. Cet attentat s'est produit dans un contexte émotionnellement chargé. Il y a quelques semaines, la police a tué deux coptes qui manifestaient contre l'arrêt de la construction d'une église à Omraneya (dans la banlieue du Caire, NDLR). On est à quelques jours du premier anniversaire de l'attaque contre l'église de Nag Hammadi
 
, et les coptes sont furieux qu'aucun verdict n'ait encore été prononcé contre les auteurs présumés de la fusillade. Ils éprouvent aussi de la frustration après les récentes législatives qui ont vu seulement trois chrétiens élus (sur 508 députés, NDLR). De manière générale, cela a été une très mauvaise année
 
, marquée par une hausse sans précédent des tensions intercommunautaires.

 

Certains commentateurs égyptiens disent craindre une guerre civile à la libanaise. A-t-on atteint un point de non-retour?

Je ne pense pas. La situation peut bien sûr encore se détériorer, mais j'espère que l'attentat d'Alexandrie va faire prendre conscience aux Égyptiens du danger du communautarisme. Dans une certaine mesure, l'Égypte 

 
a la chance que les problèmes confessionnels soient un phénomène assez récent (il a débuté dans les années 1970, avec la réislamisation du pays impulsée par le président Anouar el-Sadate, NDLR) et qu'ils ne sont pas encore trop profondément enracinés. La violence reste l'exception, pas la règle, et, dans la vie courante, la plupart des musulmans et des coptes vivent bien ensemble. Mais il y a urgence à regarder le problème en face, et il faut pour cela un changement d'attitude de la société comme du gouvernement.

 

Par où commencer?

Par un changement de politique. L'attentat qui s'est produit à Alexandrie est très différent, dans sa nature, des affrontements interconfessionnels habituels, et il nécessite une réponse adaptée. Mais ce qui se passe aujourd'hui est aussi le résultat de la mauvaise réaction des autorités après l'attaque de Nag Hammadi. L'État a insisté pour la présenter comme un acte criminel isolé, il a bâclé l'enquête, et le fait que le procès n'a toujours pas abouti a fait passer le message qu'il ne prenait pas les choses au sérieux. Le gouvernement a, plus largement, laissé se développer un sentiment d'impunité en refusant souvent de traduire en justice les auteurs d'agressions. Cette logique doit changer. Il ne suffit plus d'invoquer l'unité nationale. Il faut organiser des procès, infliger des sanctions exemplaires et dédommager les victimes.

Cela suffirait-il à rétablir la confiance? 

Pour cela, il faudrait adopter également des mesures préventives, qui peuvent produire des résultats à moyen terme: bannir les propos haineux des discours politiques et, dans les médias, supprimer les discriminations contre les chrétiens dans les programmes scolaires et enseigner au contraire les principes de l'égalité des citoyens et de la coexistence pacifique. Ce n'est qu'à ce prix que l'Égypte pourra inverser la tendance.

 

 

 

 

 

 

http://www.deseretnews.com/article/700097116/Survivor-of-Iraqi-church-siege-killed-in-robbery.html?s_cid=rss-5

 
 

 

Une survivante du siège de l'église irakienne assassinée pour vol

Associated Press, lundi 3 janvier

Bagdad_Rafah Toma a survécu à l'un des plus terrifiants attentats dirigés contre la minuscule communauté chrétienne d'Irak - le siège d'une église de Bagdad deux mois auparavant qui a tué 68 personnes - pour être assassinée dans sa maison aujourd'hui lundi par des voleurs qui lui ont dérobé argent et bijoux.

On ne peut pas vraiment déterminer si la mort de Rafah Toma serait le dernier attentat à ce jour contre les chrétiens d'Irak très menacés, ou bien un crime crapuleux parmi tant d'autres en Irak, qui frappent aussi bien les musulmans que les chrétiens.

Le prêtre qui a découvert son corps frappé de coups, le père Moukhlis, sert à la cathédrale Notre dame du Perpétuel Secours où plus de 120 personnes ont été prises en otages le 31 octobre dernier, après que des hommes armés ont assiégé l'édifice au cours d'une messe du soir. Il a déclaré que Rafah Toma, qui avait une cinquantaine d'années, faisait partie des fidèles qui avaient assisté à la messe ce soir-là.

"C'était son destin de ne pas mourir dans l'attentat contre l'église mais de mourir assassinée par des hommes armés venus lui voler son argent et ses bijoux", a-t-il déclaré."Les chrétiens vivent une tragédie dans ce pays".

Le père Moukhlis s'est rendu chez elle après avoir reçu un appel téléphonique inquiet de la soeur de Rafah, l'informant qu'elle n'avait pas pu joindre sa soeur. Elle a demandé au prêtre de façon pressante d'aller voir ce qui se passait, comme il le fait pour beaucoup de ses paroissiens qui sont maintenant effrayés de quitter leurs maisons par crainte des attentats.

Le père Moukhlis a déclaré qu'il s'est alors rendu chez Rafah, et l'a trouvée étendue sur le sol de sa cuisine, à côté d'une mare de sang provenant d'un coup à la tête. Un officier de police a déclaré qu'elle a aussi reçu des balles de pistolet.

Depuis l'invasion américaine de 2003, les chrétiens irakiens sont victimes de violences et de harcèlements répétés de la part des sunnites extrémistes, qui les considèrent comme des infidèles et des agents de l'Occident, mais depuis le siège de l'église, cette communauté de plus en plus restreinte se sent plus que jamais menacée.

Le Haut Commissariat aux réfugiés estime que depuis l'attentat contre l'église au moins 1000 familles ont fui vers la région du nord du pays contrôlée par les Kurdes, généralement beaucoup plus sécurisée que le reste de l'Irak. L'agence a aussi signalé que d'autres chrétiens irakiens affluaient en nombre croissant dans les pays voisins de l'Irak, comme la Syrie, la Jordanie et le Liban et demandaient de l'aide au HCR.

On ne connaît pas le nombre exact de chrétiens restant dans ce pays d'environ 29 millions d'habitants. Le Département d'Etat américain rapporte que les dirigeants chrétiens évaluent leur nombre entre  400 000 et 600 000, sur les 1,4 millions auxquelles les estimations le portaient auparavant......

 

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