Dimanche 14 février 2010, l’Exil d’Adam. Dimanche du Pardon (

Publié le par Père Jean-Pierre

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 273

 

Dimanche 14 février 2010, l’Exil d’Adam. Dimanche du Pardon (dernier jour des laitages et des œufs) t. 3.

 

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, / terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, / accordant au monde la grâce du salut. //

 

Troparul Învierii, glas 3: Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă.

 

Tropaire(s) de l’église Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit… Kondakion(a) de l’église Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

 

Kondakion du Triode, ton 6 (n. trad.) : Initiateur en sagesse et Guide en intelligence,+ Pédagogue des égarés,+ Protecteur des pauvres,/ fortifie et instruis mon cœur, ô Maître !/ Accorde-moi la parole, ô Parole du Père,/ car je ne puis retenir mes lèvres de te crier : « Ô Miséricordieux, fais-moi miséricorde, à moi qui me suis trompé! »//

 

Condacul Triodului, glasul al 6-lea : Al întelepciunii Îndreptàtorule si de stiintà Dàtàtorule, al celor neîntelepti Învàtàtorule si al sàracilor Sprijinitorul, întàreste si întelepteste inima mea, Stàpâne ! Dà-mi cuvânt, Cuvinte al Tatàlui, cà iatà buzele mele nu le opresc a striga càtre Tine : Îndurate, miluieste-mà pe mine, cel càzut !

 

Prokimenon du Triode, t. 8 : Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ! // V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand!

 

Epître : Romains 13, 11-14 ; 14, 1-4 (n. trad.)

Frères, vous savez en quelle circonstance favorable nous sommes : voici l’heure de vous lever du sommeil ; en effet le salut est désormais plus près de nous que lorsque la foi nous fut donnée. La nuit s’avance, le jour est proche. Laissons là les œuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’enivrement, pas de mollesse ni de mœurs relâchées, pas de querelles ni de rivalités. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n’accomplissez pas les projets de la chair pour en satisfaire les convoitises. Envers celui qui est faible dans la foi, soyez accueillants, sans vouloir discuter des opinions. Tel a confiance qu’il peut manger de tout, tel autre, par faiblesse, se nourrit de légumes. Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, puisque Dieu l’a accueilli. Toi, qui es-tu, qui juge le serviteur d’autrui ? Qu’il demeure ferme ou qu’il tombe, c’est l’affaire de son maître. D’ailleurs il restera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.

 

Fratilor, stiti în ce timp ne gàsim, càci este chiar ceasul sà và treziti din somn ; càci acum mântuirea este mai aproape de noi, decât atunci când am crezut. Noaptea e pe sfârsite ; ziua este aproape. Sà lepàdàm dar lucrurile întunericului si sà ne îmbràcàm cu armele luminii. Sà umblàm cuviincios, ca ziua : nu în ospete si în betii, nu în desfrânàri si în fapte de rusine, nu în ceartà si în pizmà. Ci îmbràcati-và în Domnul Iisus Hristos si grija de trup sà nu o faceti spre pofte. Primiti-l pe cel slab în credintà fàrà sà-i judecati gândurile. Unul crede sà mànânce de toate ; cel slab însà mànâncà legume. Cel ce mànâncà sà nu dispretuaiscà pe cel ce nu mànâncà ; iar cel ce nu mànâncà sà nu osândeascà pe cel ce mànâncà, fiindcà Dumnezeu l-a primit. Cine esti tu, ca sà judeci pe sluga altuia ? Pentru stàpânul sàu stà sau cade. Dar va sta, càci Domnul are putere ca sà-l facà sà stea.

 

Alléluia du Triode, t. 4  (Ps 91, 2 et 3) : Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! - pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

 

Evangile : Matthieu 6, 14-21 (n. trad.)

En ce temps-là, le Seigneur dit : « Si vous pardonnez leurs fautes aux humains, votre Père céleste vous pardonnera à vous aussi ; mais si vous ne pardonnez pas aux humains, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes.

Quand vous jeûnez, ne devenez pas comme les hypocrites à l’air triste : ils dissimulent leur visage pour apparaître aux humains comme jeûnant. Amen, Je vous le dis, ils ont reçu leur salaire. Toi, quand tu jeûnes, frotte-toi la tête d’huile et lave-toi le visage, pour paraître jeûner non devant les humains, mais devant ton Père qui est dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Ne vous amassez pas de trésors sur la terre où les vers et la corrosion les rongent, et où les voleurs percent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel où ni vers ni corrosion ne rongent, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent : car là où est ton trésor, là sera également ton cœur. »

 

Cà de veti ierta oamenilor greselile lor, ierta-va si vouà Tatàl vostru Cel ceresc ; iar de nu veti ierta oamenilor greselile lor, nici Tatàl vostru nu và va ierta greselile voastre. Când postiti, nu fiti tristi ca fàtarnici ; cà ei îsi smolesc fetele, ca sà se arate oamenilor cà postesc. Adevàrat gràiesc vouà, si-au luat plata lor. Tu însà, când postesti, unge capul tàu si fata ta o spalà, ca sà nu te aràti oamenilor cà postesti, ci Tatàl tàu care este în ascuns, si Tatàl tàu care vede în ascuns îti va ràsplàti tie. Nu và adunati comori pe pàmânt, unde molia si rugina le stricà si unde furii le sapà si le furà. Ci adunati-và comori în cer, unde nici molia, nici rugina nu le stricà, unde furii nu le sapà si nu le furà. Càci unde este comoara ta, acolo va fi si inima ta.

 

Homélie/catéchèse : extraits du Grand Carême de P. Alexandre Schmemann (Spiritualité Orientale n°13)

Le Dimanche du Pardon s’appelle également « l’expulsion d’Adam du Paradis de délices». « Cette appellation résume en fait toute la préparation au Carême. Nous savons maintenant que l’Homme a été créé pour le Paradis, pour connaître Dieu et être en communion avec lui. Son péché l’a privé de cette vie bienheureuse, et son existence sur la terre est désormais un exil. Le Christ, Sauveur du monde, ouvre les portes du Paradis à quiconque le suit, et l’Eglise, en nous révélant la beauté du Royaume, fait de notre vie un pèlerinage vers notre patrie céleste (…) Le Carême est notre libération de l’esclavage du péché, de la prison de ‘ce monde’. Et l’Evangile de ce dernier dimanche pose les conditions de cette libération.

La première est le jeûne. C’est le refus d’accepter comme normaux les désirs et les impulsions de notre nature déchue ; et c’est un effort pour secouer la tyrannie de la chair et de la matière sur l’esprit. Pour être effectif, cependant, notre jeûne ne doit être ni hypocrite, ni ostentatoire. Il faut que notre jeûne ‘soit connu non des hommes, mais de notre Père qui est dans les cieux’.

La deuxième condition est le pardon : ‘Si vous pardonnez…, votre Père vous pardonnera…’ La victoire du péché, la marque principale de son emprise sur le monde, c’est la division, l’opposition, la séparation, la haine. Donc, la première brèche dans la forteresse du péché est le pardon, c’est-à-dire le retour à l’unité, à la solidarité, à l’amour. Pardonner, c’est mettre entre mon ennemi et moi le radieux pardon de Dieu lui-même. Pardonner, c’est échapper à l’impasse désespérante où aboutissent nos relations humaines et les référer au Christ. Le pardon est vraiment une trouée vers le Royaume dans ce monde pécheur et déchu. » (p. 32-33)

« Le but du Carême n’est pas de nous imposer quelques obligations extérieures, mais d’attendrir notre cœur pour qu’il puisse s’ouvrir aux réalités de l’Esprit et expérimenter une faim et une soif secrètes de communion avec Dieu » (p.36-37).

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