Le président Medvedev à Notre-Dame de Paris mardi à 16H00

Publié le par Père Jean-Pierre

01/03/2010 15:38 La Croix
PARIS, 1 mars 2010 (AFP) - Le président Medvedev à Notre-Dame de Paris mardi à 16H00

Le président russe Dmitri Medvedev et sa femme se rendront mardi à 16H00 en la cathédrale Notre-Dame de Paris pour y vénérer la Sainte Couronne d'épines, a annoncé lundi Mgr Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame.

Ils seront accompagnés du métropolite Hilarion de Volokolam et de l'archevêque Innocent de Chersonèse.

"Tous se rendront à la Chapelle capitulaire de l'Ordre du Saint-Sépulcre pour un office de la vénération de la Sainte Couronne d'Epines et des Reliques de la Passion en présence des Chanoines de la cathédrale et des Chevaliers du Saint-Sépulcre", indique Mgr Jacquin. Un choeur de séminaristes orthodoxes chantera l'office de la Croix.

Selon Mgr Jacquin, la dernière visite d'un numéro un de Russie à la cathédrale de Paris a été celle du tsar Nicolas II en 1896.

La Sainte Couronne d'épines, relique de la Passion du Christ, est exposée à Notre-Dame depuis le concordat de 1801.

Selon le site de l'archevéché, la couronne est "un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d'or. C'est sur ce cercle tressé, d'un diamètre de 21 centimètres, que se trouvaient les épines. Ces dernières ont été dispersées au cours des siècles par les dons effectués soit par les empereurs de Byzance, soit par les rois de France. On en compte 70, de même nature, qui s'en affirment originaires".

Cette relique est signalée à Jérusalem jusqu'au IXème siècle. Elle est ensuite transférée à Constantinople à une date inconnue, de même qu'un morceau de la Croix et un clou.

En 1238, Byzance est gouvernée par Baudouin de Courtenay, qui décide de mettre les reliques en gage auprès de banquiers vénitiens pour en obtenir des crédits.

Saint Louis (Louis IX), roi de France, rachète les reliques aux Vénitiens et les apporte en 1239 à Paris, où il fait construire pour elles la Sainte-Chapelle (aujourd'hui dans l'enceinte du palais de Justice).

Pendant la Révolution, les reliques seront déposées à la Bibliothèque Nationale puis, au moment du Concordat de 1801, remises à l'archevêque de Paris.


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