fin de l'ultimatum, les chrétiens "cibles légitimes"

Publié le par Père Jean-Pierre


03/11/2010 07:35 LA CROIX
DUBAI, 3 nov 2010 (AFP) - Al Qaïda en Irak: fin de l'ultimatum, les chrétiens "cibles légitimes"

Al-Qaïda en Irak a affirmé que les chrétiens étaient désormais des "cibles légitimes" après l'expiration de son ultimatum à l'église copte d'Egypte pour libérer deux femmes, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE).

En revendiquant l'attaque d'une église à Bagdad dimanche, l'Etat islamique d'Irak (ISI) avait donné un ultimatum de 48 heures à l'Eglise copte d'Egypte pour libérer deux chrétiennes qui se seraient converties à l'islam et seraient "emprisonnées dans des monastères" de ce pays selon lui.

"L'ultimatum accordé à l'église copte dans l'Egypte musulmane pour qu'elle indique le statut de nos soeurs captives et les relâche a expiré", affirme le communiqué.

"Par conséquent, le ministère de la Guerre dans l'Etat islamique d'Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine, là où ils peuvent les atteindre", ajoute-t-il.

"Que tous les idolâtres, et en premier lieu le tyran du Vatican, sachent que que l'épée meurtrière ne sera pas éloignée du cou de leurs adeptes avant qu'ils désavouent ce que fait le chien de l'Eglise égyptienne", dit encore le communiqué de la branche d'Al-Qaïda en Irak.

L'attaque de dimanche soir à Bagdad, l'une des plus meurtrières contre les chrétiens d'Irak, a été menée par un commando armé en pleine messe en la cathédrale Sayidat al-Najat (Notre-Dame du Perpétuel secours), à la veille de la Toussaint.

Selon une source au sein du ministère irakien de l'Intérieur, 46 fidèles ont été tués et 60 blessés dimanche soir, et sept membres des forces de sécurité ont également trouvé la mort lorsque les commandos irakiens ont donné l'assaut pour mettre un terme à la prise d'otages dans la cathédrale syriaque catholique.

Camilia Chehata et Wafa Constantine, les deux Egyptiennes citées par le groupe, sont les épouses de prêtres coptes dont la conversion supposée à l'islam a provoqué des remous en Egypte.

Leur brève "disparition" --l'une en 2004, l'autre en juillet dernier-- avait alimenté les rumeurs sur leur conversion, forcée ou non, et une possible réclusion par l'Eglise.

Ces deux affaires ont exacerbé les tensions religieuses en Egypte, où les questions confessionnelles sont très sensibles.

Des manifestations parfois virulentes ont été organisées des deux côtés, des Coptes parlant d'"enlèvement" et de "conversions forcées", des musulmans accusant l'Eglise de cacher les deux femmes et l'appelant à les "libérer".

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