Dimanche 10 octobre 2010, 4ème après la Croix, 20ème après Pentecôte, ton 3, rés.9.

Publié le par Père Jean-Pierre

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D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 310

 

Dimanche 10 octobre 2010, 4ème après la Croix, 20ème après Pentecôte, ton 3, rés.9.

Mémoire de saint Clair de Nantes, de saint Ambroise d’Optino et des saints martyrs Eulampe et Eu lampie.

 

Cet ordre est vrai pour les paroisses dont le patronage est une fête du Christ. Si le patronage est celui d’un saint, l’ordre sera différent.

 

Tropaire de la Résurrection, t. 3 : Que les cieux se réjouissent !+ Que la terre exulte d’allégresse !+ Car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, / terrassant la mort par sa propre mort et devenant d’entre les morts le Premier-né !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, / accordant au monde la grâce du salut. //

 

Troparul Învierii, glas 3: Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă.

 

Tropaire(s) de l’église ou du monastère. Gloire…

 

Kondakion de la Résurrection, t. 3 : Du tombeau Tu es ressuscité en ce jour, + ô Dieu de miséricorde, / nous arrachant aux portes de la mort ; // en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, / et tous ensemble les patriarches et les prophètes chantent inlassablement la force et la puissance de ta divinité.// Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles...

 

Condacul Învierii, glas 3 : Înviat-ai astàzi din mormânt, Îndurate, si pe noi ne-ai scos din portile mortii. Astàzi Adam dàntuieste si Eva se bucurà, iar proorocii împreunà cu patriarhii laudà neâncetat puterea cea dumnezeiascà a stàpânirii Tale. Màrire Tatàlui…   

 

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens,+ Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,/ ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !// Mais dans ta bonté+ hâte-toi de nous secourir,/ nous qui te crions avec foi:// « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ Secours constant de ceux qui t’honorent ».//

 

Prokimenon dominical en ton 3 : Chantez pour notre Dieu, chantez !/ chantez pour notre roi, chantez !// V/ : Tous les peuples, battez des mains ! Acclamez Dieu en éclats de joie !

 

Epître dominical : Galates 1, 11-19 (notre traduction).

Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.

Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.

Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur. 

 

Alléluia du dimanche en ton 3 : En toi, Seigneur, j’espère : que je ne sois jamais déçu ! - Sois pour moi le Dieu qui me protège, la forteresse où je trouve le Salut !

 

Evangile dominical : Luc 7, 11-16 (notre traduction).

En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et également : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

 

În vremea aceea, (dupà vindecare fiului ostasului), Iisus S-a dus într-o cetate numità Nain si cu El împreunà mergeau ucenicii Lui si multà multime. Iar când S-a apropiat de poarta cetàtii, iatà scoteau un mort, singurul copil al mamei sale, si ea era vàduvà, si multime mare din cetate era cu ea. Si, vàzând-o, Domnul, I s-a fàcut milà de ea si le-a zis : « Nu plânge ! » Si apropiindu-Se, S-a atins de sicriu, iar cei ce-l duceau s-au oprit. Si a zis : « Tinere, tie îti zic, scoalà-te ! » Si s-a ridicat mortul si a început sà vorbeascà, si l-a dat mamei lui. Si fricà i-a cuprins pe toti si slàveau pe Dumnezeu, zicând : « Prooroc mare s-a ridicat între noi si Dumnezeu a cercetat pe poporul Sàu ! »

 

Catéchèse / homélie : mots soulignés dans les textes. Le thème de la consolation divine.

Ne pleure pas !: il est paradoxal de dire cela à celle qui vient de perdre son fils unique et son seul soutien ! Mais le Christ annonce la résurrection ; après cette parole, Il « réveille » le mort. Il ne sous-estime pas la souffrance humaine ; Il l’abolit prophétiquement. Voir 1 Samuel, 1, 8 : « Anne, pourquoi pleures-tu ? Pourquoi es-tu si triste ? » et « pourquoi pleures-tu ? » (Jean 20, 14 ; stichères de Pâques : « Pourquoi pleurez-vous sur la tombe du Seigneur immortel ? Allez informer ses disciples de sa résurrection ! » Le prophète Isaïe (25, 8) annonce déjà : « Le Seigneur Dieu essuiera les larmes » (cf. Apoc. 21, 4 : « Dieu essuiera toute larme des yeux »).

- Dans la Bible, la promesse de la consolation du peuple de Dieu, Israël, est continuelle (cf. VTB p.208-209). « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu » (Is. 40, 1 ; 49, 13 ). Le Seigneur répond à la plainte de Jérusalem abandonnée. Dieu console son peuple avec la bonté d’un pasteur (Is. 40, 11 ; Ps. 23, 4), l’affection d’un époux (Is. 54), la tendresse d’une mère (Is. 49, 14s ; 66, 11ss). Un envoyé mystérieux, le Serviteur, viendra réaliser cette oeuvre (Is. 61, 2), et la tradition juive appellera le Messie Menahen, « Consolation d’Israël ».

- Jésus est le Dieu consolateur qui vient vers les hommes ; Il est le Serviteur attendu : « l’Esprit du Seigneur est sur moi » (Lc. 4, 18-21), Il m’a choisi pour apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé proclamer la délivrance aux prisonniers et le don de la vue aux aveugles, pour libérer les opprimés » (cf. Mat. 5, 5).

- Le Christ est en effet le trésor de toute consolation (Philippiens 2, 1), en particulier devant la mort d’un proche (1 Thes. 4, 18). Dans l’Eglise, la place du Consolateur est essentielle, elle témoigne que Dieu console à jamais les pauvres et les affligés (1 Corinthiens 14, 3 ; Romains 15, 5 ; 2 Corinthiens 7, 6 ; cf. Siracide 48, 24).

- Mais cette consolation n’a pas seulement une dimension sociale réelle. Plus profondément, elle concerne la relation de l’être humain à sa propre condition, marquée par la souffrance et la mort. La consolation vient dans le pardon des péchés, et la révélation de la miséricorde et de la sagesse du Père, manifestées dans la personne de Jésus Christ, le Verbe ; elle vient dans la personne du saint Esprit, appelé justement par le Christ Lui-même « l’autre Consolateur » (Jn.14-15). Le don de l’Esprit est la consolation par excellence : d’une part, Celui-ci révèle la présence de Jésus en toute circonstance ; d’autre part, Il est la puissance de la Résurrection et de l’affiliation au Père céleste. Le Christ console donc en envoyant le Consolateur qui a sa source dans le Père (Jn.15 ; 26).

- Sur le plan pratique, la prière, solitaire ou communautaire (liturgique), pour ceux qui souffrent, consiste à demander au Christ pour eux, non seulement la guérison, mais surtout le don du saint Esprit, qui calme la souffrance et arrache à la mort. Il transfigure la souffrance et la mort en souffrance et en mort de Jésus.

 

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