Chrétiens d'Orient : les 27 ne parviennent pas à se mettre d'accord

Publié le par Père Jean-Pierre


31/01/2011 20:42 LA CROIX
BRUXELLES, 31 jan 2011 (AFP) - Chrétiens d'Orient : les 27 ne parviennent pas à se mettre d'accord

Les Européens ne sont pas parvenus à se mettre d'accord lundi sur une déclaration sur la liberté de religion à la suite des attentats contre des chrétiens d'Orient, certains redoutant d'alimenter le "choc des civilisations", a-t-on appris de sources diplomatiques à Bruxelles.

Les ambassadeurs des 27 pays de l'UE s'étaient entendus en amont d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles sur un texte appelant la diplomate en chef européenne Catherine Ashton à élaborer des "propositions concrètes" pour "renforcer" l'action de l'Union européenne en faveur de la liberté de religion.

Le texte condamnait "fermement" la "violence récente et les actes de terrorisme visant des lieux de culte et de pèlerinage", mais ne mentionnait aucune communauté spécifique, ce que certaines délégations, notamment italienne et française, ont jugé trop vague, selon des diplomates.

D'autres, les Britanniques et certains pays nordiques, ont refusé cette mention en arguant qu'il ne fallait pas en faire "un choc des civilisations", selon un diplomate.

Les 27 ont finalement décidé de renvoyer le texte à leurs ambassadeurs, pour qu'ils l'affinent, ont précisé d'autres diplomates.

Le 31 octobre, un attentat revendiqué par la branche irakienne d'Al-Qaïda a fait 46 morts dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad.

D'autres attaques ont récemment visé des chrétiens en Egypte, notamment l'attentat du 31 décembre contre une église copte d'Alexandrie, qui a fait 21 morts.

La France, la Hongrie, l'Italie et la Pologne notamment avaient insisté pour qu'un débat sur la situation des chrétiens d'Orient soit mené au sein de l'UE.

Début janvier, le chef de la diplomatie française, Michèle Alliot-Marie, avait réclamé une réponse concertée des 27 au drame des chrétiens d'Orient menacés par Al-Qaïda.

Mais son initiative lui a valu de vertes critiques lors d'une visite récente en Egypte, à la fois de la part du président Hosni Moubarak que du ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit, selon plusieurs sources diplomatiques.

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