Dimanche 16 janvier 2011. 29ème dimanche après la Pentecôte, Ton 1, rés. : 1.

Publié le par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-326

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D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

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Dimanche 16 janvier 2011. 29ème dimanche après la Pentecôte, Ton 1, rés. : 1.

Vénération des précieuses chaînes de l’apôtre Pierre. Mémoire de saint Honorat, évêque d’Arles, fondateur du monastère de Lérins.

 

Tropaire de la Résurrection, t. 1 : Malgré les scellés posés sur le tombeau et les soldats gardant ton corps immaculé,+ Tu es ressuscité le troisième jour,/ donnant la vie au monde, Dieu sauveur ;// et du haut des cieux les anges te chantèrent : « Gloire à ta Résurrection, ô Christ,+ gloire à ta royauté,/ gloire à ton œuvre de salut, Seigneur, Ami des hommes ! »//

 

Tropar Invierii,  glasul 1: Piatra fiind pecetluită de iudei şi ostaşii străjuind preacurat Trupul Tău, înviat-ai a treia zi, Mântuitorule, dăruind lumii viaţă. Pentru aceasta, Puterile cerurilor strigau Ţie, Dătătorule de viaţă: Slavă învierii Tale, Hristoase! Slavă împărăţiei Tale! Slavă iconomiei Tale, Unule Iubitorule de oameni!

 

Tropaires et kondakia de l’église ou du monastère. Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

 

Kondakion de la Résurrection, t. 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine,/ Tu as ressuscité le monde avec toi.// La nature humaine te chante comme Dieu,+ la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur,+ et Eve, désormais libérée de ses liens,/ proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !//  Et maintenant…

 

Condacul Învierii, glasul 1 : Înviat-ai ca un Dumnezeu din mormânt întru màrire, si lumea împreunà o ai înviat si firea oamenilor Te laudà, ca pe Cel ce esti Dumnezeu. Moartea a pierit si Adam dàntuieste, Stàpâne, iar Eva acum, izbàvità fiind din legàturi, se bucurà, strigând : « Tu esti, Hristoase, Cel ce dai tuturor învierea ! »

 

Kondakion de la sainte Rencontre, t. 1 : Seigneur qui par ta naissance as sanctifié le sein de la Vierge,/ par ta présentation Tu as béni les mains de Siméon ?// En venant à notre rencontre,/ Tu nous as sauvés, ô Christ notre Dieu.// Donne en notre temps la paix à ton Eglise,/ affermis nos pasteurs dans ton amour, Toi le seul Ami des hommes.//

 

Prokimenon du dimanche, t. 1 : Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur,/ comme sur toi repose notre espoir ! V : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange.

 

Epître : Colossiens 3, 4-11 (n. trad.).

Frères, votre véritable vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ, notre vie, sera manifesté, alors vous serez également manifestés avec lui en gloire. Faites donc mourir tout ce qui est terrestre en vous : débauche, impureté, passion, convoitise mauvaise, ainsi que l’avarice, qui est une sorte d’idolâtrie. C’est à cause de cela que vient la colère de Dieu. Vous aussi, vous erriez dans ces péchés autrefois, quand ils faisaient votre vie. Maintenant, rejetez vous aussi tout cela : colère, irritation, méchanceté, blasphème, grossièreté sortie de vos lèvres. Ne vous trompez pas les uns les autres, car vous vous êtes dévêtus de l’Homme ancien et de ses habitudes, et vous avez revêtu l’Homme nouveau, qui, dans une connaissance en profondeur, se renouvelle à l’image de Dieu son créateur. Désormais, il n’y a plus Grecs et Juifs, circoncis et incirconcis, barbares, Scythes, esclaves ou hommes libres : mais le Christ est tout et Il est en tous !

 

Alléluia du dimanche, t. 1 : Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples. V/ Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

 

Evangile : Luc 17, 12-19 (n. trad.).

En ce temps-là, comme Jésus entrait dans un village, dix hommes lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : « Jésus, Maître, fais-nous miséricorde! » Jésus les vit et leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres ». Et il advint, pendant qu’ils y allaient, qu’ils furent purifiés. L’un d’entre eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et lui rendit grâce. Cet homme était Samaritain. Répondant, Jésus dit alors : « Les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger ? »  Et Jésus lui dit : « Lève-toi ! Va ! Ta foi t’a sauvé ».

 

În vremea aceea, întrând Iisus într-un sat, L-au întâmpinat zece leprosi care stàteau departe, si care au ridicat glasul si au zis : « Iisuse, Învàtàtorule, fie-Ti milà de noi ! » Si vàzându-i, El le-a zis : « Duceti-và si và aràtati preotilor ». Dar, pe când ei se duceau, s-au curàtit. Iar unul dintre ei, vàzând cà s-a vindecat, s-a întors cu glas mare slàvind pe Dumnezeu. Si a càzut cu fata la pàmânt la picioarele lui Iisus, multumând-I. Si acela era samarinean. Si ràspunzând, Iisus a zis : « Au nu zece s-au curàtit ? Dar cei nouà unde sunt ? Nu s-a gàsit sà se întoarcà sà dàdea slavà lui Dumnezeu decât numai acesta, care este de alt neam ? » Si i-a zis : « Scoalà-te si du-te ; credinta ta te-a mântuit ».

 

Koinonikon dominical (« Louez… ») .

 

Homélie à propos des chaînes de l’Apôtre : nous sommes tous libres qu’en tant qu’esclaves du Christ(saint Nicolas de Jitcha, Prologue d’Ohrid, 2009, p.68, sur 1 Corinthiens 7, 22 : « celui qui était esclave lors de son appel dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; celui qui était libre lors de son appel est un esclave du Christ »)

 

La grande nouveauté, que la Chrétienté annonce au monde chaque jour, c’est que tout est estimé à sa juste valeur, non selon l’apparence extérieure, mais selon l’essence ; que la valeur du réel est estimée, non selon la couleur et la forme, mais selon le sens ; que la valeur de l’être humain est estimée, non selon son rang et ses biens, mais selon son coeur, où s’unissent le sentiment, l’esprit et la volonté.

 

D’après cette science, toujours nouvelle pour le monde, n’est pas esclave celui qui est emprisonné de l’extérieur, ni n’est libre celui qui dispose de la liberté extérieure et charnelle. Selon la conception du monde, est esclave celui qui jouit le moins du monde, et est libre celui qui jouit le plus du monde. Selon la conception chrétienne, est esclave celui qui jouit le moins du doux Christ vivant, et est libre celui qui jouit le plus du doux Christ vivant. Et selon la conception du monde, une fois de plus, est esclave celui qui agit le moins selon sa propre volonté, et le plus selon la volonté d’autrui, tandis qu’est libre celui qui agit le plus selon sa propre volonté et le moins selon la volonté d’autrui. Cependant, selon la conception chrétienne, est esclave celui qui agit le plus selon sa propre volonté et le moins selon la volonté de Dieu, et est libre celui qui agit le plus selon la volonté de Dieu et le moins selon sa propre volonté. Etre l’esclave du Seigneur, c’est la seule vraie liberté digne de l’homme, mais être l’esclave du monde et de soi-même, du péché et du vice, c’est le seul esclavage mortel. Au sujet des rois occupant un trône, l’on pourrait bien se demander : « Est-il des hommes plus libres sur la terre ? » Et pourtant, nombre de rois furent les plus vils et les plus indignes esclaves sur la terre. Au sujet des chrétiens enchaînés dans des cachots, l’on pourrait bien se demander : « Est-il des esclaves plus misérables sur la terre ? » Et pourtant les martyrs chrétiens dans les cachots se sentaient des hommes libres et remplis de joie spirituelle ; ils chantaient des psaumes et rendaient grâce à Dieu. Une liberté liée à la tristesse et à l’affliction est, non pas une liberté, mais un esclavage. Seule la liberté en Christ est liée à la joie indicible. Et la joie inaltérable est un signe de la liberté véritable.

 

ÔSeigneur Jésus, Maître unique et doux, qui nous donnes la liberté quand Tu nous lies au plus près de toi, fais de nous tes esclaves sans plus tarder, afin que nous ne soyons plus les esclaves de maîtres impitoyables et redoutables. A toi la gloire et la louange dans les siècles : Amen !

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