La Prière.....,par le père Dumitru Staniloae

Publié le par Père Jean-Pierre


La prière dans un monde sécularisé

par le père Dumitru Staniloae

Père Dumitru Staniloae

Père Dumitru Staniloae (1903-1993)


Prière et Écriture sainte
Offrir les personnes et le monde à Dieu
La purification dans l’offrande de soi à Dieu
La prière – jeter un pont vers le prochain
Répondre au prochain – Répondre à Dieu

Notes


Le besoin de prière de l’homme croyant ne fait aucun doute. Plus la foi de quelqu’un est forte, plus aussi son besoin de prière est fort. D’autre part, la foi d’une personne est soutenue par la foi d’autres personnes. En ceci apparaît l’importance de la Liturgie et de chaque culte public. Mais dans la société d’aujourd’hui nous constatons un affaiblissement de la foi. Par conséquent aussi une sorte d’indifférence à la prière. Peut-être la notion de société sécularisée n’indique pas une société totalement incroyante, mais une société dont la majorité des membres ne pratiquent plus la prière que très rarement, dans des moments exceptionnels.

Pour celui qui désire maintenir la vigueur de sa foi par la prière se pose donc aujourd’hui un double problème : celui de défendre sa foi contre l’influence débilitante d’un milieu affaibli dans la foi, et celui de défendre la pratique de la prière dans le cadre d’une société qui a perdu en grande partie l’usage de la prière. Tandis que l’homme d’autrefois trouvait dans le milieu social un facteur par lequel il fortifiait sa foi et sa pratique de la prière, aujourd’hui ce milieu est un facteur de refroidissement, un facteur contre lequel celui qui veut maintenir sa foi et sa prière doit se défendre.

Aujourd’hui l’homme croyant doit chercher dans une grande mesure par lui-même des raisons qui puissent soutenir sa foi et sa pratique de la prière. Et cela justement peut rendre sa foi plus profonde et sa prière plus chaleureuse, étant donné qu’elles ne sont plus soutenues, pour une grande part, par le milieu social. Par conséquent, l’homme qui réussit à fortifier par des raisons personnellement réfléchies sa foi et sa prière, peut devenir lui-même un foyer pour le renforcement de la foi et le renouvellement de la prière dans son milieu social. Par là il peut aider la société à sortir de la vie superficielle, saturée d’ennui, qui est la cause de l’affaiblissement de la foi et de la prière ; en d’autres mots, il peut l’aider à retrouver un contenu plus substantiel, à assainir ses racines abîmées en les replongeant dans une plus grande profondeur de vie, sans laquelle l’existence humaine est d’une uniformité monotone et dépourvue de signification. […]

Prière et Écriture sainte

Les Pères spirituels de l’orthodoxie ont vu un moyen de fortifier la prière dans la méditation des paroles de la Sainte Écriture et d’autres livres spirituels. Saint Isaac le Syrien dit que " la lecture des Écritures divines fortifie l’esprit et rafraîchit la prière... parce qu’elles sont une lumière pour l’intelligence, qui la conduit sur la voie droite et sème dans la prière le contenu de la contemplation, en faisant gagner à l’esprit de la subtilité et de la sagesse " (1).

Les paroles de l’Écriture sainte ont un pouvoir sur nous quand nous les sentons comme paroles de Dieu, qui nous les adresse au moment de la lecture. Alors, par elles, nous rencontrons Dieu lui-même, nous nous sentons atteints par son appel, conformément aux circonstances et au niveau spirituel qui sont les nôtres. Alors nous découvrons dans ces paroles un grand pouvoir et un sens toujours nouveau. Ainsi la lecture s’unifie avec la prière. Il faut demander à Dieu d’ouvrir l’intérieur des paroles, en se faisant lui-même transparent et senti en elles. C’est pourquoi le même Isaac le Syrien recommande : " Sois attentif à ce que tu lis. Car si tu ne luttes pas, tu ne trouves pas. Et si tu ne te bats pas avec ardeur, et ne veilles pas incessamment à la porte, tu ne seras pas écouté " (2). " Pour cela il a été écrit que l’âme est aidée par la lecture dans la prière et est illuminée par la prière dans la lecture " (2 bis).

Si la méditation nous découvre Dieu dans les paroles de l’Écriture, elle nous le fait découvrir aussi dans les choses du monde. Car toutes les paroles de la Sainte Écriture ne nous parlent pas de Dieu en soi, mais de son rapport avec nous à travers les choses du monde et à travers notre prochain ; ainsi les paroles de l’Écriture nous parlent des choses du monde, elles nous les révèlent comme des créatures de Dieu qu’il ne cesse de soutenir. Les paroles de l’Écriture et les choses du monde, y compris les personnes, nos prochains et notre propre personne, avec leurs pensées et leurs problèmes, se trouvent dans une liaison indissoluble entre elles et avec Dieu : toutes sont en quelque sorte adressées à notre conscience et données à elle comme autant de dons et d’appels de Dieu, et par là les circonstances toujours changeantes nous sollicitent de montrer notre manière de vivre selon la volonté de Dieu.

Ainsi nous sommes appelés à faire mûrir notre être, à croître spirituellement vers une compréhension toujours plus pleine de la richesse de la pensée divine et de la profondeur de l’amour de Dieu envers nous ; et ainsi nous sommes appelés à un amour toujours plus grand envers lui et à nous unir à lui. Car la complexité des circonstances et des problèmes met en relief le caractère inépuisable et la signification infinie des choses et des personnes, qui s’enracinent dans l’infinité de Dieu. En approfondissant de plus en plus le sens des choses et des personnes, nous pouvons découvrir un sens toujours plus profond à l’Écriture et inversement. En approfondissant sans cesse ces deux sortes de révélations, nous progressons dans la perception de l’amour infini de Dieu, qui nous touche jusqu’aux larmes. Saint Isaac dit : " Lis les Évangiles, ils sont donnés par Dieu pour la connaissance de la création entière, pour que ton intelligence prenne conscience de sa Providence... et pour qu’elle plonge dans les choses merveilleuses de Dieu " (3). " Et quand la grâce commencera à t’ouvrir les yeux pour sentir et voir les choses dans leur vérité, ils commenceront à verser des ruisseaux de larmes " (4). […]

Offrir les personnes et le monde à Dieu

L’amour de Dieu prend en nous une force purificatrice, pour nos rapports avec les choses et les autres personnes, parce que Dieu ne peut être enfermé par aucune dans des frontières étroites de sorte qu’il servirait seulement à une personne, mais il se donne seulement dans la mesure où chacun le reçoit en communion avec tous. Ainsi s’approcher de Dieu et s’ouvrir à lui signifie purification, parce qu’en Dieu nous voyons les choses et les personnes au-delà de leurs limitations, en union entre elles, et nous mêmes en communion avec elles. C’est pourquoi saint Marc l’Ascète recommande comme moyen de poser un vrai regard sur les choses d’offrir comme sacrifice au Christ la représentation de chaque chose au moment même où elle apparaît dans notre pensée. Cette offrande au Christ des représentations des choses s’identifie à leur entrée dans la profondeur la plus intérieure et la plus sensible de notre être. C’est là en effet que le Christ habite en nous depuis le baptême. Nous avons donc à réaliser une démarche qui comporte trois aspects : penser d’une manière vraie, et donc désintéressée, à chaque chose, l’offrir au Christ et, par lui, à tous ceux qu’il aime, chercher notre centre le plus central et l’actualiser chaque fois que nous pensons à une chose, donc, en définitive, d’une manière ininterrompue. […]

Offrir la représentation de chaque chose ou personne que nous regardons ou à laquelle nous pensons, signifie remercier Dieu pour cette chose ou cette personne, ou le glorifier ou lui demander son aide pour accomplir le service attendu de nous.

Les Pères ont nommé cet acte : prière, ou même liturgie. Cette liturgie peut devenir incessante. Ainsi nous pouvons prendre l’habitude de faire de chaque représentation, de chaque rencontre, l’occasion d’une prière ininterrompue. Cette rencontre avec les choses et les êtres est une voie pour parvenir à un état de prière et même de liturgie personnelle incessante, unie à la prière continuelle du Christ notre Grand Prêtre, qui a tout sanctifié et veut tout sanctifier incessamment par nous en recevant nos sacrifices et en les offrant au Père ensemble avec son propre sacrifice. Et cette forme de prière a un effet purificateur par l’amour qui est en elle. " La prière est la purification de l’intellect ", dit une parole de saint Grégoire de Naziance, reprise par saint Isaac le Syrien (6).

La purification dans l’offrande de soi à Dieu

Pour saint Cyrille d’Alexandrie personne ne peut être sauvé autrement que par l’acte de s’offrir à Dieu dans un don intégral de soi-même. Mais personne ne peut s’offrir comme sacrifice pur autrement que par l’union avec le Christ, qui s’offre continuellement pour nous comme sacrifice pur et total au Père. C’est du Christ que nous prenons le pouvoir de nous purifier et de nous offrir, nous unissant avec lui dans un unique acte de sacrifice. C’est le thème unique de l’œuvre de saint Cyrille : " L’adoration en Esprit et en Vérité " (PG 68). celui qui s’offre lui-même à Dieu s’offre avec toutes ses pensées et tous ses actes. Il vit totalement en Dieu.

L’accent direct que saint Cyrille met, en premier lieu, sur l’offrande de sa propre personne, n’est pas dépourvu d’importance. Nous ne pouvons purifier notre regard, donc les images des choses et des personnes, et nos relations avec elles, si nous ne purifions pas notre propre personne. Nous ne pouvons donner les choses à Dieu si nous ne nous donnons pas nous-mêmes. C’est une chose de première importance de nous voir nous-mêmes, dans tout ce que nous faisons, en référence à Dieu, d’être toujours conscients de cette dimension profonde et mystérieuse de notre personne. Et ici Dieu même nous vient en aide, lui qui est devenu proche de nous en assumant l’humanité et en la donnant au Père. […]

Si nous devons offrir au Christ la représentation de chaque chose et notre personne même, il est naturel d’offrir aussi nos relations avec les autres. Et ceci a de nouveau une grande importance non seulement pour notre purification, mais aussi pour l’amélioration de nos rapports avec les autres. C’est une grande chose de ne rien penser de mauvais à l’égard des autres. Cela signifie penser à l’autre et communiquer avec lui toujours avec amour et compréhension pour ses défauts, qui ne définissent pas son essence, avec un sentiment de pardon, avec le sentiment de communiquer avec un mystère. Le fait que quelqu’un a commis une faute envers moi ou envers un autre, ne doit pas diminuer à mes yeux la valeur et le sens incommensurables de son mystère, ce don inépuisable pour moi, ce don absolument supérieur par rapport aux choses, étant donné que l’autre représente dans sa rencontre avec moi une réserve infinie de mystère. Saint Isaac dit : " Tu ne dois pas distinguer le digne de l’indigne, mais que tous les hommes soient pour toi égaux dans ta bonté. Car dans ce monde tu pourras aussi attirer au bien les indignes. Le Seigneur s’est assis à la table des publicains et des prostituées et il ne s’est pas séparé des indignes, pour attirer tous les hommes à la crainte de Dieu, et pour les attirer par des bienfaits matériels aux Biens spirituels " (7). […]

Mes prochains me posent les problèmes les plus compliqués ; leurs rencontres avec moi produisent des circonstances toujours nouvelles et je dois voir en tout cela autant d’appels que Dieu m’adresse pour faire grandir l’amour. En répondant à ces appels, j’accepte un dialogue continuellement nouveau entre Dieu et moi. En mettant la représentation de mon prochain, dans toutes les situations dans lesquelles nous nous trouvons, en liaison avec Dieu, je réponds à Dieu non seulement en le remerciant pour le fait qu’il m’a donné ce prochain pour ma croissance spirituelle, mais en lui demandant aussi son aide pour répondre aux nécessités nouvelles de mon prochain, non seulement pour ma croissance spirituelle mais pour la sienne aussi. En outre, je prie pour que mon prochain soit aidé dans chaque situation nouvelle pour réaliser le sens de son existence.

La prière – jeter un pont vers le prochain

Le deuxième point qui doit être envisagé dans cet exposé est de savoir si ma prière peut avoir un effet salutaire sur le plan des relations sociales, dans la société sécularisée d’aujourd’hui.

Un trait caractéristique de cette société est que l’homme se sent en elle beaucoup plus solitaire que dans la société d’hier, où ne manquait pas la préoccupation de Dieu. Le croyant sent aujourd’hui le besoin de prier peut-être même davantage que dans le passé, parce que par la prière il se sauve de la solitude si difficile à supporter. Il a dans la prière le moyen d’être en communion avec Dieu. Il a dans la prière Dieu même en dialogue avec lui par toutes choses et lui-même voit et entend Dieu par toutes. celui qui prie prend conscience de ses racines dans la réalité personnelle infinie de Dieu et n’est pas livré aux vagues superficielles de la vie, d’une vie renfermée dans le seul horizon terrestre. Il peut remplir sa vie d’un contenu infini.

celui qui prie jette aussi vers les prochains des ponts plus consistants que les ponts fragiles et superficiels que l’on trouve dans une société sécularisée. Au fond, tous les hommes désirent aujourd’hui plus que jamais de tels ponts. Mais ils n’ont pas découvert que ces ponts ne peuvent être découverts que par la prière. Selon notre conviction, ceux qui prient peuvent non seulement lancer, offrir de tels ponts, mais aussi ouvrir le cœur des autres pour qu’ils les reçoivent et pour qu’ils répondent à la communication de l’amour de ceux qui prient par la communication de leur propre amour.

Saint Isaac le Syrien dit : " Contrains-toi, quand tu rencontres ton prochain, à l’honorer au-delà de toute mesure. Baise ses mains et ses pieds et loue-le, même pour des vertus qu’il n’a pas ". " Aime les pécheurs... et ne les méprise pas pour leurs fautes ". " Ainsi et par d’autres faits semblables, tu peux les attirer au bien " (9). […]

Répondre au prochain – Répondre à Dieu

Le lien de chaque homme par la parole avec l’autre est si absolu que je dois répondre à son appel inconditionnellement et moi-même je dois faire appel à lui inconditionnellement. Personne ne peut éviter de répondre à l’appel d’autrui. Et si ma réponse est négative, je ne peux pas échapper à l’inquiétude. Ce caractère absolu de notre lien par la parole signifie que nous sommes liés par la parole en Dieu le Verbe même. Lui-même fait appel à moi par l’appel de mon prochain et je dois répondre à mon prochain comme à Dieu même. Dieu lui-même a posé le prochain dans la situation de faire appel à moi et il m’a posé moi-même en face de lui, avec le devoir de lui répondre et de faire appel à lui. Et la joie que nous nous faisons par la réponse positive de l’un à l’autre est une joie qui nous vient et que nous donnons de ‘la part de Dieu aussi. Notre lien par la parole exige donc son perfectionnement dans l’amour. Le prochain constitue la parole ontologique vivante et vivificatrice de Dieu envers moi et je suis à mon tour la parole ontologique, vivante et vivificatrice de Dieu envers mon prochain. […]

En pensant à Dieu, quand le prochain fait appel à moi, quand je le vois ayant besoin de moi, ou en me réjouissant pour sa présence et son attention, j’écoute un commandement de Dieu et je remercie Dieu pour le don et pour la parole qu’il m’adresse par celui-là. Mon dialogue avec le prochain est en même temps mon dialogue et son dialogue avec Dieu. Mais ce dialogue ne s’accomplit d’une manière parfaite, tant entre nous les hommes, qu’entre chacun de nous et Dieu, que sous la forme de la prière, c’est-à-dire quand j’écoute l’appel de d’autre et réponds à lui en esprit de prière et que je prie dans d’ambiance de ce dialogue et pour trouver la capacité de servir. Dans la prière je me sensibilise pleinement à l’autre, comme l’exige le dialogue.

Le dialogue et donc le dialogue parfait en esprit de prière doit se faire non seulement par les paroles dites, mais aussi par les paroles incorporées dans des œuvres d’entraide et, quand il le faut, dans des œuvres de miséricorde. Par des œuvres nous nous offrons plus encore l’un à l’autre et à Dieu. C’est pourquoi la prière pour l’autre doit être unifiée avec l’œuvre pour lui, et quand il faut aussi avec la miséricorde.

Saint Isaac le Syrien dit : " Rien ne peut rapprocher autant le cœur de Dieu que la miséricorde ". Et : " Si tu as quelque chose en plus du besoin du jour, donne aux pauvres et puis viens et apporte avec courage tes prières " (11). Et " Que la mesure de la miséricorde grandisse en toi jusqu’à ce que tu sentes la miséricorde de Dieu pour le monde " (12). […]

Même la prière pour l’autre doit être faite d’une telle manière avec lui que tu puisses sentir sa douleur comme ta douleur propre. Par là tu te présentes à Dieu en portant l’autre en toi, tu peux t’approcher de Dieu. Dieu ne peut être rencontré que dans l’amour envers l’autre qui va jusqu’à l’appropriation de sa douleur par toi, car si Dieu est amour, il ne peut être vécu que dans ton état d’amour envers l’autre. En ceci se montre la prêtrise universelle des laïcs, qui les fait prier les uns pour les autres. Ceci nous rend compréhensible la prière du prêtre de la communauté pour tous les croyants de sa paroisse. […]

La pleine prière pour autrui est celle qui est accompagnée par ta douleur pour lui, ou par ton sacrifice, par le don de ton œuvre. C’est seulement dans cet état de sacrifice que j’entre en Dieu, ensemble avec le Christ, auquel j’emprunte son pouvoir de sacrifice. Je dois me fondre par l’amour et par la miséricorde pour l’autre en Dieu et en l’autre, pour participer au Dieu qui est miséricorde et amour.

C’est seulement par la sensibilité du sacrifice et de la miséricorde pour autrui que je pénètre comme un parfum dans la zone divine, qui est, elle aussi, un parfum pénétrant d’amour et miséricorde. […]


NOTES

1. Saint Isaac le Syrien, Te eurethenta askêtika, Athènes. 1895, Serm. 29, p. 123. Traductions françaises : Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles, trad. Jacques Tourelles, Desclée de Brouwer, 1981 ; Discours ascétiques selon la version grecque, trad. Placide Deseilles, Monastère Saint-Antoine-le-Grans/ Monastère de Solan, 2006.
2. Ibid. Serm. 23, p. 102.
2bis. Ibid. Serm. 23, p. 98.
3. Ibid. Serm. 23, p. 95.
4. Ibid. Serm. 23, p. 96.
5. Saint Marc l’Ascète, Sur le baptêmePhilocalie roumaine I, pp. 282-283. 
6. Op. cit. Serm. 32, p. 140.
7. Ibid. Serm. 23, p. 99.
9. Saint Isaac le Syrien, op. cit., Serm. 6, p. 30.
11. Saint Isaac le Syrien, op. cit., Serm. 23, p. 99.
12. Ibid., Serm. 34, p. 151.

Reproduit de Contacts, Vol. 30, No 103, 1978.
Dans cette version raccourcie de l’article, 
nous avons retenu la numérotation des notes 
de bas de page de l’original et rajouté les intertitres.

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