Dimanche 3 octobre 2010, 3ème après la Croix, 19ème après Pentecôte, ton 2, Rés.8.

Publié le par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-309

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Doyenné Orthodoxe Roumain de France

 

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DIMANCHES ET FETES

 

Dimanche 3 octobre 2010, 3ème après la Croix, 19ème après Pentecôte, ton 2, Rés.8.

 

Tropaire de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, /

l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; // et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui

gisaient au fond du tombeau, / tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à

toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu

 

Tropar Învierii, glas 2: Când Te-ai pogorât la moarte, Cela ce eşti Viaţa cea fără-de-moarte,

 

atuncea iadul l-ai omorât cu strălucirea Dumnezeirii; şi când ai înviat pe cei morţi din cele de

 

desubt, toate Puterile cereşti au strigat: Dătătorule de viaţă, Hristoase, Dumnezeul nostru, slavă Ţie!

 

Tropaires et kondakia de l’église. Gloire…

 

Kondakion de la Résurrection, t. 2 : Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-

puissant,/ l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;// les morts se sont levés et, en te

voyant, la création partage ta joie,+ Adam s’unit à l’allégresse ;/ et le monde, ô mon Sauveur,

te chante pour toujours !//

Et maintenant…

 

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens, + Médiatrice sans défaillance

devant le Créateur, / ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+

hâte-toi de nous secourir, / nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,

+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, / Secours constant de ceux qui t’honorent ». //

 

Prokimenon dominical, t. 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant/ et Il s’est fait mon salut. // V :

Le Seigneur m’a purifié et purifié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

 

Epître du jour : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9

Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me

semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi,

je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du

Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien

plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq

fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les

Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en

haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas

faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le

long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril

du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en

péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en

danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim

 

et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste,

car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si

quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt

de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre

Seigneur Jésus Christ.

Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations

du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela.

Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le

sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir,

c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles

ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me

vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter,

je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur

que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour

m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été

donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me

souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi.

Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste

pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi

repose la puissance du Christ !

 

Alléluia dominical, t. 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu

de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

 

Evangile du jour : Luc 6, 31-36 (n.trad.)

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-

le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les

pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle

grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont

vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs

pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-

leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie

les ingrats et les méchants. Devenez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. »

 

În vremea aceea, Iisus spunea : « Precum voiti sà và facà vouà oamenii, faceti-le si voi asemenea. Si

dacà iubiti pe cei ce và iubesc, ce ràsplatà puteti avea ? Càci si pàcàtosii iubesc pe cei ce îi iubesc

pe ei. Si dacà faceti bine celor ce và fac vouà bine, ce multumire puteti avea ? Cà si pàcàtosii acelasi

lucru fac. Si dacà dati împrumut celor de la care nàdàjduiti sà luati înapoi, ce multumire puteti avea ?

Cà si pàcàtosii dau cu împrumut pàcàtosilor, ca sà primeascà înapoi întocmai. Ci iubiti pe vràjmasii

vostri si faceti bine si dati cu împrumut, fàrà sà nàdàjduiti nimic în chimb, si ràsplata voastrà va fi

multà si veti fi fii Celui Preaînalt, cà El este bun cu cei nemultumitori si rài. Fiti milostivi, precum si

Tatàl vostru este milostiv ».

 

Catéchèse/homélie : l’amour pour les ennemis, « commandement suprême du Seigneur ».

1.Rapport avec l’épître : l’Apôtre parle d’être « ravi jusqu’au troisième ciel ». Elevé jusqu’à cette hauteur, le disciple

du Christ peut aimer ses ennemis. C’est l’amour parfait qui procède de la Droite du Père. Accomplissement

du « commandement » ultime de Jésus Christ, il est la suprême manifestation de l’Esprit « issu du Père ». L’Esprit donne la

grâce de faire à ce point la volonté du Père, quand Il unit au maximum au Seigneur le croyant passé par la Croix.

2.Saint Nicolas Velimirovici : « Si les hommes avaient continuellement devant les yeux la miséricorde de Dieu à leur

égard, ils seraient miséricordieux les uns à l’égard des autres ». « L’évangile de ce jour parle de la plus haute sorte de

miséricorde : l’amour pour les ennemis. Le Christ a donné le commandement – non le conseil, mais le commandement –

d’aimer nos ennemis... Ce commandement est le sommet de l’Evangile du Christ... Telles sont les hauteurs auxquelles

le Christ veut élever les hommes ! Telle est la gloire de la dignité humaine, à laquelle ne tendent pas les sages de ce

monde ! » C’est proprement l’assimilation au Fils de Dieu et la perfection de la ressemblance (Homélies, Bucarest, 2006,

 

p.500 ss) : le disciple aime alors comme Dieu aime. C’est le « critère de la vérité » (saint Silouane, Paris, 1973, p.224).

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