La Croix,Egypte/fusillade: la police empêche 20 militants d'entrer dans Nagaa Hammadi

Publié le par Père Jean-Pierre

LE CAIRE, 15 jan 2010 (AFP) - Egypte/fusillade: la police empêche 20 militants d'entrer dans Nagaa Hammadi

La police égyptienne a empêché vendredi 20 personnes, dont le blogueur Waël Abbas, d'entrer dans la ville de Nagaa Hammadi, en Haute-Egypte, où six chrétiens ont été tués dans une fusillade la semaine dernière, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Le groupe, qui compte des militants des droits de l'Homme tels que M. Abbas et la blogueuse Chahinaz Abdel Salam, avait l'intention de rencontrer les familles des victimes en signe de solidarité, selon ce responsable.

Mais les vingt Egyptiens ont été cueillis à leur sortie du train à Nagaa Hammadi par des policiers qui les ont transférés à Qena, chef-lieu du gouvernorat du même nom, en attendant d'être renvoyés par le prochain train au Caire, a affirmé la même source.

Les autorités craignent qu'"ils n'enflamment l'opinon publique et n'appellent à des manifestations", surtout un vendredi, jour de grande affluence dans les mosquées, a-t-il ajouté.

Le responsable a en outre précisé que l'imam d'Al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantaoui, se trouvait sur place pour tenter d'apaiser les esprits.

Dans le groupe se trouvent des membres du parti libéral Al-Ghad ainsi que Esraa Abdel Fattah, la créatrice du groupe "6 avril" sur le site de socialisation Facebook, qui avait lancé un appel en 2008 contre la cherté de la vie.

Le 6 janvier, à la veille du Noël copte, trois hommes armés ont ouvert le feu sur des Coptes (chrétiens d'Egypte) qui sortaient de la messe ou faisaient des courses à Nagaa Hamadi, dans le gouvernorat de Qena, à 600 km environ au sud du Caire, tuant six chrétiens et un policier musulman.

L'attaque a suscité la colère des habitants de Nagaa Hammadi, qui accusent les autorités de vouloir étouffer les tensions confessionnelles en Egypte.

Jeudi, le secrétaire d'Etat adjoint américain aux droits de l'Homme, Michael Posner, en visite au Caire, avait estimé que cette attaque témoignait de "l'atmosphère d'intolérance" régnant dans le pays.

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